Archive | août, 2012

La militante Tatiana Romanova reçoit une amende pour avoir manifesté en soutien aux Pussy Riot

23 Août

La justice de paix du district de Khamovniki a entendu la militante Tatiana Romanova Novokchtchenova qui s’est présentée avec la même écharpe que celle qu’elle portait lorsqu’elle s’est perchée sur un réverbère aux abords de l’ambassade de Turquie le 17 août dernier. Le jour de l’annonce de la condamnation des trois membres du groupe Pussy Riot, Tatiana a fait sensation : la jeune fille s’est perchée sur un réverbère, elle a enfilé une cagoule et brandi une pancarte sur laquelle était inscrit « Honte à la Russie » avec les encouragements de la foule qui scandait « Libérez les Pussy Riot ». Lorsque les policiers ont tenté de la faire descendre, elle a franchi la barrière et est entrée sur le territoire de l’ambassade de Turquie. Les forces de police l’y ont donc suivie. L’ambassadeur a pris parti pour la demoiselle : il a éconduit les policiers et a proposé à Tatiana de sortir discrètement de la cour en se mêlant à la foule. La police n’a toutefois pas manqué de l’intercepter dès sa sortie et de l’arrêter en vertu de l’alinéa 1 de l’article 19.3 du Code d’infractions administratives de la Fédération de Russie qui porte sur la désobéissance aux forces de l’ordre.

Au tribunal, les policiers qui avaient arrêté Tatiana ont fait profil bas et se sont mis à rougir lorsqu’il leur a été demandé de s’expliquer quant à leur intervention sur le territoire de l’ambassade. Dans les rapports qui ont été lus lors de l’audience, il est indiqué que Tatiana est tombée de la barrière et a « entraîné » dans sa chute les policiers sur le territoire de l’ambassade.

Le tribunal a diffusé une vidéo pour montrer que les policiers n’avaient pas donné à la jeune fille d’ordres impossibles à suivre. En raison du bruit émanant de la foule, impossible toutefois d’entendre ce que les policiers ont demandé à la militante.

Verdict du tribunal : une amende de 500 roubles.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.novayagazeta.ru/news/59105.html

Le directeur des services de construction de la ville de Krasnodar arrêté pour pédophilie

22 Août

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La nouvelle a pris de l’ampleur suite à la publication de vidéos sur Internet. Ce mois-ci, un homme s’est enregistré sur un réseau social et a fait connaissance avec un adolescent de 15 ans. Ils ont échangé leurs numéros de téléphone, puis l’homme s’est rendu au domicile du jeune garçon. Des amis plus âgés du garçon l’attendaient et l’ont directement emmené à la police.

Mais surprise, l’homme s’est avéré être le directeur des services de construction de l’administration de Krasnodar. La Commission d’enquête de la région de Krasnodar a décidé d’ouvrir une enquête pénale conformément à l’alinéa 2 de l’article 134 du Code portant sur l’« homosexualité avec un mineur ». Le fonctionnaire risque jusqu’à six ans de prison.

« Une fois en tête à tête avec le jeune garçon dans l’ascenseur, l’homme a commencé à toucher les fesses du mineur, après quoi il a suivi le jeune dans l’appartement. Une enquête est en cours, mais le fonctionnaire n’est pas derrière les bureaux. La question des mesures de sûreté sera abordée en temps voulu », a déclaré le représentant officiel de la Commission d’enquête de la région de Krasnodar, Ivan Senguerov.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.novayagazeta.ru/news/59088.html

Anna Politovskaïa : l’enquête sur Dmitri Pavlioutchenkov est terminée

22 Août

L’enquête criminelle sur l’ancien membre des forces de police de Moscou Dmitri Pavlioutchenkov est terminée. L’homme est accusé du meurtre de la journaliste de Novaya Gazeta Anna Politovskaïa. C’est ce qu’a annoncé l’avocat de M. Pavlioutchenkov, Karen Nersesian.

