Archive | novembre, 2012

Le journaliste Oleg Kachine renvoyé du Kommersant

28 Nov

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Un correspondant du journal Kommersant, Oleg Kachine, a été renvoyé. Cette information, diffusée par Lenta.ru, a été confirmée par le rédacteur en chef du Kommersant, Mihaïl Mihaïline. « La raison de ce renvoi réside dans la faible quantité d’articles écrits par M. Kachine. C’est tout. Il fallait travailler plus », a déclaré M. Mihaïline. Selon Lenta.ru, M. Kachine continuera de collaborer avec la rédaction en tant que pigiste pour la radio Kommersant FM dans le cadre du programme Tochka zrenia (« Point de vue » en français).

La veille du licenciement de M. Kachine, Lenta.ru avait déjà annoncé la nouvelle après avoir consulté plusieurs sources du Kommersant. Selon leur témoignage, le 22 novembre, le journaliste a participé à une dernière réunion avec la direction, et le lendemain, il a rassemblé ses affaires avant de quitter les locaux. Le journaliste et la direction ont conclu un accord de confidentialité sur tous les éléments en lien avec son licenciement.

M. Kachine travaillera désormais pour le portail Openspace.ru. Son rédacteur en chef, Maxime Kovalski, a confirmé l’information à Lenta.ru. Ces derniers temps, le journaliste avait intensifié sa collaboration avec ce portail.

Des sources du Kommersant ont expliqué que le conflit qui opposait M. Kachine et la direction avait empiré au cours de l’été. À titre d’exemple, l’interview qu’a réalisée M. Kachine avec Ksenia Sobchak et qui a été publiée sur le site Afichi, n’a pas plu au Kommersant. Toutes les opinions exprimées dans cet entretien ne correspondaient pas aux visions de M. Mihaïline.

Pendant toute cette période, il a été reproché à M. Kachine de trop peu travailler pour le Kommersant et de passer son temps à écrire pour d’autres publications. La goutte qui a fait déborder le vase a été la participation du journaliste aux élections du Conseil de coordination de l’opposition. Au sein de la rédaction, selon les sources consultées par Lenta.ru, on estime que la participation du correspondant à des activités politiques relève du conflit d’intérêts.

Au cours des derniers mois, M. Kachine n’a écrit des articles que pour la radio Kommersant FM. Le nombre d’articles a ensuite décru pour passer de cinq à un seul article par semaine.

M. Kachine s’est quant à lui refusé à tout commentaire.

Article original : http://lenta.ru/news/2012/11/26/kashin

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Sortie d’un livre sur les Pussy Riot en Russie

22 Nov

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Photo : ozon.ru

La maison d’édition Eksmo a publié un livre intitulé « Pussy Riot. Что это было? » (Pussy Riot. Qui sont-elles ?) dont l’auteur serait Nadezhda Tolokonnikova. Selon le mari de Mme Tolokonnikova, Piotr Verzilov, les membres du groupe n’ont pas donné leur autorisation pour la publication de ce livre.

Ce livre est apparu pour la première fois sur le site Internet du magazine Ozon. Comme précisé en début d’ouvrage, il s’agit d’un livre sur « l’histoire moderne du militantisme national vu par une membre active du groupe « Voïna » et la dirigeante spirituelle des Pussy Riot ». Le livre coûte 161 roubles (4 euros). Il est précisé qu’il est livré dans les dix jours suivants la commande. Il a été tiré en 4 000 exemplaires.

Le mari de Nadezhda Tolokonnikova, Piotr Verzilov, lorsqu’il a appris la publication de ce livre, a écrit sur son compte Twitter que « la maison d’édition n’en avait pas informé son épouse ». La maison d’édition n’a demandé l’autorisation de publier le livre que la veille de sa sortie.

Il convient toutefois de noter que cet ouvrage se fonde sur des faits et du matériel libres d’accès : interviews, articles de journaux et billets publiés sur le blog des Pussy Riot.

Ce n’est pas la première fois qu’Eksmo publie des livres qui consistent en une compilation d’informations tirées de sources libres. Les mémoires d’Audrey Hepburn, d’Elizabeth Taylor et de Marilyn Monroe en sont des exemples.

La sortie du livre sur les Pussy Riot pourrait être interprétée comme une preuve que ce groupe punk fait aujourd’hui partie de l’histoire culturelle de la Russie. Ce livre ne fait que s’inscrire dans la lignée des nombreux scandales en lien avec les activités des Pussy Riot. Dans la mesure où Maria Alehina et Nadezhda Tolokonnikova sont en prison, leur influence sur le cours des événements à venir demeure très limitée.

