Les Pussy Riot nominées pour le Prix Sakharov du Parlement européen

14 Sep

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Les Pussy Riot ont été nominées par l’eurodéputé allemand Werner Schulz (Verts/ALE) soutenu par 45 autres membres du Parlement. Les candidats au prix Sakharov peuvent être nominés soit par un groupe politique, soit par un minimum de 40 eurodéputés.

Trois membres de ce groupe punk, Nadezhda Tolokonnikova (22 ans), Maria Aliokhina (24 ans) et Ekaterina Samoutsevitch (30 ans) ont été condamnées le 17 août dernierpour vandalisme motivé par la haine religieuse après avoir chanté une chanson punk dans la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou. Lors de leur performance, les punkettes ont appelé la Vierge Marie à mettre Vladimir Poutine, le président russe, à la porte du pays. Le verdict a suscité l’indignation et a été condamné par l’Union européenne et les Etats-Unis.

Les Pussy Riot ont été soutenues par des dizaines de musiciens célèbres, dont Paul McCartney, Madonna, les Red Hot Chili Peppers, Björk, Bryan Adams, Sting et Yoko Ono, entre autres.

Autres nominés

Ales Bialiatski, un militant biélorusse de l’opposition actuellement en prison, Joseph Francis, un militant qui assiste les victimes de la loi pakistanaise sur le blasphème, trois représentants de l’opposition emprisonnés au Rwanda et deux intellectuels iraniens ont eux aussi été nominés par les eurodéputés pour le prix Sakharov que décerne chaque année le Parlement pour honorer des individus qui lutte contre l’intolérance, le fanatisme et l’oppression.

Les groupes politiques et les eurodéputés qui ont choisi les candidats devront en faire la présentation le 25 septembre prochain à Bruxelles. La cérémonie de remise du prix se tiendra à Strasbourg aux alentours du 10 décembre, le jour où la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations unies a été signée en 1948.

Parmi les nominés, le favori semble être Ales Bialiatski, un défenseur de la liberté et des droits de l’Homme mis derrière les barreaux par le régime biélorusse. Il a été choisi par l’eurodéputé polonais Jacek Saryusz-Wolski (Parti populaire européen) qui a rassemblé les signatures de 82 autres membres de l’assemblée. Le Parlement européen a déjà exprimé son soutien à M. Bialiatski dans une résolution du 15 septembre 2011. M. Bialiatski a également été nominé pour le prix Nobel de la paix.

M. Francis, le fondateur et directeur de l’organisation CLAAS (Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement) qui défend les victimes de la loi pakistanaise contre le blasphème, a été nominé par le groupe des Conservateurs et Réformistes européens. Les accusations de blasphème donnent souvent lieu à des harcèlements, des menaces et des agressions. Plusieurs grands acteurs de la scène politique ont été assassinés pour leur opposition à cette loi.

Les trois représentants rwandais de l’opposition, qui ont tenté de mettre un terme aux scènes de violence en promouvant le dialogue et la réconciliation, ont été nominés par les eurodéputés espagnols Willy Meyer (Groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique), Rosa Estaràs (PPE), María Muñiz (Socialistes et Démocrates), Ana Miranda (Verts/ALE) et 37 autres eurodéputés. Les trois militants sont Victoire Ingabire Umuhoza, Déogratias Mushayidi et Bernard Ntaganda.

L’un des Iraniens nominés est Nasrin Sotoudeh, une avocate qui plaide en faveur des droits de l’Homme et qui représente des militants de l’opposition et des acteurs de la scène politique emprisonnés suite aux élections présidentielles contestées de juin 2009, ainsi que de jeunes délinquants qui risquent la peine de mort. Elle a été arrêtée en septembre 2010 pour propagande et conspiration mettant en péril la sécurité de l’Etat. Elle a été emprisonnée et placée en isolement.

L’autre nominé iranien est Jafar Panahi, un réalisateur, scénariste et monteur. Il a rencontré le succès à l’international en 1995 avec son premier long métrage, « Le Ballon blanc », qui a remporté la Caméra d’or lors du Festival de Cannes la même année.

Ils ont été nominés par l’eurodéputé espagnol José Ignacio Salafranca (PPE), l’eurodéputé allemand Elmar Brok (PPE) et 11 autres membres du Parlement.