Il a expliqué que lui et son client avaient pu prendre connaissance des éléments de l’enquête après les parties civiles. Il a ajouté que ces éléments pourraient être transférés au tribunal de la ville de Moscou dès septembre pour le procès.

Le représentant officiel de la Commission d’enquête russe, Vladimir Markine, avait précédemment déclaré que le prévenu avait reconnu les faits et coopérait activement avec les enquêteurs. Son dossier sera donc traité séparément. Conformément à la loi, sa peine ne sera pas supérieure à deux tiers du châtiment maximal prévu pour les faits qui lui sont reprochés. Dans la version finale de l’acte d’accusation, M. Pavlioutchenkov sera jugé conformément à l’alinéa 2 de l’article 105 et l’alinéa 3 de l’article 222 du Code pénal de la Fédération de Russie (meurtre d’une personne exerçant ses fonctions perpétré par un groupe de personnes rémunérées pour cet acte et trafic illicite d’armes à feu).

Anna Politovskaïa, une célèbre journaliste d’investigation, a été assassinée dans la cage d’ascenseur de son immeuble à Moscou le 7 octobre 2006. L’enquête se fonde sur l’hypothèse que son meurtre a un lien avec ses activités professionnelles.

Six personnes ont été accusées d’avoir commis ce crime :  Lom-Ali Gaïtoukaïev, l’organisateur présumé de l’assassinat, l’ancien colonel de la police Dmitri Pavlioutchenkov, l’ex-fonctionnaire du ministère de l’intérieur Sergueï Khadzhikourbanov et les trois frères Mahmoudov, dont l’un (Roustam) serait l’auteur du meurtre, selon l’enquête. Les autorités ont arrêté M. Pavlioutchenkov fin août 2011.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://rg.ru/2012/08/21/delo-anons.html

FEMEN menace de s’attaquer aux bâtiments orthodoxes en Russie

20 Août

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Les membres du mouvement ukrainien FEMEN, des militantes qui ont récemment scié une croix à Kiev, ont annoncé qu’elles prévoyaient de s’attaquer à l’architecture orthodoxe en Russie. Cette information a été publiée sur le site de l’organisation.

Elles ne sont toutefois pas entrées dans les détails (date, transport, etc.). Leur communiqué se termine par « scions des croix ! ».

C’est le 17 août dernier que les jeunes femmes de FEMEN ont scié une croix à Kiev. Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait d’une croix érigée en soutien aux victimes de la répression politique en 2004.

Les autorités ukrainiennes n’ont pas tardé à décider de poursuivre les jeunes femmes pour « hooliganisme ».

Les membres de cette organisation féministe ont expliqué avoir scié cette croix en soutien aux membres du groupe punk russe Pussy Riot, jugées pour avoir chanté dans la Cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. Le 17 août dernier, les trois femmes ont été condamnées à deux ans de prison pour hooliganisme.

Sur son site Internet, FEMEN a décrit son action comme une oeuvre « trash-religieuse » du groupe Krestopoval (dont les membres font partie de l’organisation). Les annonces concernant le voyage prévu en Russie ont également été faites au nom de ce groupe.

Alexandra Chevtchenko, la porte-parole de FEMEN, a tenu à s’expliquer sur leur action lors d’une interview accordée à Evroradio. « En tant qu’organisation, nous sommes profondément athées. Nous n’en avons donc rien à foutre des sentiments des croyants », a-t-elle déclaré. « Ce qui compte, c’est de ne pas offusquer les athées », a-t-elle ajouté.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://lenta.ru/news/2012/08/20/femen/

FSB : le recrutement des agents secrets sera plus strict à l’avenir

20 Août

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Le directeur du FSB, Alexandre Bortnikov, a approuvé l’ordre n° 335 qui est censé alléger la charge de travail des services de sécurité. A présent, les personnes s’apprêtant à effectuer leur service militaire, à entrer au FSB ou dans les services civils, sont obligées de fournir bien plus d’informations personnelles, y compris sur leurs proches.

