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Des livres écrits sous la supervision de Lioudmila Oulitskaïa accusés de relever de la propagande homosexuelle

10 Fév

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(source photo : Nouvelobs.com)

Le parquet de l’oblast d’Oulianovsk a ouvert une instruction concernant la série de livres publiés dans le cadre du projet « Detskiy » (« Enfant »), dont la rédaction a été supervisée par Lioudmila Oulitskaïa. Selon le parquet, ces livres relèveraient de la propagande homosexuelle. Parmi les livres ciblés par cette enquête se retrouvent également l’œuvre de la publiciste Irina Yasina « Человек с человеческими возможностями » (« Des êtres humains avec des possibilités humaines ») et celle de l’auteur pour enfants Andreï Ousatchev, « Всеобщая декларация прав человека » (« Déclaration universelle des droits de l’Homme »).

Le parquet de l’oblast d’Oulianovsk a ouvert une instruction sur les livres écrits dans le cadre du projet « Detskiy » supervisé par Lioudmila Oulitskaïa (la lauréate du prix Booker russe). Selon l’organisme de surveillance, ces oeuvres pourraient comporter des « éléments de propagande clairs en faveur de l’amour entre personnes du même sexe et de la pédophilie ». L’assistant du procureur de l’oblast d’Oulianovsk, Vassili Zima, a affirmé au Kommersant jeudi qu’une enquête était en cours.

Cette dernière porte sur la série de livres « Другой, другие, о других » publié chez EKSMO dès 2012 pour les enfants âgés de dix à doux ans dans le cadre du projet « Detskiy », avec le soutien de l’Institut pour la tolérance. Ces « livres portent sur différents aspects de la vie : la famille, les religions, la cuisine, l’habillement, les coutumes des différents peuples », peut-on lire sur le site de l’institut. En janvier dernier, treize livres de cette série ont été repris par le centre pour la tolérance, récemment créé au sein de la bibliothèque scientifique du palais du livre de l’oblast d’Oulianovsk.

Des réclamations ont été introduites auprès de la direction de la bibliothèque concernant huit de ces livres, dont le livre de la publiciste Irina Yasina et celui du célèbre auteur pour enfants Andreï Ousatchev. « Le livre de Vera Timentchik, « La famille dans notre pays et chez les autres », fait l’objet d’une enquête. Je ne ferais moi-même pas lire ce livre à mes enfants », a déclaré la directrice de la bibliothèque, Svetlana Nagatkina. Selon elle, la direction de la bibliothèque a fait part de ses inquiétudes à la ministre de la culture de l’oblast d’Oulianovsk, Tatiana Ivchina. La direction de l’organisme de surveillance a à son tour demandé que les livres en question soient envoyés au ministère régional de l’enseignement, afin de déterminer s’ils relèvent ou non de la propagande homosexuelle. Nul ne sait si les spécialistes du ministère ont déjà pu rendre leur avis. Tatiana Ivchina n’était pas disposée à commenter l’état de la situation au moment de la rédaction du présent article.

La campagne contre le projet de Lioudmila Oulitskaïa est menée par le mouvement « Résistance parentale partout en Russie » (« Всероссийское родительское сопротивление »), dirigé par l’épouse du politologue Sergueï Kourguinian, Maria Mamikonian. Elle a notamment envoyé une lettre le 25 janvier dernier à l’adjoint du gouverneur de l’oblast d’Oulianovsk, Mihaïl Sytchev (chargé de la politique intérieure), concernant l’ouverture du centre pour la tolérance et la diffusion des livres écrits dans le cadre du projet « Detskiy ».

Oleg Samartsev, professeur de la faculté de journalisme de l’université d’État d’Oulianovsk, choisi par le parquet pour faire partie du groupe d’experts engagés pour tirer cette affaire au clair, a déclaré au Kommersant qu’il n’était pas partisan de la propagande et de la vulgarisation des relations sociales non traditionnelles en dehors des impératifs moraux. « Dans ces livres, la frontière entre le bien et le mal est déplacée », a affirmé l’expert.

Le directeur du fonds interrégional pour la défense des droits, Igor Kornikov, qui oeuvre également en faveur de la défense des droits de l’enfant, ne constate quant à lui aucune propagande homosexuelle dans les livres visés. « Je ne comprends pas du tout comment les livres de Yasina et Ousatchev ont pu se retrouver dans cette liste. Je pense qu’il s’agit d’une phobie, cultivée au niveau fédéral, qui fait les affaires des stratèges politiques », a souligné le défenseur des droits de l’Homme.

Sergueï Titov, Oulianovsk — Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kommersant.ru/doc/2402899

Le Parquet n’exclut pas que le reportage de Dozhd relève de l’extrémisme

31 Jan

Une enquête est lancée sur la chaîne télévisée, à la suite d’un reportage-choc sur le siège de Leningrad

30.01.2014

L’affaire de l’interruption partielle de la diffusion de la chaîne télévisée « Dozhd » sur le réseau de télévision câblée se poursuit. Aujourd’hui, le parquet de Saint Petersbourg a ouvert une enquête suite aux propos d’un citoyen qui aurait été choqué par le reportage de la chaîne « Dozhd » sur le siège de Leningrad.

Le 27 janvier, la chaîne a diffusé dans le cadre de son émission Dilettante un reportage intitulé « Aurait-il fallu céder Leningrad pour épargner des milliers de vies ? ». Ce reportage a immédiatement suscité le mécontentement de certains députés de la Douma d’État qui se sont adressés au procureur général Iouri Tchaïka, afin que celui-ci mène une enquête sur la chaîne télévisée.

Le parquet de Saint Petersbourg a affirmé que l’enquête avait été lancée suite à la déclaration d’un citoyen dont le parquet ne cite pas le nom. « Nous ne savons rien sur lui. À part le secrétaire qui a réceptionné la déclaration, personne ne l’a vu. Il faut encore qu’on l’interroge », a déclaré aux  RIA Novosti une source du parquet de la ville. Elle a cité des extraits de la lettre du requérant pour l’agence de presse : « Sur la chaîne télévisée Dozhd, les questions qui ont été posées étaient blessantes pour les vétérans de la Grande guerre nationale qui ont défendu Leningrad pendant le siège ». Selon le parquet, il est nécessaire de déterminer si la chaîne a dépassé les limites à la veille de la date anniversaire de la fin du siège de Leningrad.

« Nous n’excluons pas que dans ce cas, il puisse s’agir d’extrémisme, à savoir des actions qui incitent à la haine ou à l’animosité, portent atteinte à la dignité de certains individus ou groupes d’individus, des actes relevant du droit pénal », a déclaré à Itar-Tass l’assistante du procureur de la ville chargée des relations avec la presse, Marina Nikolaeva. Elle a ajouté que les premiers résultats de l’enquête ne seraient pas disponibles avant la semaine prochaine. « Nos collaborateurs analysent en ce moment le contenu du reportage », a poursuivi Mme Nikolaeva.

