Archive | mai, 2012

Le russe bientôt langue officielle de l’Union européenne ?

13 Mai

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Les russophones de France souhaitent que la langue russe jouisse d’un statut officiel au sein de l’Union européenne. Quelques organisations russophones françaises prévoient de soumettre une « initiative citoyenne » à la Commission européenne, afin que le russe devienne l’une des langues officielles de l’Union.

L’Union des Russophones de France a déclaré dans un communiqué : « De nombreuses associations qui défendent la russophonie et estiment qu’il est nécessaire que la société européenne occidentale reconnaisse l’importance de l’Europe continentale ont décidé de déposer une « initiative citoyenne » auprès de la Commission européenne sur l’octroi à la langue russe du statut de langue officielle de l’Union européenne. »

« L’Union des Russophones de France » a rassemblé plusieurs organisations russophones en Europe au sein de la plateforme « Pourquoi l’Union européenne devrait considérer le russe comme l’une des langues européennes ? ». Cette plateforme se fonde sur sept principes et avance des arguments en faveur de la reconnaissance de la langue russe au sein de l’UE, explique Interfax.

Ces organisations estiment que le russe est une langue cruciale en Europe et qu’elle porte l’identité de la civilisation européenne. Elles sont convaincues que la langue russe permet à des citoyens de différentes nationalités de communiquer, y compris au sein de l’Union européenne, et que le russe est nécessaire au développement économique de l’Europe.

La Commission européenne a commencé à examiner les premières initiatives européenne en [avril] 2012. Une initiative citoyenne doit rassembler un million de signatures de citoyens de l’UE issus d’au moins sept Etats membres. Chaque pays a des quotas de signatures en fonction du nombre de députés européens. Pour la France, ce quota est de 54 000 signatures.

Cette initiatives doit donc émaner d’un citoyen de l’UE et non pas d’un citoyen de la Fédération de Russie. Tous les citoyens français peuvent signer cette pétition, qu’ils soient russophones ou non.

La pétition en question ne pourra être lancée que lorsque la Commission européenne aura donné son feu vert pour le rassemblement des signatures.

Une plateforme spéciale a d’ailleurs été créée sur Internet pour récolter les signatures.

Comme l’expliquait Aktualnie Kommentarii, l’idée de faire du russe une langue officielle de l’UE avait déjà émergé en 2011. Le chef du ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie a déclaré que le pouvoir russe devrait s’allier à cette cause.

Plusieurs républiques de l’ex-Union soviétique envisagent de rendre au russe son statut de langue officielle. Certaines l’ont déjà fait. Ainsi, en mars 2012, environ 50 % des Ukrainiens se sont exprimés en faveur d’un statut plus important pour la langue russe.

En novembre 2011, le ministre bélarussien de l’enseignement a demandé que l’on s’assure que les citoyens du pays maîtrisent le russe et le biélorusse dès l’enseignement secondaire de base.

En septembre de la même année, le Tadjikistan a modifié sa législation pour que le russe récupère son statut de langue de la communication internationale.

Les autorités de Talinn ont également exprimé le souhait de conserver le russe dans leurs programmes scolaires.

En 2010, la Finlande a envisagé d’introduire dans les écoles des cours de russe obligatoires.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Article source : http://actualcomment.ru/idea/1094

Après les manifestations, direction l’armée !

13 Mai

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Des dissidents arrêtés ont reçu une convocation du commissariat militaire

Assia Hovanskaya – traduit du russe par Amandine Gillet

Les individus arrêtés le 6 mai dernier lors de la « Marche des millions » risquent de devoir rejoindre l’armée, et ce, qui plus est, en Sibérie, en Transbaïkalie ou dans le Caucase. Plus de cent participants arrêtés lors de la manifestation de dimanche ont déjà été convoqués au commissariat militaire.

Parmi les fauteurs de troubles arrêtés par les forces de police, plus de 100 jeunes sont en âge d’être recrutés (moins de 27 ans). Soixante-dix d’entre eux n’avait pas reçu de convocation au service militaire depuis longtemps, a expliqué à Interfax l’assistant du commissaire militaire Valeri Astanin. A présent, ils sont convoqués au commissariat dans le but d’éclaircir leur situation du point de vue de leurs obligations militaires.

La veille, les rumeurs qui avaient circulé au commissariat militaire quant à l’envoi de convocations aux manifestants arrêtés avaient été démenties, au motif que l’armée recrutait des spécialistes et qu’elle n’avait donc pas besoin de recruter parmi les participants à des manifestations.

Les quelques courageux qui ont lancé des morceaux de bitume aux membres de la milice feraient par contre bien de se plier à la discipline de l’armée.

Article source : http://www.ufa.kp.ru/daily/25879/2842740

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