Les agents secrets peuvent ainsi plus facilement rassembler des données, afin que n’importe qui ne se retrouve pas à travailler dans les organes du pouvoir, à l’armée ou dans les services secrets.

Il est en effet déjà arrivé que les contrôles du FSB se révèlent insuffisants et que certains éléments indésirables passent entre les mailles du filet. Il y a quelques années, Rossiskaya Gazeta a révélé au grand jour une affaire sans précédent concernant une femme qui avait fait l’objet d’une enquête des services spéciaux, mais était tout de même parvenue à devenir juge fédérale. Pour ce faire, elle avait dissimulé le nom de famille qu’elle portait à l’époque, lorsqu’elle était en plein coeur d’une enquête fédérale. Lorsque la vérité a éclaté, les autorités se sont rendu compte que personne ne lui avait posé de questions sur ce changement de nom.

Une telle situation ne pourrait plus se produire aujourd’hui. Les tests psychologiques et de personnalité étaient également effectués par le FSB, mais plus d’informations pourront à présent être demandées. Par exemple, par le passé, vous ne deviez parler que des membres de votre famille (époux/épouse, enfants), mais aujourd’hui il est également obligatoire de fournir des informations sur des personnes qui ne sont pas reprises dans les listes du Bureau de l’état civil, comme les colocataires et les cohabitants.

Lorsqu’il s’agit de garder des secrets d’Etat, comme c’est souvent le cas pour les membres des services spéciaux, de l’armée et les fonctionnaires, l’entourage peut jouer un rôle important s’agissant de les conserver.

En outre, les candidats doivent faire mention de toute condamnation éventuelle, qu’elle les concerne directement ou porte sur leurs proches ou les proches de leur époux/épouse. Il est également interdit d’omettre de mentionner toute procédure juridique en cours. Le candidat devra parler des enfants qu’il aura eus, peu importe si ce fut dans le cadre d’un mariage ou non.

Les penchants politiques et l’appartenance à tout mouvement ne pourront pas restés secrets. Les candidats devront fournir la date de leur adhésion à tout parti et préciser leur statut au sein de ceux-ci.

Les exigences ont également changé en ce qui concerne les proches des candidats vivant à l’étranger. Il est à présent requis de mentionner tout parent proche ou éloigné résidant à l’étranger et de fournir toute une série d’informations à leur sujet. Le FSB réclamera également des informations sur les proches des candidats, ayant non seulement vécu, mais également étudié ou même passé des vacances en dehors des frontières russes pendant plus de six mois.

Le candidat devra également mentionner toute connaissance vivant à l’étranger, russe ou non, avec laquelle il serait en relation et qui pourrait être au courant de son projet de rejoindre l’armée ou les services secrets.

Toutes ces informations devront être fournies à l’agent responsable du recrutement au sein du FSB.

Le texte de cette décision ne précise toutefois pas les conséquences en cas de dissimulation d’informations aux services secrets.

Timofeï Borissov – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.rg.ru/2012/08/15/fsb.html

Condamnation des Pussy Riot : la Russie sous le feu des critiques

20 Août

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Les trois jeunes femmes, Nadezhda Tolokonnikova (22 ans), Maria Aliokhina (24 ans) et Ekaterina Samoutsevitch (30 ans) ont été condamnées vendredi (17 août) pour « hooliganisme » motivé par la haine religieuse après avoir chanté une chanson punk dans la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou. Lors de leur performance, les punkettes ont appelé la Vierge Marie à mettre Vladimir Poutine, le président russe, à la porte du pays.

En Bulgarie, le monument de l’armée soviétique a arboré un nouveau look vendredi : les sculptures des soldats russes se sont vu affubler de cagoules colorées, le signe distinctif adopté par le groupe punk. A Bruxelles, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant la mission russe auprès de l’UE, mais ils ont dû s’éloigner du bâtiment pour rejoindre le trottoir en face de l’ambassade américaine.