Mercredi, Akado et EP-Telecom (marque commerciale : Dom.ru) ont interrompu la diffusion des programmes de la chaîne Dozhd. Jeudi, Trikolor TV a envoyé un avertissement officiel à Dozhd, prévenant la chaîne qu’il était possible que sa diffusion soit interrompue si elle ne modifiait pas sa politique de contenu dans les trente jours. Selon TNS Russia, au cours de la période s’étalant d’août à octobre 2013, Dozhd n’est pas parvenue à percer dans le top 20 des chaînes thématiques (diffusées sur le câble ou par satellite) en moyenne mensuelle pour les auditeurs de plus de quatre ans. Dans l’ensemble de la Russie, son auditoire ne dépasse pas les 11 millions de téléspectateurs. En décembre 2013, le site Internet de Dozhd a attiré au moins une fois sur le mois plus de 2,8 millions de visiteurs russes âgés de 12 à 64 ans. À Moscou, le site Internet de Dozhd a accueilli 728 mille visiteurs, 175 mille à Saint Petersbourg et 48,3 mille à Ekaterinbourg.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kommersant.ru/Doc/2395402

Roskomnadzor : la chaîne Dozhd a enfreint la loi sur les médias de masse

31 Jan

Le Roskomnadzor (Service fédéral de supervision des médias de masse et des technologiques de la communication et de l’information) estime que la chaîne télévisée Dozhd, qui a diffusé une enquête sur le siège de Leningrad, a enfreint l’article 49 de la loi relative aux médias de masse. C’est ce que révèle une lettre de l’adjoint du dirigeant du Roskomnadzor, Maxime Ksenzov, adressée à la rédaction de la chaîne et citée par l’agence de presse Ria Novosti.  Selon l’article 24 de la loi relative aux médias de masse, les journalistes dans l’exercice de leur fonction doivent respecter les droits et les intérêts légaux des citoyens. Selon le Roskomnadzor, la chaîne a enfreint cette disposition. « Ce type de questions et de déclarations peut être considéré comme blessant pour les vétérans de la Grande guerre nationale et les citoyens qui ont vécu le siège de Leningrad », peut-on lire dans la lettre du Roskomnadzor. Le Roskomnadzor a exigé du rédacteur en chef de la chaîne qu’à l’avenir, il respecte scrupuleusement la législation en vigueur en Fédération de Russie.

Le 27 janvier, la chaîne a diffusé dans le cadre de son émission « Dilettante » un reportage intitulé « Aurait-il fallu céder Leningrad pour épargner des milliers de vies ? ». Ce reportage a immédiatement suscité le mécontentement de certains députés de la Douma d’État qui se sont adressés au procureur général Iouri Tchaïka, afin que celui-ci mène une enquête sur la chaîne télévisée.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kommersant.ru/doc/2395768

Pour en savoir plus : https://lapresserusse.wordpress.com/2014/01/31/le-parquet-nexclut-pas-que-le-reportage-de-dozhd-releve-de-lextremisme/

Le Top 50 des startups russes

10 Sep

 

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La liste à partir de laquelle nous avons réalisé ce classement est composée de plus de 1700 projets d’entreprises. Il s’agit d’entreprises mentionnées sur les sites Internet Startupafisha.ru, Firma.ru et Towave.ru, ou dans lesquelles ont investi des fonds de capital-risque (plus de 200 fonds ont été pris en compte). Nous avons choisi des startups qui opèrent sur le marché des hautes technologies (Internet, high-tech, logiciels, biotechnologie, nanotechnologie, etc.), qui ont réalisé des bénéfices en 2012 et ont été créées par des Russes (personne physique ou fonds) en 2010 ou 2011.

Nous n’avons pas pris en considération les projets médiatiques et les magazines sur Internet, à l’exception des services de coupons et des agrégateurs de sites Internet pour la vente de billets d’avion et la location de chambres d’hôtel. Pour choisir la meilleure startup, nous avons appliqué les critères suivants : l’évolution des recettes ; la relation entre les recettes et les dépenses ; le volume des investissements ; le nombre de brevets ou de dépôts de brevets (hormis les licences de marques de fabrique) ; le caractère unique de l’entreprise (le nombre de concurrents au sein de cette niche) ; et les perspectives de croissance du marché à l’horizon 2015.

Nous avons interrogé directement les startups sur les quatre premiers critères (les entreprises qui ont refusé de fournir ces informations ont été exclues du classement). L’unicité des startups a été déterminée en comparant 1700 projets de cette niche. Les perspectives de croissance ont été évaluées par des experts de fonds d’investissement, à savoir : Iouri Romaniouha (Imperious Group), Sergueï Toporov (LETA Capital), Alexandra Kazakova et Andreï Gnelitski (Startobaza), Vladislav Kotchetkov, Leonid Delitsyn (Finam) et Alexandre Jourba (Genezis Capital). Les six critères ont été déterminés par rapport à leur valeur maximale. L’indice final a été calculé pour chaque startup en additionnant les indices relatifs à chacun des critères.

Pour en savoir plus : http://kommersant.ru/doc/2266343

 

 

 

