Le Parti pirate redouble d’efforts pour se faire reconnaître en Russie

3 fév

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Le président du Parti pirate, Pavel Rassoudouv

Photo : Maxime Poliakov/Kommersant

Le Parti pirate de Russie, dont l’enregistrement à de nouveau été refusé par le ministère de la justice mi-janvier en raison de son nom, a élaboré un nouveau plan pour obtenir un statut officiel. Cette fois-ci, les « pirates » ont créé deux comités d’organisation de parti, l’un prenant le nom de « Tentons de changer la réalité ».

Le président du parti, Pavel Rassoudov, a déclaré à Kommersant que le deuxième comité avait été créé pour parer à toute éventualité, dans la mesure où le parti s’attend à ce que sous la dénomination « Parti pirate de Russie », le ministère de la justice se borne à refuser son enregistrement. « Peu importe l’insistance du ministère de la justice, nous ne modifierons pas notre nom, c’est une question de principe. En réponse à l’argument selon lequel des partis pirates existent dans d’autres pays et sont entrés au parlement, ils nous ont répondu : dans ces pays, le mariage homosexuel est également une pratique courante. Aujourd’hui nous enregistrons des pirates, et demain, nous commencerons à enregistrer des mariages gays », a-t-il expliqué.

Comment ce parti s’est-il fait connaître ?

Le parti a présenté le projet « Rosskomsvoboda » (ou RuBlackList dans la version anglaise), un site qui donnera accès à toutes les ressources qui, selon les « pirates », ont été placées à tort sur la liste noire des sites web interdits.

Les membres du parti envisagent à présent d’entamer des poursuites judiciaires pour contrer les refus d’enregistrement de leur parti. Pour rappel, la raison pour laquelle le ministère a refusé l’enregistrement du parti mi-janvier est que la piraterie est une activité criminelle et ne peut donc être l’objet revendiqué d’un parti. Pavel Rassoudov a affirmé à Kommersant que le ministère de la justice pensait que l’objet du parti était « la piraterie en mer et la contrefaçon », alors que le parti a bel et bien expliqué que ce n’était pas le cas. Il a souligné que la décision du ministère était « illégale sur le plan juridique et donc motivée par des raisons politiques ». L’année dernière, le ministère de la justice avait déjà refusé la demande des « pirates », prétextant l’irrecevabilité de l’utilisation de ce nom.

« Au ministère, on nous a confirmé que les services du président avaient recommandé à demi-mot de ne pas nous enregistrer sous ce nom. C’est là que le bât blesse et nous ne baissons donc pas les bras. Tôt ou tard, la situation devra changer », a déclaré M. Rassoudov.

L’objectif du parti de Pavel Rassoudov est de participer aux prochaines élections de la Douma d’État : « rassembler minimum 3 % des voix pour pouvoir bénéficier de financements publics ».

M. Rassoudov a également expliqué que lundi, les membres du parti avaient lancé une attaque DDoS contre le site du ministère de la justice, qui a déjà pris fin : « Plusieurs motifs de refus nous ont été communiqués. La loi prévoit la motivation de tous les points de l’article de loi, alors que dans notre cas, seule une motivation globale a été effectuée. Nous avons envoyé une lettre sous forme électronique, afin que l’on nous explique les points qui, même du point de vue de la logique de la langue russe, n’ont pas de sens quant au refus qui nous est renvoyé. « Selon nous, le ministère de la justice est une boîte noire, elle réagit comme le chien de Pavlov, vous le stimulez et vous attendez de voir sa réaction. La bureaucratie a raison de la démocratie », a-t-il ajouté.