Catherine Ashton, la haute responsable de l’Union européenne pour les affaires étrangères, a expliqué que la condamnation à deux ans de prison des trois femmes était « disproportionnée » par rapport au crime commis, un signe d’intimidation des militants de l’opposition dans le pays.

« Etant donné les signalements de mauvais traitements lors de la détention provisoire et les accusations d’irrégularités lors du procès, il [le verdict] remet en question le respect par la Russie de ses obligations internationales en matière de procédure judiciaire équitable, transparente et indépendante », a déclaré Mme Ashton.

« Cette affaire s’ajoute aux actes toujours plus nombreux d’intimidation politique et aux poursuites déjà entamées contre des militants de l’opposition en Fédération de Russie, une tendance qui inquiète de plus en plus l’Union européenne », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

La commissaire aux affaires intérieures, Cecilia Malmström, a écrit sur son profil Twitter : « Je suis très triste d’apprendre la condamnation des Pussy Riot. C’est totalement disproportionné ! »

A Washington, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a été cité parReuters :  « Même si nous comprenons que le comportement du groupe a froissé certaines personnes, nous nous inquiétons sérieusement quant à la manière dont ces jeunes femmes ont été traitées par le système judiciaire russe. »

L’affaire des Pussy Riot, considérée comme un test sur la tolérance de M. Poutine vis-à-vis de ses opposants, ne fait qu’alimenter des tensions déjà vives dans les relations entre Moscou et les pays européens depuis leurs différends sur la façon de gérer la crise syrienne.

Des musiciens outrés

Les Pussy Riot ont été soutenues par des dizaines de musiciens célèbres, dont Paul McCartney, Madonna, les Red Hot Chili Peppers, Björk, Bryan Adams, Sting et Yoko Ono, entre autres.

Bryan Adams a écrit sur son compte Twitter : « Scandaleux […] Des chanteuses russes en prison pour s’être exprimées librement ? »

L’acteur du Seigneur des Anneaux, Elijah Wood, a quant à lui tweeté : « C’est une honte de voir que les Pussy Riot ont été condamnées, mais je ne suis pas surpris. »

En Russie, la société apparaît divisée sur la question. Des centaines d’intellectuels ont manifesté contre le verdict qui a été prononcé. L’ancien champion du monde d’échecs, Gary Kasparov, a même été placé en détention et aurait été battu pour avoir participé à une manifestation devant le tribunal.

Beaucoup de Russes considèrent toutefois cette condamnation comme un châtiment mérité pour avoir profané un endroit sacré et porté atteinte aux valeurs culturelles russes.

Article traduit de l’anglais par Amandine Gillet

Lien vers l’article sur EurActiv.com : http://www.euractiv.com/fr/europe-est/vladimir-poutine-montre-du-doigt-news-514344

L’« envoyé d’Allah » dirigeait une secte dans un bunker près de Kazan

9 Août

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La rue Torfianaya à la sortie de Kazan longe littéralement la voie ferrée. Les passagers des trains de longs parcours voient souvent par la fenêtre le minaret de la mosquée étonnamment construit sur le toit même d’une maison située derrière une barrière.

Derrière ce mur vert, une communauté vit selon ses propres règles au sein d’une secte d’ermites musulmans. Ils se sont donné le nom de « fayzarahmanistes », d’après le nom de leur leader qui se dit l’envoyé d’Allah. Fayzrahman Satarov, 85 ans, déclarait déjà en 1964 être le nouveau prophète. En 1996, il a acheté un terrain dans le faubourg de Torfianaya sur le territoire de Kazan près d’une medersa où il a progressivement établi sa secte.

Après l’attentat contre les dirigeants des autorités musulmanes du Tatarstan, la police s’est intéressée à tous les adeptes de formes non traditionnelles de la religion islamique. Vendredi les autorités de tutelle et la police ont retrouvé 21 enfants dans ce bunker et les ont emmenés.