Startup

Site Internet

Catégorie

Cluster

Unicité

Perspectives au sein de la niche, %

Indice total

1

KNOPKA ZHIZNI

Knopka24.ru

Gadget

Fabrication et infrastructure

1

70

22,4

2

COMFORTWAY

Comfortway.com

Gadget

Fabrication et infrastructure

1

70

21,3

3

LINGUALEO

Lingualeo.ru

Enseignement

Services

41

50

21,0

4

STOPSLEEP

Stopsleep.com

Gadget

Fabrication et infrastructure

1

70

20,9

5

OSTROVOK

Ostrovok.ru

Voyage

Loisirs

71

30

19,6

6

TICKETFOREVENT

Ticketforevent.com

Plateforme

Loisirs

17

40

18,8

7

OCTOPOD

Octopod.com

Conception

Outils pour l’entreprise

35

40

17,5

8

OKTOGO

Oktogo.ru

Voyage

Loisirs

71

30

17,1

9-10

KRIBRUM

Kribrum.ru

Contrôle

Outils pour l’entreprise

23

70

17,0

9-10

ONWEBINAR

Onwebinar.ru

Plateforme

Cloud computing

17

40

17,0

11

FINDTENDERS

Findtenders.ru

Commerce

Services

5

30

16,9

12

GAME INSIGHT

Game-insight.com

Jeux

Loisirs

24

50

16,8

13

BIGLION

Biglion.ru

Coupons

Services

20

0

16,0

14

QUICKFON

Quickfon.ru

Infrastructure

Conception et infrastructure

7

70

15,6

15-16

MORE SALONOV

Moresalonov.ru

Santé et beauté

Loisirs

13

50

15,3

15-16

ADEASY

Adeasy.ru

Publicité

Outils pour l’entreprise

92

40

15,3

17

ITMOZG.RU

ITmozg.ru

Recrutement

Outils pour l’entreprise

13

40

15,0

18

SKYDNS

SkyDNS.ru

Sécurité

Cloud computing

12

120

14,9

19

ONETWOTRIP

Onetwotrip.ru

Voyage

Loisirs

71

30

14,5

20

DAOFFICE

Daoffice.ru

Plateforme

Cloud computing

17

40

13,9

21-22

MEDESK

Medesk.ru

Plateforme

Cloud computing

17

40

13,7

21-22

MY-APPS.COM

My-apps.com

Conception

Outils pour l’entreprise

29

40

13,7

23

METABAR

Metabar.ru

Conception

Outils pour l’entreprise

29

40

13,0

24

KEY CAPTCHA

Keycaptcha.com

Sécurité

Cloud computing

12

120

12,8

25

MACROSCOP

Macroscop.com

Observation

Cloud computing

4

30

12,7

26

SOCIALTOOLS

Socialtools.ru

Publicité

Outils pour l’entreprise

92

40

12,4

27

PIRATE PAY

Piratpay.ru

Lutte contre le piratage

Cloud computing

2

40

12,1

28

IBRAND

iBrand.ru

Publicité

Outils pour l’entreprise

92

40

12,0

29-31

CREDITCARDSONLINE

Creditcardsonline.ru

Finance

Services

45

20

11,8

29-31

IBUILDAPP

iBuildapp.com

Conception

Outils pour l’entreprise

29

40

11,8

29-31

TEACHBASE

Teachbase.ru

Plateforme

Cloud computing

17

40

11,8

32-33

ZHIVYE KNIGI

Living-books.ru

Communication

Loisirs

100

10

11,7

32-33

FABRIKA ONLINE

Fabrikaonline.ru

Jeux

Loisirs

24

50

11,7

34

UPLOADCARE

Uploadcare.com

Archives

Cloud computing

17

70

11,4

35-36

EVRENT

Evrent.ru

Location

Services

5

50

11,3

35-36

SON ONLINE

Sonline.su

Santé et beauté

Loisirs

13

50

11,3

37-38

MIRAPOLIS

Mirapolis.ru

Plateforme

Cloud computing

17

40

11,2

37-38

3DTOUR

3dtour.me

3D

Outils pour l’entreprise

15

30

11,2

39-40

SHOPOGOLIQ.RU

Shopogoliq.ru

Coupons

Loisirs

20

0

11,0

39-40

HIPWAY

Hipway.ru

Voyage

Loisirs

71

30

11,0

41-42

PRAVOVED

Pravoved.ru

Expertise

Services

3

40

10,6

41-42

FIXBER

Fixber.com

Contrôle

Outils pour l’entreprise

23

70

10,6

43-44

COPINY

Copiny.com

Conception

Outils pour l’entreprise

29

40

10,5

43-44

WHEELY

Wheely.com

Taxi

Services

7

50

10,5

45

GOPHOTOWEB

Gophotoweb.ru

Conception

Outils pour l’entreprise

35

40

10,4

46

SAND SIGN

Sandsign.ru

Cadeaux

Loisirs

5

40

10,3

47-49

FOTOSHKOLA

Fotoshkola.net

Enseignement

Services

41

50

10,2

47-49

JELASTIC

Jelastic.com

Hébergement

Cloud computing

13

30

10,2

47-49

TEAMO

Teamo.ru

Rencontres

Loisirs

14

10

10,2

50

PLAYTOX

Playtox.ru

Jeux

Loisirs

24

50

10,1

 

 

 

Article traduit du russe par Amandine Gillet

 

Source : http://kommersant.ru/doc/2266343

 

« Dieu merci, Nicolaï Vladimirovitch n’avait pas amené de tronçonneuse ! »

15 Août

Les candidats à la mairie de Moscou ont participé à leur deuxième débat

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Photo :  Iouri Martianov / Kommersant

Le débat organisé par la chaîne de télévision Moskva 24 a dès le début été interrompu par Alexeï Navalny (Parti républicain de Russie/Parti de la liberté du peuple, ou RPR-PARNAS) qui, en réponse à une question sur les parkings payants, a commencé à parler de ses partisans dont l’appartement avait été perquisitionné la veille par les forces de l’ordre en présence du leader du parti « Russie juste », Nicolaï Levitchev. M. Levitchev a quant à lui affirmé que la lutte contre la « littérature interdite » justifiait les moyens déployés.

Moskva 24 s’attendait à ce que le débat s’oriente vers les perquisitions menées dans le but de révéler les procédés illégaux de propagande mis en place par Alexeï Navalny. L’animateur du débat avait pourtant posé une question sur les parkings payants. Alexeï Navalny a toutefois préféré parler des événements de la veille, lorsque la police et des officiers du ministère des situations d’urgence ont défoncé la porte de l’appartement de certains de ses partisans. Grâce à une information fournie par le leader du parti « Russie juste », Nicolaï Levitchev, la police a pu saisir le matériel de propagande trouvé dans l’appartement. M. Navalny a affirmé que les forces de l’ordre avaient « intimidé et arrêté ses partisans ». Selon lui, cette affaire fait suite à l’enquête qu’il a lancée sur l’appartement de la fille de Sergueï Sobianine, dont la valeur dépasse le salaire que le maire par intérim aurait gagné en dix ans.

Aujourd’hui, conformément à l’article 19.3 du Code russe des infractions administratives (désobéissance aux membres des forces de l’ordre) le tribunal de l’arrondissement moscovite de Basmanny a condamné les quatre militants qui se trouvaient dans l’appartement à des peines allant d’une amende de 1000 roubles à 10 jours de prison. Les militants emprisonnés ont affirmé que les policiers n’avaient pas de mandat de perquisition, qu’ils avaient tenté d’ouvrir la porte, qu’ils avaient même lancé les clés aux agents des forces de l’ordre, mais que la porte était bloquée. « Dieu merci, Nicolaï Vladimirovitch n’avait pas amené de tronçonneuse », a plaisanté Mikhaïl Degtiarev en parlant du leader de « Russie juste ».

Alexeï Navalny a demandé à Nicolaï Levitchev, qui a « presque scié la porte personnellement », s’il pouvait lutter contre la corruption, tout en rédigeant des déclarations à l’intention de ses partisans. M. Navalny a souligné que « Russie juste » avait reçu 200 000 roubles. Le parti pourrait employer son temps plus efficacement, mais il ne fait rien pour la ville de Moscou, a-t-il ajouté. Nicolaï Levitchev n’a pas jugé utile de se justifier. Selon lui, « Russie juste » critique le pouvoir, mais cette lutte ne requiert pas l’utilisation de méthodes illégales.

Le leader du parti « Iabloko », Sergueï Mitrokhine, a demandé à Mikhaïl Degtiarev pourquoi il ne retirerait pas sa candidature, dans la mesure où il est originaire de Samara, contrairement à lui qui a toujours vécu à Moscou. Le candidat du Parti libéral-démocrate de Russie a expliqué dans sa réponse que 80 % des habitations de la capitale étaient achetées par des travailleurs issus d’autres régions russes.

« On me coupe toujours la parole », a déploré le candidat du Parti communiste de la Fédération de Russie, Ivan Melnikov. Il a demandé à M. Mitrokhine pourquoi, selon lui, des places étaient détruites et pourquoi les dirigeants ne dialoguaient pas avec la population. « Parce qu’ils sont venus de loin à Moscou, parce qu’ils n’aiment pas et ne respectent pas les Moscovites », a répondu sans surprise M. Mitrokhine.

Si les élections municipales moscovites se déroulaient ce week-end, la victoire irait à Sergueï Sobianine qui, selon les sondages, obtiendrait 67 % des voix. Ces chiffres ont été révélés par VTsIOM le 14 août. Alexeï Navalny arriverait à la deuxième place.