Article traduit de l’anglais par Amandine Gillet

Lien vers l’article sur EurActiv : http://www.euractiv.com/fr/europe-est/les-pussy-riot-nominees-pour-le-news-514790

La militante Tatiana Romanova reçoit une amende pour avoir manifesté en soutien aux Pussy Riot

23 Août

La justice de paix du district de Khamovniki a entendu la militante Tatiana Romanova Novokchtchenova qui s’est présentée avec la même écharpe que celle qu’elle portait lorsqu’elle s’est perchée sur un réverbère aux abords de l’ambassade de Turquie le 17 août dernier. Le jour de l’annonce de la condamnation des trois membres du groupe Pussy Riot, Tatiana a fait sensation : la jeune fille s’est perchée sur un réverbère, elle a enfilé une cagoule et brandi une pancarte sur laquelle était inscrit « Honte à la Russie » avec les encouragements de la foule qui scandait « Libérez les Pussy Riot ». Lorsque les policiers ont tenté de la faire descendre, elle a franchi la barrière et est entrée sur le territoire de l’ambassade de Turquie. Les forces de police l’y ont donc suivie. L’ambassadeur a pris parti pour la demoiselle : il a éconduit les policiers et a proposé à Tatiana de sortir discrètement de la cour en se mêlant à la foule. La police n’a toutefois pas manqué de l’intercepter dès sa sortie et de l’arrêter en vertu de l’alinéa 1 de l’article 19.3 du Code d’infractions administratives de la Fédération de Russie qui porte sur la désobéissance aux forces de l’ordre.

Au tribunal, les policiers qui avaient arrêté Tatiana ont fait profil bas et se sont mis à rougir lorsqu’il leur a été demandé de s’expliquer quant à leur intervention sur le territoire de l’ambassade. Dans les rapports qui ont été lus lors de l’audience, il est indiqué que Tatiana est tombée de la barrière et a « entraîné » dans sa chute les policiers sur le territoire de l’ambassade.

Le tribunal a diffusé une vidéo pour montrer que les policiers n’avaient pas donné à la jeune fille d’ordres impossibles à suivre. En raison du bruit émanant de la foule, impossible toutefois d’entendre ce que les policiers ont demandé à la militante.

Verdict du tribunal : une amende de 500 roubles.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.novayagazeta.ru/news/59105.html

Le directeur des services de construction de la ville de Krasnodar arrêté pour pédophilie

22 Août

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La nouvelle a pris de l’ampleur suite à la publication de vidéos sur Internet. Ce mois-ci, un homme s’est enregistré sur un réseau social et a fait connaissance avec un adolescent de 15 ans. Ils ont échangé leurs numéros de téléphone, puis l’homme s’est rendu au domicile du jeune garçon. Des amis plus âgés du garçon l’attendaient et l’ont directement emmené à la police.

Mais surprise, l’homme s’est avéré être le directeur des services de construction de l’administration de Krasnodar. La Commission d’enquête de la région de Krasnodar a décidé d’ouvrir une enquête pénale conformément à l’alinéa 2 de l’article 134 du Code portant sur l’« homosexualité avec un mineur ». Le fonctionnaire risque jusqu’à six ans de prison.

« Une fois en tête à tête avec le jeune garçon dans l’ascenseur, l’homme a commencé à toucher les fesses du mineur, après quoi il a suivi le jeune dans l’appartement. Une enquête est en cours, mais le fonctionnaire n’est pas derrière les bureaux. La question des mesures de sûreté sera abordée en temps voulu », a déclaré le représentant officiel de la Commission d’enquête de la région de Krasnodar, Ivan Senguerov.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.novayagazeta.ru/news/59088.html

Anna Politovskaïa : l’enquête sur Dmitri Pavlioutchenkov est terminée

22 Août

L’enquête criminelle sur l’ancien membre des forces de police de Moscou Dmitri Pavlioutchenkov est terminée. L’homme est accusé du meurtre de la journaliste de Novaya Gazeta Anna Politovskaïa. C’est ce qu’a annoncé l’avocat de M. Pavlioutchenkov, Karen Nersesian.

Il a expliqué que lui et son client avaient pu prendre connaissance des éléments de l’enquête après les parties civiles. Il a ajouté que ces éléments pourraient être transférés au tribunal de la ville de Moscou dès septembre pour le procès.

Le représentant officiel de la Commission d’enquête russe, Vladimir Markine, avait précédemment déclaré que le prévenu avait reconnu les faits et coopérait activement avec les enquêteurs. Son dossier sera donc traité séparément. Conformément à la loi, sa peine ne sera pas supérieure à deux tiers du châtiment maximal prévu pour les faits qui lui sont reprochés. Dans la version finale de l’acte d’accusation, M. Pavlioutchenkov sera jugé conformément à l’alinéa 2 de l’article 105 et l’alinéa 3 de l’article 222 du Code pénal de la Fédération de Russie (meurtre d’une personne exerçant ses fonctions perpétré par un groupe de personnes rémunérées pour cet acte et trafic illicite d’armes à feu).

Anna Politovskaïa, une célèbre journaliste d’investigation, a été assassinée dans la cage d’ascenseur de son immeuble à Moscou le 7 octobre 2006. L’enquête se fonde sur l’hypothèse que son meurtre a un lien avec ses activités professionnelles.