Taisia Bekboulatova – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kommersant.ru/doc/2117652

Novaya Gazeta soumet une pétition à la Douma pour réclamer sa dissolution

10 jan

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Photo : Novaya Gazeta

La chambre basse du parlement russe examine la question de sa dissolution après que Novaya Gazeta a lancé une pétition à ce sujet rassemblant plus de 100 000 signatures vérifiées de citoyens. C’est ce qu’a annoncé le média RSN en référence à une déclaration du vice-président de la Douma, le secrétaire du conseil général du parti Russie unie, Sergueï Neverov. Il a confirmé que les députés étaient prêts à examiner des propositions de cet ordre, mais il a rappelé que dans ce cas-ci, il serait nécessaire de consulter les 60 millions d’électeurs qui se sont présentés aux urnes.

Novaya Gazeta a commencé à récolter des signatures en faveur de la dissolution de la sixième Douma d’État le 24 décembre dernier, trois jours après que les députés ont adopté en troisième lecture une loi interdisant l’adoption d’enfants russes par des citoyens américains. Dans la nuit du 9 au 10 janvier, la pétition a rassemblé le nombre de signatures nécessaire pour être examinée par la chambre basse du parlement.

Jusqu’à présent, 106 000 personnes y ont déjà apposé leur signature. Les citoyens ont jusqu’au 1er février pour soutenir la proposition.

Quelques jours avant le lancement de cette action (nommée #давайраспускайся par le journal), Novaya Gazeta avait rassemblé et remis à la Douma 103 000 signatures contre l’adoption de la loi « Dima Yakovlev ». Lors d’une grande conférence de presse le 20 décembre, le président russe, Vladimir Poutine, avait promis que si une pétition contre ce projet de loi était soumise, la Douma d’État l’examinerait. La pétition présentée par le journal de l’opposition contre la loi « anti-Magnitski » n’a pourtant eu aucun effet.

La loi « Dima Yakovlev » a été ainsi nommée en souvenir d’un petit garçon âgé d’un an et demi, Dima Yakovlev, qui avait été adopté par un couple d’Américains en février 2008. Au bout de quelques mois, en juillet, l’enfant est décédé après que son père adoptif l’a laissé pendant neuf heures enfermé dans sa voiture sous 30 degrés. Le père, Michael Harrison, avait par la suite été acquitté.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.utro.ru/articles/2013/01/10/1094142.shtml

Communiqué de presse du mouvement FEMEN suite à l’action menée à Bruxelles

21 déc

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« La fin du monde tant attendue vient de se dérouler à Bruxelles ! Les sextrémistes de FEMEN ont participé à une tentative audacieuse de faire capoter le sommet Russie-UE. L’objectif de l’action de FEMEN est de chasser de la capitale de l’Union européenne le nain apocalyptique qu’est Poutine et de prévenir l’UE des conséquences catastrophiques pour la démocratie qui découleront des contacts entretenus avec les avortons du Kremlin. Le torse des sextrémistes portait les inscriptions suivantes : « L’apocalypse, c’est Poutine ! », « Poutine : eurocollapse ! », « Apocalypse de la démocratie ! » ou encore « Pacte avec le diable ». FEMEN demande aux dirigeants de l’Union européenne de cesser sans délai tout contact politique, économique et culturel avec les représentants de la dictature aux mains de Gazprom et du Kremlin. FEMEN avertit les dirigeants européens que la dépendance au gaz ne mènera qu’à l’effondrement économique de l’Europe, que la suppression des visas pour les Russes fait courir le risque à l’Europe d’un Armageddon culturel, et que l’adulation politique de Poutine menace l’union douanière. »

Des militantes anti-Poutine de FEMEN arrêtées à Bruxelles

21 déc

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La police bruxelloise a appréhendé quatre militantes du mouvement FEMEN qui protestaient contre la tenue du sommet Russie-UE, a rapporté Itar-Tass. Selon le responsable de la police locale, les jeunes filles ont été arrêtées pour avoir tenté de manifester illégalement.

Comme vous pouvez le voir sur les photographies publiées sur le portail ukrainien Glavred, les militantes de FEMEN, torse nu, sont sorties dans les rues de Bruxelles avec sur leur poitrine des inscriptions telles que « Démocratie de l’apocalypse », « Poutine, va te f… » , entre autres. Selon le responsable de la police locale toujours, les demoiselles ont été relâchées après la rédaction d’un procès-verbal.