Taïsia Bekboulatova, Sergueï Goriachko – Article traduit partiellement du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original en russe : http://kommersant.ru/doc/2255603

Lien vers le débat télévisé : http://www.youtube.com/watch?v=n6WGK2sIhBM

Bientôt plus de voitures de luxe pour les fonctionnaires russes

10 Juil

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Photo : Evgueniï Feldman / Kommersant

Le célèbre blogueur Alexeï Navalny, opposant au régime en place et candidat à la mairie de Moscou, est parvenu à collecter plus de 100 000 signatures en faveur de son initiative visant à interdire aux fonctionnaires de conduire des voitures trop luxueuses (plus de 1,5 million de roubles). L’initiative a été officiellement enregistrée sur le site « Российская общественная инициатива » (en français : « Initiative publique russe » ou IPR). Le projet de loi proposé par M. Navalny sera examiné par la Douma d’État, à condition que la Commission chargée des IPR donne son feu vert.

M. Navalny a déjà récolté 100 250 signatures en faveur de son initiative dont l’objectif est d’interdire aux fonctionnaires, aux membres d’entreprises d’État et d’entreprises sous le contrôle de l’État d’acheter des véhicules d’une valeur supérieure à 1,5 million de roubles. L’initiative a été enregistrée sur le site officiel le 5 avril et la collecte des signatures se poursuit.

Cette initiative prévoit un projet de loi que les signataires souhaitent voir examiné par la Douma d’État. Pour rappel, toute initiative publique enregistrée sur le site des IPR et récoltant plus de 100 000 signatures doit obligatoirement être examinée par la Douma. Toutefois, avant d’être soumise à la Douma, l’initiative doit être examinée par la Commission chargée des IPR. La possibilité pour les citoyens de soumettre ce type d’initiatives était l’une des promesses électorales du président, Vladimir Poutine.

L’attachée de presse de M. Navalny, Anna Bedouta, a expliqué au Kommersant qu’elle ne s’était pas encore entretenue avec son patron concernant les prochaines étapes de son projet, mais qu’il ne manquerait pas de s’exprimer sur le succès de son initiative dans les jours qui viennent.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kommersant.ru/doc/2230599

Le Parti pirate redouble d’efforts pour se faire reconnaître en Russie

3 Fév

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Le président du Parti pirate, Pavel Rassoudouv

Photo : Maxime Poliakov/Kommersant

Le Parti pirate de Russie, dont l’enregistrement à de nouveau été refusé par le ministère de la justice mi-janvier en raison de son nom, a élaboré un nouveau plan pour obtenir un statut officiel. Cette fois-ci, les « pirates » ont créé deux comités d’organisation de parti, l’un prenant le nom de « Tentons de changer la réalité ».

Le président du parti, Pavel Rassoudov, a déclaré à Kommersant que le deuxième comité avait été créé pour parer à toute éventualité, dans la mesure où le parti s’attend à ce que sous la dénomination « Parti pirate de Russie », le ministère de la justice se borne à refuser son enregistrement. « Peu importe l’insistance du ministère de la justice, nous ne modifierons pas notre nom, c’est une question de principe. En réponse à l’argument selon lequel des partis pirates existent dans d’autres pays et sont entrés au parlement, ils nous ont répondu : dans ces pays, le mariage homosexuel est également une pratique courante. Aujourd’hui nous enregistrons des pirates, et demain, nous commencerons à enregistrer des mariages gays », a-t-il expliqué.

Comment ce parti s’est-il fait connaître ?

Le parti a présenté le projet « Rosskomsvoboda » (ou RuBlackList dans la version anglaise), un site qui donnera accès à toutes les ressources qui, selon les « pirates », ont été placées à tort sur la liste noire des sites web interdits.

Les membres du parti envisagent à présent d’entamer des poursuites judiciaires pour contrer les refus d’enregistrement de leur parti. Pour rappel, la raison pour laquelle le ministère a refusé l’enregistrement du parti mi-janvier est que la piraterie est une activité criminelle et ne peut donc être l’objet revendiqué d’un parti. Pavel Rassoudov a affirmé à Kommersant que le ministère de la justice pensait que l’objet du parti était « la piraterie en mer et la contrefaçon », alors que le parti a bel et bien expliqué que ce n’était pas le cas. Il a souligné que la décision du ministère était « illégale sur le plan juridique et donc motivée par des raisons politiques ». L’année dernière, le ministère de la justice avait déjà refusé la demande des « pirates », prétextant l’irrecevabilité de l’utilisation de ce nom.

« Au ministère, on nous a confirmé que les services du président avaient recommandé à demi-mot de ne pas nous enregistrer sous ce nom. C’est là que le bât blesse et nous ne baissons donc pas les bras. Tôt ou tard, la situation devra changer », a déclaré M. Rassoudov.

L’objectif du parti de Pavel Rassoudov est de participer aux prochaines élections de la Douma d’État : « rassembler minimum 3 % des voix pour pouvoir bénéficier de financements publics ».

M. Rassoudov a également expliqué que lundi, les membres du parti avaient lancé une attaque DDoS contre le site du ministère de la justice, qui a déjà pris fin : « Plusieurs motifs de refus nous ont été communiqués. La loi prévoit la motivation de tous les points de l’article de loi, alors que dans notre cas, seule une motivation globale a été effectuée. Nous avons envoyé une lettre sous forme électronique, afin que l’on nous explique les points qui, même du point de vue de la logique de la langue russe, n’ont pas de sens quant au refus qui nous est renvoyé. « Selon nous, le ministère de la justice est une boîte noire, elle réagit comme le chien de Pavlov, vous le stimulez et vous attendez de voir sa réaction. La bureaucratie a raison de la démocratie », a-t-il ajouté.

Taisia Bekboulatova – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kommersant.ru/doc/2117652

Novaya Gazeta soumet une pétition à la Douma pour réclamer sa dissolution

10 Jan

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Photo : Novaya Gazeta

La chambre basse du parlement russe examine la question de sa dissolution après que Novaya Gazeta a lancé une pétition à ce sujet rassemblant plus de 100 000 signatures vérifiées de citoyens. C’est ce qu’a annoncé le média RSN en référence à une déclaration du vice-président de la Douma, le secrétaire du conseil général du parti Russie unie, Sergueï Neverov. Il a confirmé que les députés étaient prêts à examiner des propositions de cet ordre, mais il a rappelé que dans ce cas-ci, il serait nécessaire de consulter les 60 millions d’électeurs qui se sont présentés aux urnes.

Novaya Gazeta a commencé à récolter des signatures en faveur de la dissolution de la sixième Douma d’État le 24 décembre dernier, trois jours après que les députés ont adopté en troisième lecture une loi interdisant l’adoption d’enfants russes par des citoyens américains. Dans la nuit du 9 au 10 janvier, la pétition a rassemblé le nombre de signatures nécessaire pour être examinée par la chambre basse du parlement.

Jusqu’à présent, 106 000 personnes y ont déjà apposé leur signature. Les citoyens ont jusqu’au 1er février pour soutenir la proposition.

Quelques jours avant le lancement de cette action (nommée #давайраспускайся par le journal), Novaya Gazeta avait rassemblé et remis à la Douma 103 000 signatures contre l’adoption de la loi « Dima Yakovlev ». Lors d’une grande conférence de presse le 20 décembre, le président russe, Vladimir Poutine, avait promis que si une pétition contre ce projet de loi était soumise, la Douma d’État l’examinerait. La pétition présentée par le journal de l’opposition contre la loi « anti-Magnitski » n’a pourtant eu aucun effet.