Daria Trosnikova, Alexandre Tchernih — Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://kommersant.ru/doc/2072388

Joseph Diskine propose que le Conseil russe des droits de l’Homme soit présidé par Vladimir Poutine

21 Nov

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Photo : versia.ru

Le nouveau membre du Conseil des droits de l’Homme, Joseph Diskine, membre de la commission de la Chambre russe pour le développement de la société civile, estime que Vladimir Poutine devrait diriger le Conseil. Il a expliqué à Kommersant que les autres Conseils (culture, sciences et enseignement) étaient dirigés par le chef du gouvernement et que leurs membres assumaient le rôle de conseillers du président. Le Conseil des droits de l’Homme est actuellement présidé par le conseiller Mihaïl Fedotov.

Un autre nouveau membre de ce Conseil, le journaliste et dirigeant du Centre de recherches stratégique sur la religion et la politique dans le monde contemporain Maxime Chevtchenko, a déclaré que le Conseil des droits de l’Homme rendait des comptes au président et « non à M. Fédotov ». Selon lui, le président du Conseil ne doit pas prendre la place de celui qui a les pleins pouvoirs sur cette problématique. « Le Conseil ne doit ni s’opposer, ni se quereller, ni donner son accord à ce qu’affirme le président. Son rôle est de l’informer », a expliqué M. Chevtchenko. Il propose donc de mettre en place des délégations thématiques qui rencontreront le président sur des thèmes définis.

Le 21 novembre, le Conseil des droits de l’Homme a organisé sa première réunion sous sa nouvelle composition : 40 membres déjà présents auxquels se sont ajoutés 63 militants. Les défenseurs des droits de l’Homme doivent former un groupe de travail qui élaborera la structure de direction et la nouvelle méthode de travail du Conseil, a affirmé M. Fedotov. Il n’a pas exclu que le Conseil puisse fonctionner sous le régime de la coprésidence. Selon lui toujours, de nouveaux groupes pourraient composer le Conseil pour aborder des sujets tels que la politique migratoire, les droits du travail et la défense des droits de l’Homme dans l’ère postsoviétique. Le groupe sur la consolidation citoyenne de la communauté ethnoculturelle pourrait devenir le groupe sur la consolidation de la paix et citoyenne de la communauté ethnoculturelle dans le Caucase du nord. Le groupe Magnitski pourrait être associé à celui sur la participation citoyenne à la lutte contre la corruption et s’occuper également du contrôle du travail des services de l’ordre. Les nouveaux membres du Conseil des droits de l’Homme ont en outre proposé de créer un groupe portant sur la défense des droits des croyants.

Natalia Raibman – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.vedomosti.ru/politics/news/6314181/novyj_chlen_spch_predlagayut_naznachit_putina_predsedatelem#ixzz2CqQmsm6T

La grossièreté, ça coûte cher dans les médias russes

5 Nov

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Photo : Pravda.ru

En octobre dernier, les députés ont proposé d’augmenter à 200 000 roubles les amendes imposées aux médias qui se montreraient grossiers et de protéger contre ce type de propos indécents non seulement les enfants, mais également les adultes.  Le projet de loi en question a déjà été examiné par la Douma d’État de la Fédération de Russie.

Des députés de Russie unie y ont apporté des changements. Comme l’a rappelé le vice-président de la Douma, Sergueï Zhelezniak, actuellement, les amendes ne concernent que les voyous qui jurent dans les lieux publics. En outre, il y a peu, une nouvelle loi « Sur la protection des enfants contre les informations pouvant porter atteinte à leur santé ou à leur développement » est entrée en vigueur, mais elle ne visait que les injures prononcées dans les médias dont le public est composé d’enfants et d’adolescents.

La Douma reçoit par ailleurs de nombreuses plaintes de citoyens concernant les grossièretés dans les médias télévisuels. C’est ce qu’a révélé le Service fédéral de surveillance dans le domaine des technologies de l’information et de la communication de masse (Roskomnadzor), avant de proposer d’imposer des amendes aux médias.

Vedomosti a rapporté que des députés avaient proposé que la loi sur les propos indécents soit élargie à toutes les émissions et publications. Conformément à ce projet de loi, l’amende maximale qui pourrait être imposée à une personne morale serait de 200 000 roubles. Pour les simples citoyens, cette amende pourrait osciller entre 2000 et 3000 roubles.

Les Izvestia ont rappelé que des plaintes avaient été déposées contre les programmes « Dom-2 » (Maison-2), « Kannikouli v Meksike » (Vacances au Mexique), « 100500 » et « Comedy Club » diffusés sur les chaînes TNT, Muz-TV et MTV. Le Service fédéral de surveillance des médias a en outre dénoncé l’utilisation de vocabulaire indécent dans la presse écrite et en ligne, comme sur le site Internet de la radio « Écho de Moscou », dans les publications électroniques « Ridous », « Grani.ru », « Svabodnaya pressa » (Presse libre) et dans le journal « Andy Warhol’s Interview ». Le Service fédéral de surveillance a envoyé une lettre à tous ces médias pour leur faire part du caractère inadmissible de leur vocabulaire.

Lien vers l’article original en russe : http://www.pravda.ru/news/society/24-10-2012/1132228-mat-0/

Article traduit du russe par Amandine Gillet

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