Elles expliquent leur action sur le site du mouvement : « L’objectif de l’action de FEMEN est de chasser de la capitale de l’Union européenne le nain apocalyptique qu’est Poutine et de prévenir l’UE des conséquences catastrophiques pour la démocratie qui découleront des contacts entretenus avec les avortons du Kremlin. »

Les militantes de ce mouvement organisent souvent des manifestations où la provocation est reine, tant dans leur pays d’origine qu’à l’étranger. La particularité de leur mouvement est qu’elles mènent toujours leurs actions à moitié ou complètement nues.

Le sommet Russie-UE se déroule à Bruxelles du 20 au 21 décembre. Le président russe, Vladimir Poutine, est arrivé la veille du premier jour à Bruxelles.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://lenta.ru/news/2012/12/21/femen/

Les touristes pourront bientôt profiter d’un Moscow Pass pour visiter la capitale russe

4 déc

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Photo : Rossiskaya Gazeta

La première carte avantages destinée aux touristes russes et étrangers, le Moscow Pass, sera disponible dès la fin de cette année. C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui lors d’une conférence de presse le vice-président du comité du tourisme et de l’industrie hôtelière de la ville de Moscou, Georgi Mohov.

Selon M. Mohov, cette carte permettra de réaliser des excursions gratuites à pied et en bus à travers la ville, de se balader en tram le long de la Moskva et de visiter sept musées : le musée historique d’État, la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, le musée de la Guerre patriotique de 1812, les Proviantskie Sklady, le musée de l’histoire de Moscou, le musée de l’histoire des châtiments corporel et le musée des icônes russes. La galerie Tretiakov et le musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine ne feront pas partie des offres du Moscow Pass. Toutefois, selon M. Mohova, ce problème pourrait être facilement résolu si les touristes venaient à témoigner un intérêt particulier à ces visites culturelles.

« Il est possible d’inclure toutes les activités que nous souhaiterions promouvoir pour attirer de nouveaux visiteurs », a souligné M. Mohov. « Mais nous ne sommes qu’au début du projet. Lorsque la carte sera disponible, nous commencerons à ajouter des activités. » À titre d’exemple, pour l’instant, la carte ne comprend pas le métro moscovite et les transports en commun, mais ces lacunes devraient être palliées l’année prochaine. Des pourparlers sont en cours.

Il sera possible d’acheter cette carte dans les gares et les magasins de souvenirs dès ce mois-ci. À partir de l’année prochaine, elle sera proposée aux touristes qui se rendent dans la capitale par le biais d’agences de voyages. Elle coûtera 2400 roubles (59 euros) et son prix ne devrait pas augmenter, même si à l’avenir il était possible de l’utiliser pour visiter non pas sept, mais 50 musées tout en bénéficiant d’un accès aux transports en commun.

Grâce à cette carte, les touristes pourront bénéficier de ristournes dans certains restaurants et dans tous les magasins de souvenirs de la ville de Moscou. Elle pourrait même être dotée d’une carte Sim.

Svetlana Chilova – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.rg.ru/2012/12/04/karta-site.html

Le journaliste Oleg Kachine renvoyé du Kommersant

28 nov

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Un correspondant du journal Kommersant, Oleg Kachine, a été renvoyé. Cette information, diffusée par Lenta.ru, a été confirmée par le rédacteur en chef du Kommersant, Mihaïl Mihaïline. « La raison de ce renvoi réside dans la faible quantité d’articles écrits par M. Kachine. C’est tout. Il fallait travailler plus », a déclaré M. Mihaïline. Selon Lenta.ru, M. Kachine continuera de collaborer avec la rédaction en tant que pigiste pour la radio Kommersant FM dans le cadre du programme Tochka zrenia (« Point de vue » en français).