La loi « Dima Yakovlev » a été ainsi nommée en souvenir d’un petit garçon âgé d’un an et demi, Dima Yakovlev, qui avait été adopté par un couple d’Américains en février 2008. Au bout de quelques mois, en juillet, l’enfant est décédé après que son père adoptif l’a laissé pendant neuf heures enfermé dans sa voiture sous 30 degrés. Le père, Michael Harrison, avait par la suite été acquitté.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.utro.ru/articles/2013/01/10/1094142.shtml

Joseph Diskine propose que le Conseil russe des droits de l’Homme soit présidé par Vladimir Poutine

21 Nov

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Photo : versia.ru

Le nouveau membre du Conseil des droits de l’Homme, Joseph Diskine, membre de la commission de la Chambre russe pour le développement de la société civile, estime que Vladimir Poutine devrait diriger le Conseil. Il a expliqué à Kommersant que les autres Conseils (culture, sciences et enseignement) étaient dirigés par le chef du gouvernement et que leurs membres assumaient le rôle de conseillers du président. Le Conseil des droits de l’Homme est actuellement présidé par le conseiller Mihaïl Fedotov.

Un autre nouveau membre de ce Conseil, le journaliste et dirigeant du Centre de recherches stratégique sur la religion et la politique dans le monde contemporain Maxime Chevtchenko, a déclaré que le Conseil des droits de l’Homme rendait des comptes au président et « non à M. Fédotov ». Selon lui, le président du Conseil ne doit pas prendre la place de celui qui a les pleins pouvoirs sur cette problématique. « Le Conseil ne doit ni s’opposer, ni se quereller, ni donner son accord à ce qu’affirme le président. Son rôle est de l’informer », a expliqué M. Chevtchenko. Il propose donc de mettre en place des délégations thématiques qui rencontreront le président sur des thèmes définis.

Le 21 novembre, le Conseil des droits de l’Homme a organisé sa première réunion sous sa nouvelle composition : 40 membres déjà présents auxquels se sont ajoutés 63 militants. Les défenseurs des droits de l’Homme doivent former un groupe de travail qui élaborera la structure de direction et la nouvelle méthode de travail du Conseil, a affirmé M. Fedotov. Il n’a pas exclu que le Conseil puisse fonctionner sous le régime de la coprésidence. Selon lui toujours, de nouveaux groupes pourraient composer le Conseil pour aborder des sujets tels que la politique migratoire, les droits du travail et la défense des droits de l’Homme dans l’ère postsoviétique. Le groupe sur la consolidation citoyenne de la communauté ethnoculturelle pourrait devenir le groupe sur la consolidation de la paix et citoyenne de la communauté ethnoculturelle dans le Caucase du nord. Le groupe Magnitski pourrait être associé à celui sur la participation citoyenne à la lutte contre la corruption et s’occuper également du contrôle du travail des services de l’ordre. Les nouveaux membres du Conseil des droits de l’Homme ont en outre proposé de créer un groupe portant sur la défense des droits des croyants.

Natalia Raibman – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.vedomosti.ru/politics/news/6314181/novyj_chlen_spch_predlagayut_naznachit_putina_predsedatelem#ixzz2CqQmsm6T

La grossièreté, ça coûte cher dans les médias russes

5 Nov

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Photo : Pravda.ru

En octobre dernier, les députés ont proposé d’augmenter à 200 000 roubles les amendes imposées aux médias qui se montreraient grossiers et de protéger contre ce type de propos indécents non seulement les enfants, mais également les adultes.  Le projet de loi en question a déjà été examiné par la Douma d’État de la Fédération de Russie.

Des députés de Russie unie y ont apporté des changements. Comme l’a rappelé le vice-président de la Douma, Sergueï Zhelezniak, actuellement, les amendes ne concernent que les voyous qui jurent dans les lieux publics. En outre, il y a peu, une nouvelle loi « Sur la protection des enfants contre les informations pouvant porter atteinte à leur santé ou à leur développement » est entrée en vigueur, mais elle ne visait que les injures prononcées dans les médias dont le public est composé d’enfants et d’adolescents.

La Douma reçoit par ailleurs de nombreuses plaintes de citoyens concernant les grossièretés dans les médias télévisuels. C’est ce qu’a révélé le Service fédéral de surveillance dans le domaine des technologies de l’information et de la communication de masse (Roskomnadzor), avant de proposer d’imposer des amendes aux médias.

Vedomosti a rapporté que des députés avaient proposé que la loi sur les propos indécents soit élargie à toutes les émissions et publications. Conformément à ce projet de loi, l’amende maximale qui pourrait être imposée à une personne morale serait de 200 000 roubles. Pour les simples citoyens, cette amende pourrait osciller entre 2000 et 3000 roubles.

Les Izvestia ont rappelé que des plaintes avaient été déposées contre les programmes « Dom-2 » (Maison-2), « Kannikouli v Meksike » (Vacances au Mexique), « 100500 » et « Comedy Club » diffusés sur les chaînes TNT, Muz-TV et MTV. Le Service fédéral de surveillance des médias a en outre dénoncé l’utilisation de vocabulaire indécent dans la presse écrite et en ligne, comme sur le site Internet de la radio « Écho de Moscou », dans les publications électroniques « Ridous », « Grani.ru », « Svabodnaya pressa » (Presse libre) et dans le journal « Andy Warhol’s Interview ». Le Service fédéral de surveillance a envoyé une lettre à tous ces médias pour leur faire part du caractère inadmissible de leur vocabulaire.

Lien vers l’article original en russe : http://www.pravda.ru/news/society/24-10-2012/1132228-mat-0/

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Le Parlement ukrainien abandonne son projet de loi sur la diffamation, du moins pour l’instant

3 Oct

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Hier (2 octobre), le parlement ukrainien a abandonné un projet de loi qui aurait fait de la diffamation un crime puni d’une peine d’emprisonnement, un texte que l’opposition et les médias craignaient de voir utilisé à des fins de censure en amont des élections législatives du 28 octobre prochain.

Les députés du Parti des régions du président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, ainsi que leurs alliés, qui ont la majorité au parlement, se sont empressés d’adopter ce projet de loi en première lecture le 18 septembre dernier. Il prévoyait une peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Cependant, la semaine dernière, M. Ianoukovitch a critiqué le moment choisi pour cette proposition dans le contexte de l’Assemblée générale de l’ONU, ce qui a forcé les députés du Parti des régions qui avaient soumis ce texte à le retirer des discussions parlementaires.

M. Ianoukovitch s’est exprimé contre ce projet de loi après que des journalistes ont manifesté contre son adoption et que l’opposition l’a transformé en enjeu électoral.

Le parlement a voté en faveur du retrait du texte de l’agenda, mais l’opposition craint qu’il ne refasse surface plus tard.

« Ils feront tout pour y revenir après l’élection d’un nouveau parlement », a affirmé Arseni Iatseniouk, le leader de l’union de l’Opposition unie qui comprend le parti Batkivchtchina (Patrie) de l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko, aujourd’hui en prison.

Cette loi aurait concerné toute personne, y compris des journalistes, qui aurait diffusé des « informations volontairement erronées » dénigrant une personne, portant atteinte à son honneur ou à sa réputation dans le monde des affaires.

Interdiction de faire la promotion de l’homosexualité

Lors de la même session, les députés ont adopté en première lecture un projet de loi visant à interdire la promotion de l’homosexualité.

Ce texte, dont l’adoption devra être confirmée en seconde lecture, ne définit pas clairement la notion de « promotion de l’homosexualité », mais précise qu’il s’agit d’une menace à la sécurité nationale.

