Archive | octobre, 2012

Une rue de Saint Pétersbourg portera le nom d’Anna Politovskaya

8 Oct

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Anna Politovskaya, une journaliste de Novaya Gazeta, a été assassinée il y a six ans, le 7 octobre 2006, dans l’entrée de son immeuble à Moscou. Hier, des centaines, voire des milliers de Moscovites ont apporté des fleurs à l’endroit de sa mort. La cérémonie d’hommage à la journaliste qui s’est tenue sur la place Novopouchkinskaya a rassemblé près de 200 personnes.  Les autorités moscovites ont fait honneur à leur réputation : jeudi, ils ont refusé d’approuver l’organisation de ce rassemblement à deux pas, sur la place Pouchkinskaya, proposant d’honorer la mémoire de Mme Politovskaya sur le boulevard Iaouzski ou près du monument Souvorov.

La mort de Mme Politovskaya et le déroulement de l’enquête sur cette affaire reflètent l’attitude du gouvernement russe et d’une partie de la société vis-à-vis des journalistes. Peu après sa mort, Vladimir Poutine avait déclaré que le meurtre de la journaliste avait causé plus de tort à la Russie que ses articles. Nombreux sont ceux qui ont pris cet événement comme un avertissement : les journalistes qui écrivent sur des sujets sensibles et les défenseurs des droits de l’Homme portent préjudice à l’État et personne ne prendra leur défense. Ce crime impuni, les passages à tabac et les menaces adressées aux journalistes ne choquent plus personne dans les médias russes. Entre 2007 et 2011, selon les données du Fonds de défense de la transparence, 40 journalistes ont perdu la vie. Oleg Kachin de Kommersant et le rédacteur en chef de Himkinskaya Pravda, Mikhaïl Beketov, sont toujours vivants, un vrai miracle. Les grandes affaires ne font pas l’objet d’enquêtes menées dans les formes. Les assassins de Mme Politovskaya, du rédacteur en chef de Forbes Russie, Pavel Klebnikov, de Natalia Estemirova, les agresseurs d’Oleg Kachine et de Mikhaïl Beketov n’ont jamais été punis.

Cette impunité incite au crime et créer une atmosphère de terreur qui empêche les journalistes de travailler. Certaines enquêtes ont toutefois été menées à bien : les meurtres d’Anastasia Babourova et de l’avocat Stanislav Markelov à Moscou en janvier 2010 ont été punis, les coupables ont été jugés. En août 2012, l’un des coupables du meurtre d’Anna Politovskaya, l’ancien officier de police Dmitri Pavlioutchenkov, a été jugé. Nous espérons tous que les meurtres de journalistes seront punis. Nous saluons l’initiative prise à Saint-Pétersbourg de donner le nom d’Anna Politovskaya à une rue de la ville.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.vedomosti.ru/opinion/news/4735161/ulica_politkovskoj#ixzz28hqnMXjv

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Le Parlement ukrainien abandonne son projet de loi sur la diffamation, du moins pour l’instant

3 Oct

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Hier (2 octobre), le parlement ukrainien a abandonné un projet de loi qui aurait fait de la diffamation un crime puni d’une peine d’emprisonnement, un texte que l’opposition et les médias craignaient de voir utilisé à des fins de censure en amont des élections législatives du 28 octobre prochain.

Les députés du Parti des régions du président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, ainsi que leurs alliés, qui ont la majorité au parlement, se sont empressés d’adopter ce projet de loi en première lecture le 18 septembre dernier. Il prévoyait une peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Cependant, la semaine dernière, M. Ianoukovitch a critiqué le moment choisi pour cette proposition dans le contexte de l’Assemblée générale de l’ONU, ce qui a forcé les députés du Parti des régions qui avaient soumis ce texte à le retirer des discussions parlementaires.

M. Ianoukovitch s’est exprimé contre ce projet de loi après que des journalistes ont manifesté contre son adoption et que l’opposition l’a transformé en enjeu électoral.

Le parlement a voté en faveur du retrait du texte de l’agenda, mais l’opposition craint qu’il ne refasse surface plus tard.

« Ils feront tout pour y revenir après l’élection d’un nouveau parlement », a affirmé Arseni Iatseniouk, le leader de l’union de l’Opposition unie qui comprend le parti Batkivchtchina (Patrie) de l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko, aujourd’hui en prison.

Cette loi aurait concerné toute personne, y compris des journalistes, qui aurait diffusé des « informations volontairement erronées » dénigrant une personne, portant atteinte à son honneur ou à sa réputation dans le monde des affaires.

Interdiction de faire la promotion de l’homosexualité

Lors de la même session, les députés ont adopté en première lecture un projet de loi visant à interdire la promotion de l’homosexualité.

Ce texte, dont l’adoption devra être confirmée en seconde lecture, ne définit pas clairement la notion de « promotion de l’homosexualité », mais précise qu’il s’agit d’une menace à la sécurité nationale.

Si cette loi est promulguée, et donc signée par M. Ianoukovitch, le Code pénal ukrainien serait amendé pour condamner toute personne reconnue coupable d’avoir importé, produit ou diffusé des « éléments promouvant l’homosexualité ». La peine prévue pourrait aller jusqu’à cinq ans de prison.

L’homosexualité est légale en Ukraine depuis la chute de l’Union soviétique en 1991.

En 2011, un sondage réalisé par le Gorshenin Institute, un groupe de réflexion local, a toutefois révélé que 78 % des Ukrainiens avaient un avis négatif sur l’homosexualité, ce qui pourrait faire de ce projet de loi un outil utile pour la campagne électorale.

EurActiv.com avec Reuters – traduit de l’anglais par Amandine Gillet
 

Plus de 2000 étudiants russes veulent rencontrer Mark Zuckerberg à la MGU

2 Oct

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Plus de 2000 étudiants de l’université d’État de Moscou (MGU) se sont inscrits à une leçon donnée en soirée par le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, dans la salle de réunion de la bibliothèque de l’université.

Seuls 1200 étudiants pourront toutefois participer à cette rencontre et poser des questions au célèbre Américain.

« Peu d’étudiants savaient qu’il était possible d’assister à cette rencontre. Plusieurs variantes étaient possibles : une invitation électronique à imprimer, une invitation reçue de l’office des études des facultés, en se rendant dans l’auditoire où se tenait la rencontre, ou tout simplement en jouant à une loterie », a expliqué l’université dans un communiqué.

Pour ceux qui ne pourront pas entrer dans la salle, une rediffusion en direct sera organisée sur la  chaîne d’information de la MGU.

« Il s’agira d’une diffusion de haute qualité en deux langues (anglais et russe) et pour les spectateurs qui disposent d’une connexion Internet plus lente, nous proposerons différentes qualités d’image », a expliqué l’université.

M. Zuckerberg, selon la MGU, aurait demandé à rencontrer les élèves des facultés de journalisme, de calcul numérique, de cybernétique et de mécanique mathématique.

Hier, le créateur de Facebook a déjà rencontré le premier ministre du pays, Dmitri Medvedev. Lors de cette rencontre, ils se sont entretenus sur la présence de Facebook en Russie, non seulement en sa qualité de réseau social, mais aussi d’entreprise à la pointe de la technologie.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.rg.ru/2012/10/02/mgu-anons.html

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