« Les ermites ne ressemblent pas du tout à des terroristes »

Précédemment, à la recherche d’informations sur les fayzarahmanistes, nous avions décidé de tâter le terrain et de nous adresser au mécanicien du garage local situé juste à côté de la maison des ermites.

« Cela fait déjà quatre ans que je travaille ici. Ils sortent très rarement. J’ai vu deux hommes barbus à trois reprises, je vois encore moins souvent les enfants, mais au son des voix que j’entends, je sais qu’il y en a beaucoup. Ils semblent sereins. On ne les embête pas et ils font de même », avait alors déclaré le garagiste en souriant.

Dans l’espoir qu’ils ne nous rembarrent pas, nous avons frappé à la porte. Une grosse clé à écrou était près de la porte en fer et j’en m’en suis servi pour frapper. Au bout de quelques minutes, nous avons entendu du bruit.

Ils prédisent la fin du monde

Les fayzarahmanistes disposent de leur propre calendrier. Ce calendrier mentionnerait la date précise de la fin du monde. Ils ont menacé les autorités de tutelle de l’apocalypse si elles ne leur rendaient pas les enfants. Ils n’ont toutefois pas donné la date de la fin du monde.

Les fayzarahmanistes se sont retirés du monde extérieur dès 2001, non pas par peur, mais en raison de leurs dettes. Selon certaines informations, ces dettes s’élèveraient à plusieurs dizaines de milliers de roubles.  La propriété des fayzarahmanistes se compose notamment d’une bâtisse sur trois étages, d’une mosquée avec un minaret, d’un garage avec une voiture, de bains et d’une centrale électrique au diesel. Ils disposent même de leur propre puits. Les femmes ont enfanté sur le territoire même de la propriété et les enfants ont été éduqués par le « prophète ».

Des enfants maltraités pendant plus de 10 ans ?

La porte s’est ouverte sur un homme de quarante ans avec une longue barbe et une robe verte. Non loin de lui se trouvait une femme âgée d’environ soixante-dix ans.

« Vous êtes des journalistes ? Vous n’écrivez jamais la vérité à notre sujet », s’est-il emporté en langue tatare. « Nous sommes des gens normaux, nous vivons simplement selon nos lois. Nous n’embêtons personne. »

« Pouvons-nous entrer chez vous pour voir comment vous vivez ? » lui ai-je demandé.

« Je dois en parler à l’envoyé d’Allah, il risque d’être indisposé par votre venue. »

C’est à ce moment-là qu’est intervenue la vieille dame habillée en rouge avec un foulard blanc sur la tête.

« On nous a pris 21 enfants, ils ont été répartis dans des orphelinats, ils les ont emmenés hier. La police est venue avec des armes et a tout chamboulé. Les enfants pleuraient et ne voulaient pas partir. Comment vont-ils maintenant ? »

Les autorités de tutelles estiment quant à elle avoir sauvé les enfants :

« Les enfants n’allaient pas à l’école et ne voyaient pratiquement jamais la lumière du jour. Ils étaient sales et vêtus de guenilles. Ils n’avaient jamais vu de médecin. »

L’envoyé d’Allah fait aujourd’hui l’objet de poursuites.

L’homme en question s’est montré à la porte.  Je pensais que je pourrais rentrer, mais l’homme en robe verte m’a repoussé en affirmant qu’il était interdit de filmer l’envoyé d’Allah. La porte s’est ensuite refermée avec fracas.

Certains enfants n’avaient jamais vu la lumière du jour

Les membres de cette secte vivaient dans des conditions inhumaines : en sous-sol sans lumière et ventilation. Le plus affreux, c’est qu’une vingtaine enfants vivaient à cet endroit, dont huit en âge d’aller à l’école.

Selon les médecins, bon nombre d’entre eux n’avaient jamais vu la lumière du jour. Ils étaient sales et mal soignés. Pour la première fois de leur vie, ils ont été examinés par le corps médical. Ce sont les autorités de tutelles qui décideront de la suite des événements.

Артур ЕНИКЕЕВ – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kp.ru/daily/25928/2878520/

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