Si cette loi est promulguée, et donc signée par M. Ianoukovitch, le Code pénal ukrainien serait amendé pour condamner toute personne reconnue coupable d’avoir importé, produit ou diffusé des « éléments promouvant l’homosexualité ». La peine prévue pourrait aller jusqu’à cinq ans de prison.

L’homosexualité est légale en Ukraine depuis la chute de l’Union soviétique en 1991.

En 2011, un sondage réalisé par le Gorshenin Institute, un groupe de réflexion local, a toutefois révélé que 78 % des Ukrainiens avaient un avis négatif sur l’homosexualité, ce qui pourrait faire de ce projet de loi un outil utile pour la campagne électorale.

EurActiv.com avec Reuters – traduit de l’anglais par Amandine Gillet
 

Plus de 2000 étudiants russes veulent rencontrer Mark Zuckerberg à la MGU

2 Oct

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Plus de 2000 étudiants de l’université d’État de Moscou (MGU) se sont inscrits à une leçon donnée en soirée par le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, dans la salle de réunion de la bibliothèque de l’université.

Seuls 1200 étudiants pourront toutefois participer à cette rencontre et poser des questions au célèbre Américain.

« Peu d’étudiants savaient qu’il était possible d’assister à cette rencontre. Plusieurs variantes étaient possibles : une invitation électronique à imprimer, une invitation reçue de l’office des études des facultés, en se rendant dans l’auditoire où se tenait la rencontre, ou tout simplement en jouant à une loterie », a expliqué l’université dans un communiqué.

Pour ceux qui ne pourront pas entrer dans la salle, une rediffusion en direct sera organisée sur la  chaîne d’information de la MGU.

« Il s’agira d’une diffusion de haute qualité en deux langues (anglais et russe) et pour les spectateurs qui disposent d’une connexion Internet plus lente, nous proposerons différentes qualités d’image », a expliqué l’université.

M. Zuckerberg, selon la MGU, aurait demandé à rencontrer les élèves des facultés de journalisme, de calcul numérique, de cybernétique et de mécanique mathématique.

Hier, le créateur de Facebook a déjà rencontré le premier ministre du pays, Dmitri Medvedev. Lors de cette rencontre, ils se sont entretenus sur la présence de Facebook en Russie, non seulement en sa qualité de réseau social, mais aussi d’entreprise à la pointe de la technologie.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.rg.ru/2012/10/02/mgu-anons.html

Guennadi Goudkov pourrait devenir l’assistant de son fils à la Douma

17 Sep

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Moscou,  le 17 septembre 2012. INTERFAX.RU – Le député de la Douma d’État du parti Russie juste Dmitri Goudkov a proposé à son père, privé de son mandat à l’assemblée, de devenir son assistant. « J’ai proposé à Guennadi Goudkov de devenir mon assistant à la Douma », a posté Dmitri Goudkov sur Twitter lundi.

Privé de son mandat le 14 septembre dernier, M. Goudkov père n’a pas encore fait appel de cette décision auprès de la Cour suprême de la Fédération de Russie, dans la mesure où il attend encore le document officialisant sa situation de la part de la chambre basse.

Il a souligné que c’était la première fois dans l’histoire de la Russie qu’un député se voyait retiré son mandat en dehors d’une décision de justice. « Cela n’est jamais arrivé dans l’histoire du parlementarisme russe depuis l’institution de la Douma sous le pouvoir des tsars. Même lorsque les tsars étaient encore au pouvoir, personne ne s’est vu retirer son mandat. Poutine et Narychkine sont des pionniers », a-t-il déclaré.

Pour rappel, vendredi passé, la Douma d’État a voté en faveur de la suppression du mandat de député de Guennadi Goudkov suite à la demande de la Commission d’enquête et du procureur général qui ont estimé que l’ancien député avait enfreint la loi sur les activités entrepreneuriales des parlementaires.

Lien vers l’article original : http://www.interfax.ru/politics/news.asp?id=266035

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Guennadi Goudkov perd son mandat de député à la Douma

14 Sep

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La Douma d’Etat a décidé en séance plénière de priver de son mandat le député Guennadi Goudkov du parti Russie juste. La décision a été adoptée à raison de 291 voix pour, 150 contre et 3 abstentions.

Russie unie et le Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR) se sont exprimés en faveur du retrait du mandat, contrairement au Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF) et à Russie juste.

« Tout le monde sait qu’à la Douma d’Etat, comme dans tout autre milieu de travail, nous travaillons main dans la main, et les relations se sont détériorées entre de nombreux membres et M. Goudkov », a déclaré l’un des dirigeants de Russie unie, Andreï Isaïev, expliquant la position de la majorité parlementaire.

« Mais notre électorat se demande s’il est possible, suite à ce scandale, que certaines personnes jouissent d’un statut leur permettant de ne pas respecter la loi. »

« Le mot représailles a été lancé. De quoi parle-t-on ? M. Goudkov a-t-il été jeté en prison ? privé de ses biens ? empêché d’exercer des activités politiques ? Seul son mandat lui a été enlevé. Cette décision le renvoie simplement au statut des 140 millions de citoyens de notre pays, à l’exception des 450 personnes rassemblées dans cette salle », a-t-il déclaré.

Le leader du LDPR, Vladimir Jirinovski, est du même avis que M. Isaïev. « Il ne s’agit en aucun cas de représailles. Tout le parti de Russie juste se trompe dans cette affaire », a-t-il affirmé.

« Mais nul besoin de s’en offusquer », a déclaré M. Jirinovski, s’adressant à M. Goudkov. « Nous sommes très déçus que vous nous quittiez si tôt. Ne vous affolez pas, nous prendrons soin de votre famille. Les portes du LDPR seront toujours ouvertes à votre fils Dmitri [Goudkov] (député du parti Russie juste). »

Pour rappel, M. Goudgov a été accusé d’exercer des activités entrepreneuriales, ce qui est interdit aux députés de la Douma.

Selon des témoins, M. Goudkov dirige un important marché à Kolomna. Selon certaines données, ce député, appartenant à la Douma et étant donc au service de la Fédération de Russie, aurait, en septembre 2008, acheté des parts du capital de l’entreprise Kolomenski Stroïtel du secteur de la construction.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.rg.ru/2012/09/14/gudkov1.html

Le directeur des services de construction de la ville de Krasnodar arrêté pour pédophilie

22 Août

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La nouvelle a pris de l’ampleur suite à la publication de vidéos sur Internet. Ce mois-ci, un homme s’est enregistré sur un réseau social et a fait connaissance avec un adolescent de 15 ans. Ils ont échangé leurs numéros de téléphone, puis l’homme s’est rendu au domicile du jeune garçon. Des amis plus âgés du garçon l’attendaient et l’ont directement emmené à la police.

Mais surprise, l’homme s’est avéré être le directeur des services de construction de l’administration de Krasnodar. La Commission d’enquête de la région de Krasnodar a décidé d’ouvrir une enquête pénale conformément à l’alinéa 2 de l’article 134 du Code portant sur l’« homosexualité avec un mineur ». Le fonctionnaire risque jusqu’à six ans de prison.