La veille du licenciement de M. Kachine, Lenta.ru avait déjà annoncé la nouvelle après avoir consulté plusieurs sources du Kommersant. Selon leur témoignage, le 22 novembre, le journaliste a participé à une dernière réunion avec la direction, et le lendemain, il a rassemblé ses affaires avant de quitter les locaux. Le journaliste et la direction ont conclu un accord de confidentialité sur tous les éléments en lien avec son licenciement.

M. Kachine travaillera désormais pour le portail Openspace.ru. Son rédacteur en chef, Maxime Kovalski, a confirmé l’information à Lenta.ru. Ces derniers temps, le journaliste avait intensifié sa collaboration avec ce portail.

Des sources du Kommersant ont expliqué que le conflit qui opposait M. Kachine et la direction avait empiré au cours de l’été. À titre d’exemple, l’interview qu’a réalisée M. Kachine avec Ksenia Sobchak et qui a été publiée sur le site Afichi, n’a pas plu au Kommersant. Toutes les opinions exprimées dans cet entretien ne correspondaient pas aux visions de M. Mihaïline.

Pendant toute cette période, il a été reproché à M. Kachine de trop peu travailler pour le Kommersant et de passer son temps à écrire pour d’autres publications. La goutte qui a fait déborder le vase a été la participation du journaliste aux élections du Conseil de coordination de l’opposition. Au sein de la rédaction, selon les sources consultées par Lenta.ru, on estime que la participation du correspondant à des activités politiques relève du conflit d’intérêts.

Au cours des derniers mois, M. Kachine n’a écrit des articles que pour la radio Kommersant FM. Le nombre d’articles a ensuite décru pour passer de cinq à un seul article par semaine.

M. Kachine s’est quant à lui refusé à tout commentaire.

Article original : http://lenta.ru/news/2012/11/26/kashin

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Sortie d’un livre sur les Pussy Riot en Russie

22 nov

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Photo : ozon.ru

La maison d’édition Eksmo a publié un livre intitulé « Pussy Riot. Что это было? » (Pussy Riot. Qui sont-elles ?) dont l’auteur serait Nadezhda Tolokonnikova. Selon le mari de Mme Tolokonnikova, Piotr Verzilov, les membres du groupe n’ont pas donné leur autorisation pour la publication de ce livre.

Ce livre est apparu pour la première fois sur le site Internet du magazine Ozon. Comme précisé en début d’ouvrage, il s’agit d’un livre sur « l’histoire moderne du militantisme national vu par une membre active du groupe « Voïna » et la dirigeante spirituelle des Pussy Riot ». Le livre coûte 161 roubles (4 euros). Il est précisé qu’il est livré dans les dix jours suivants la commande. Il a été tiré en 4 000 exemplaires.

Le mari de Nadezhda Tolokonnikova, Piotr Verzilov, lorsqu’il a appris la publication de ce livre, a écrit sur son compte Twitter que « la maison d’édition n’en avait pas informé son épouse ». La maison d’édition n’a demandé l’autorisation de publier le livre que la veille de sa sortie.

Il convient toutefois de noter que cet ouvrage se fonde sur des faits et du matériel libres d’accès : interviews, articles de journaux et billets publiés sur le blog des Pussy Riot.

Ce n’est pas la première fois qu’Eksmo publie des livres qui consistent en une compilation d’informations tirées de sources libres. Les mémoires d’Audrey Hepburn, d’Elizabeth Taylor et de Marilyn Monroe en sont des exemples.

La sortie du livre sur les Pussy Riot pourrait être interprétée comme une preuve que ce groupe punk fait aujourd’hui partie de l’histoire culturelle de la Russie. Ce livre ne fait que s’inscrire dans la lignée des nombreux scandales en lien avec les activités des Pussy Riot. Dans la mesure où Maria Alehina et Nadezhda Tolokonnikova sont en prison, leur influence sur le cours des événements à venir demeure très limitée.

Daria Trosnikova, Alexandre Tchernih — Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://kommersant.ru/doc/2072388

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