« Une fois en tête à tête avec le jeune garçon dans l’ascenseur, l’homme a commencé à toucher les fesses du mineur, après quoi il a suivi le jeune dans l’appartement. Une enquête est en cours, mais le fonctionnaire n’est pas derrière les bureaux. La question des mesures de sûreté sera abordée en temps voulu », a déclaré le représentant officiel de la Commission d’enquête de la région de Krasnodar, Ivan Senguerov.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.novayagazeta.ru/news/59088.html

FSB : le recrutement des agents secrets sera plus strict à l’avenir

20 Août

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Le directeur du FSB, Alexandre Bortnikov, a approuvé l’ordre n° 335 qui est censé alléger la charge de travail des services de sécurité. A présent, les personnes s’apprêtant à effectuer leur service militaire, à entrer au FSB ou dans les services civils, sont obligées de fournir bien plus d’informations personnelles, y compris sur leurs proches.

Les agents secrets peuvent ainsi plus facilement rassembler des données, afin que n’importe qui ne se retrouve pas à travailler dans les organes du pouvoir, à l’armée ou dans les services secrets.

Il est en effet déjà arrivé que les contrôles du FSB se révèlent insuffisants et que certains éléments indésirables passent entre les mailles du filet. Il y a quelques années, Rossiskaya Gazeta a révélé au grand jour une affaire sans précédent concernant une femme qui avait fait l’objet d’une enquête des services spéciaux, mais était tout de même parvenue à devenir juge fédérale. Pour ce faire, elle avait dissimulé le nom de famille qu’elle portait à l’époque, lorsqu’elle était en plein coeur d’une enquête fédérale. Lorsque la vérité a éclaté, les autorités se sont rendu compte que personne ne lui avait posé de questions sur ce changement de nom.

Une telle situation ne pourrait plus se produire aujourd’hui. Les tests psychologiques et de personnalité étaient également effectués par le FSB, mais plus d’informations pourront à présent être demandées. Par exemple, par le passé, vous ne deviez parler que des membres de votre famille (époux/épouse, enfants), mais aujourd’hui il est également obligatoire de fournir des informations sur des personnes qui ne sont pas reprises dans les listes du Bureau de l’état civil, comme les colocataires et les cohabitants.

Lorsqu’il s’agit de garder des secrets d’Etat, comme c’est souvent le cas pour les membres des services spéciaux, de l’armée et les fonctionnaires, l’entourage peut jouer un rôle important s’agissant de les conserver.

En outre, les candidats doivent faire mention de toute condamnation éventuelle, qu’elle les concerne directement ou porte sur leurs proches ou les proches de leur époux/épouse. Il est également interdit d’omettre de mentionner toute procédure juridique en cours. Le candidat devra parler des enfants qu’il aura eus, peu importe si ce fut dans le cadre d’un mariage ou non.

Les penchants politiques et l’appartenance à tout mouvement ne pourront pas restés secrets. Les candidats devront fournir la date de leur adhésion à tout parti et préciser leur statut au sein de ceux-ci.

Les exigences ont également changé en ce qui concerne les proches des candidats vivant à l’étranger. Il est à présent requis de mentionner tout parent proche ou éloigné résidant à l’étranger et de fournir toute une série d’informations à leur sujet. Le FSB réclamera également des informations sur les proches des candidats, ayant non seulement vécu, mais également étudié ou même passé des vacances en dehors des frontières russes pendant plus de six mois.

Le candidat devra également mentionner toute connaissance vivant à l’étranger, russe ou non, avec laquelle il serait en relation et qui pourrait être au courant de son projet de rejoindre l’armée ou les services secrets.

Toutes ces informations devront être fournies à l’agent responsable du recrutement au sein du FSB.

Le texte de cette décision ne précise toutefois pas les conséquences en cas de dissimulation d’informations aux services secrets.

Timofeï Borissov – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.rg.ru/2012/08/15/fsb.html

L’« envoyé d’Allah » dirigeait une secte dans un bunker près de Kazan

9 Août

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La rue Torfianaya à la sortie de Kazan longe littéralement la voie ferrée. Les passagers des trains de longs parcours voient souvent par la fenêtre le minaret de la mosquée étonnamment construit sur le toit même d’une maison située derrière une barrière.

Derrière ce mur vert, une communauté vit selon ses propres règles au sein d’une secte d’ermites musulmans. Ils se sont donné le nom de « fayzarahmanistes », d’après le nom de leur leader qui se dit l’envoyé d’Allah. Fayzrahman Satarov, 85 ans, déclarait déjà en 1964 être le nouveau prophète. En 1996, il a acheté un terrain dans le faubourg de Torfianaya sur le territoire de Kazan près d’une medersa où il a progressivement établi sa secte.

Après l’attentat contre les dirigeants des autorités musulmanes du Tatarstan, la police s’est intéressée à tous les adeptes de formes non traditionnelles de la religion islamique. Vendredi les autorités de tutelle et la police ont retrouvé 21 enfants dans ce bunker et les ont emmenés.

« Les ermites ne ressemblent pas du tout à des terroristes »

Précédemment, à la recherche d’informations sur les fayzarahmanistes, nous avions décidé de tâter le terrain et de nous adresser au mécanicien du garage local situé juste à côté de la maison des ermites.

« Cela fait déjà quatre ans que je travaille ici. Ils sortent très rarement. J’ai vu deux hommes barbus à trois reprises, je vois encore moins souvent les enfants, mais au son des voix que j’entends, je sais qu’il y en a beaucoup. Ils semblent sereins. On ne les embête pas et ils font de même », avait alors déclaré le garagiste en souriant.

Dans l’espoir qu’ils ne nous rembarrent pas, nous avons frappé à la porte. Une grosse clé à écrou était près de la porte en fer et j’en m’en suis servi pour frapper. Au bout de quelques minutes, nous avons entendu du bruit.

Ils prédisent la fin du monde

Les fayzarahmanistes disposent de leur propre calendrier. Ce calendrier mentionnerait la date précise de la fin du monde. Ils ont menacé les autorités de tutelle de l’apocalypse si elles ne leur rendaient pas les enfants. Ils n’ont toutefois pas donné la date de la fin du monde.

Les fayzarahmanistes se sont retirés du monde extérieur dès 2001, non pas par peur, mais en raison de leurs dettes. Selon certaines informations, ces dettes s’élèveraient à plusieurs dizaines de milliers de roubles.  La propriété des fayzarahmanistes se compose notamment d’une bâtisse sur trois étages, d’une mosquée avec un minaret, d’un garage avec une voiture, de bains et d’une centrale électrique au diesel. Ils disposent même de leur propre puits. Les femmes ont enfanté sur le territoire même de la propriété et les enfants ont été éduqués par le « prophète ».

Des enfants maltraités pendant plus de 10 ans ?

La porte s’est ouverte sur un homme de quarante ans avec une longue barbe et une robe verte. Non loin de lui se trouvait une femme âgée d’environ soixante-dix ans.

« Vous êtes des journalistes ? Vous n’écrivez jamais la vérité à notre sujet », s’est-il emporté en langue tatare. « Nous sommes des gens normaux, nous vivons simplement selon nos lois. Nous n’embêtons personne. »

« Pouvons-nous entrer chez vous pour voir comment vous vivez ? » lui ai-je demandé.

« Je dois en parler à l’envoyé d’Allah, il risque d’être indisposé par votre venue. »

C’est à ce moment-là qu’est intervenue la vieille dame habillée en rouge avec un foulard blanc sur la tête.

« On nous a pris 21 enfants, ils ont été répartis dans des orphelinats, ils les ont emmenés hier. La police est venue avec des armes et a tout chamboulé. Les enfants pleuraient et ne voulaient pas partir. Comment vont-ils maintenant ? »

Les autorités de tutelles estiment quant à elle avoir sauvé les enfants :

« Les enfants n’allaient pas à l’école et ne voyaient pratiquement jamais la lumière du jour. Ils étaient sales et vêtus de guenilles. Ils n’avaient jamais vu de médecin. »

L’envoyé d’Allah fait aujourd’hui l’objet de poursuites.

L’homme en question s’est montré à la porte.  Je pensais que je pourrais rentrer, mais l’homme en robe verte m’a repoussé en affirmant qu’il était interdit de filmer l’envoyé d’Allah. La porte s’est ensuite refermée avec fracas.

Certains enfants n’avaient jamais vu la lumière du jour

Les membres de cette secte vivaient dans des conditions inhumaines : en sous-sol sans lumière et ventilation. Le plus affreux, c’est qu’une vingtaine enfants vivaient à cet endroit, dont huit en âge d’aller à l’école.

Selon les médecins, bon nombre d’entre eux n’avaient jamais vu la lumière du jour. Ils étaient sales et mal soignés. Pour la première fois de leur vie, ils ont été examinés par le corps médical. Ce sont les autorités de tutelles qui décideront de la suite des événements.

Артур ЕНИКЕЕВ – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kp.ru/daily/25928/2878520/

Les autorités américaines craignent pour la sécurité de Madonna à Saint Pétersbourg

9 Août

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L’ambassade des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg a fait part de ses inquiétudes en amont du concert de Madonna, la star de la pop. Les Américains ont exhorté les spectateurs et la chanteuse à se montrer vigilants, dans la mesure où ils craignent des problèmes avant et pendant le concert, a fait savoir Detroit Free Press.

Les actions de protestation contre le concert de Madonna aujourd’hui ont commencé dès la semaine dernière. La chanteuse aurait prévu de s’exprimer en faveur des droits des minorités sexuelles et selon plusieurs Pétersbourgeois, il pourrait s’agir d’une infraction à la loi contre la propagande homosexuelle.

« Le Consulat général des Etats-Unis a reçu des informations sur des menaces de violence physique contre les spectateurs et les artistes lors du concert du 9 août à Saint-Pétersbourg. Les autorités russes nous ont assuré qu’elles avaient pris toutes les mesures nécessaires, mais nous conseillons aux citoyens américains qui comptent participer à ce concert de rester vigilants », a déclaré l’ambassade américaine dans un communiqué.

Malgré les craintes des diplomates américains, le concert de la diva à Moscou mardi dans le complexe olympique s’est déroulé sans encombre. Devant son public moscovite, Madonna s’est exprimée en faveur de la libération des trois membres du groupe punk Pussy Riot, ainsi que de la liberté d’expression et de l’égalité.

« Nous sommes chrétiens, musulmans, juifs, toutes les confessions sont réunies ici. Il est important de rappeler que nous sommes une famille. Nous sommes ensemble. Gays ou hétéros, nous sommes tous des êtres humains. C’est la seule vérité qui a du sens », a déclaré la chanteuse.

Maxime Dinkevitch – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.vesti.ru/doc.html?id=874180&874180

La Russie prévoit de développer des bases navales dans l’Arctique

6 Août

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Krasnoïarsk, le 6 avril – RIA Novosti. La Fédération de Russie compte construire une série de bases navales dans l’Arctique sur le tracé du Passage du Nord-Est pour y stationner des navires de guerre de la flotte maritime militaire et de la police des frontières, a annoncé à l’issue d’une conférence dans le district fédéral sibérien Nicolaï Patrouchev, le dirigeant du Service fédéral de sécurité nationale (FSB).

« Nous avons dressé une liste de bases clés sensibles à développer dans les régions retirées de l’océan Arctique sur le tracé du Passage du Nord-Est, afin de protéger le stationnement des navires de guerre de la flotte maritime militaire et des services aux frontières du FSB », a déclaré M. Patrouchev.

Il a par ailleurs précisé que des propositions avaient été soumises au gouvernement concernant des mesures supplémentaires en matière de régulation fiscale et douanière pour stimuler les activités commerciales dans la partie russe de l’Arctique.

M. Patrouchev a souligné que quelques actes législatifs avaient déjà été modifiés, notamment la réglementation de la navigation maritime marchande dans le Passage du Nord-Est.

« L’étude des questions liées à la défense des intérêts nationaux de la Fédération de Russie se termine, tout comme l’examen des mesures visant à soutenir les organisations nationales qui exercent leurs activités dans le domaine maritime et fluvial », a-t-il ajouté.

Il a souligné que les discussions sur la création de bases clés sensibles dans les régions de l’Arctique sur le tracé du Passage du Nord-Est tiraient en longueur.

M. Patrouchev a expliqué que le projet de loi fédérale avait été soumis à la Douma d’Etat et qu’il prévoyait notamment la création d’une administration du Passage du Nord-Est.

« L’étude des questions liées à la défense des intérêts nationaux de la Fédération de Russie se termine, tout comme l’examen des mesures visant à soutenir les organisations nationales qui exercent leurs activités dans le domaine maritime et fluvial. De nombreux points ont été abordés et réglés sur le retour de l’aviation dans l’Arctique, mais certaines mesures continuent de poser problème », a-t-il expliqué.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://ria.ru/arctic/20120806/717502038.html#ixzz22lOVqBBm

Près de 50 % des Russes ne font pas confiance aux politiques, aux policiers et aux hommes d’affaires

6 Août

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Moscou, le 6 avril 2012 RIA Novosti. La plupart des Russes font confiance aux érudits et aux professeurs. En revanche, la moitié des citoyens de la Fédération se montrent moins confiants vis-à-vis des décideurs politiques, des fonctionnaires, des policiers et des entrepreneurs, selon un sondage dont les résultats ont été publiés ce lundi par le VTsIOM, le centre russe d’étude de l’opinion publique.

Le degré de confiance envers les journalistes faisait également partie des questions posées aux répondants : 37 % leur font confiance et 32 % non.

« A l’heure actuelle, les Russes font surtout confiance aux érudits (66 % des répondants affirment leur accorder leur confiance) et aux professeurs (66 %) […] La population semble moins encline à croire les décideurs politiques (53 % ne leur font pas confiance), les fonctionnaires et les policiers (52 %), ainsi que les entrepreneurs (50 %) », peut-on lire dans le communiqué publié par le VTsIOM.

Le degré de confiance envers les militaires est de 57 %, envers les médecins de 54 % et envers les serviteurs du culte de 50 %. Au cours de ces deux dernières années, la population a légèrement revu son opinion à la baisse sur les militaires (62 % auparavant) et les prêtres (65 % auparavant). Plus de 25 % des répondants ont affirmé ne plus faire confiance aux serviteurs du culte, contre 14 % deux années plus tôt. Moins de Russes font confiance aux érudits (71 % auparavant) et aux professeurs (68 % par le passé).

Ce sondage a été réalisé les 9 et 10 juin derniers. Les répondants étaient au nombre de 1 600, répartis dans 138 agglomérations et 46 régions de Russie. La marge d’erreur statistique ne dépasse pas 3,4 %.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://ria.ru/society/20120806/717546531.html#ixzz22lHTE2kK

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