Six personnes ont été accusées d’avoir commis ce crime :  Lom-Ali Gaïtoukaïev, l’organisateur présumé de l’assassinat, l’ancien colonel de la police Dmitri Pavlioutchenkov, l’ex-fonctionnaire du ministère de l’intérieur Sergueï Khadzhikourbanov et les trois frères Mahmoudov, dont l’un (Roustam) serait l’auteur du meurtre, selon l’enquête. Les autorités ont arrêté M. Pavlioutchenkov fin août 2011.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://rg.ru/2012/08/21/delo-anons.html

FEMEN menace de s’attaquer aux bâtiments orthodoxes en Russie

20 Août

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Les membres du mouvement ukrainien FEMEN, des militantes qui ont récemment scié une croix à Kiev, ont annoncé qu’elles prévoyaient de s’attaquer à l’architecture orthodoxe en Russie. Cette information a été publiée sur le site de l’organisation.

Elles ne sont toutefois pas entrées dans les détails (date, transport, etc.). Leur communiqué se termine par « scions des croix ! ».

C’est le 17 août dernier que les jeunes femmes de FEMEN ont scié une croix à Kiev. Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait d’une croix érigée en soutien aux victimes de la répression politique en 2004.

Les autorités ukrainiennes n’ont pas tardé à décider de poursuivre les jeunes femmes pour « hooliganisme ».

Les membres de cette organisation féministe ont expliqué avoir scié cette croix en soutien aux membres du groupe punk russe Pussy Riot, jugées pour avoir chanté dans la Cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. Le 17 août dernier, les trois femmes ont été condamnées à deux ans de prison pour hooliganisme.

Sur son site Internet, FEMEN a décrit son action comme une oeuvre « trash-religieuse » du groupe Krestopoval (dont les membres font partie de l’organisation). Les annonces concernant le voyage prévu en Russie ont également été faites au nom de ce groupe.

Alexandra Chevtchenko, la porte-parole de FEMEN, a tenu à s’expliquer sur leur action lors d’une interview accordée à Evroradio. « En tant qu’organisation, nous sommes profondément athées. Nous n’en avons donc rien à foutre des sentiments des croyants », a-t-elle déclaré. « Ce qui compte, c’est de ne pas offusquer les athées », a-t-elle ajouté.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://lenta.ru/news/2012/08/20/femen/

FSB : le recrutement des agents secrets sera plus strict à l’avenir

20 Août

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Le directeur du FSB, Alexandre Bortnikov, a approuvé l’ordre n° 335 qui est censé alléger la charge de travail des services de sécurité. A présent, les personnes s’apprêtant à effectuer leur service militaire, à entrer au FSB ou dans les services civils, sont obligées de fournir bien plus d’informations personnelles, y compris sur leurs proches.

Les agents secrets peuvent ainsi plus facilement rassembler des données, afin que n’importe qui ne se retrouve pas à travailler dans les organes du pouvoir, à l’armée ou dans les services secrets.

Il est en effet déjà arrivé que les contrôles du FSB se révèlent insuffisants et que certains éléments indésirables passent entre les mailles du filet. Il y a quelques années, Rossiskaya Gazeta a révélé au grand jour une affaire sans précédent concernant une femme qui avait fait l’objet d’une enquête des services spéciaux, mais était tout de même parvenue à devenir juge fédérale. Pour ce faire, elle avait dissimulé le nom de famille qu’elle portait à l’époque, lorsqu’elle était en plein coeur d’une enquête fédérale. Lorsque la vérité a éclaté, les autorités se sont rendu compte que personne ne lui avait posé de questions sur ce changement de nom.

Une telle situation ne pourrait plus se produire aujourd’hui. Les tests psychologiques et de personnalité étaient également effectués par le FSB, mais plus d’informations pourront à présent être demandées. Par exemple, par le passé, vous ne deviez parler que des membres de votre famille (époux/épouse, enfants), mais aujourd’hui il est également obligatoire de fournir des informations sur des personnes qui ne sont pas reprises dans les listes du Bureau de l’état civil, comme les colocataires et les cohabitants.

Lorsqu’il s’agit de garder des secrets d’Etat, comme c’est souvent le cas pour les membres des services spéciaux, de l’armée et les fonctionnaires, l’entourage peut jouer un rôle important s’agissant de les conserver.

En outre, les candidats doivent faire mention de toute condamnation éventuelle, qu’elle les concerne directement ou porte sur leurs proches ou les proches de leur époux/épouse. Il est également interdit d’omettre de mentionner toute procédure juridique en cours. Le candidat devra parler des enfants qu’il aura eus, peu importe si ce fut dans le cadre d’un mariage ou non.

Les penchants politiques et l’appartenance à tout mouvement ne pourront pas restés secrets. Les candidats devront fournir la date de leur adhésion à tout parti et préciser leur statut au sein de ceux-ci.

Les exigences ont également changé en ce qui concerne les proches des candidats vivant à l’étranger. Il est à présent requis de mentionner tout parent proche ou éloigné résidant à l’étranger et de fournir toute une série d’informations à leur sujet. Le FSB réclamera également des informations sur les proches des candidats, ayant non seulement vécu, mais également étudié ou même passé des vacances en dehors des frontières russes pendant plus de six mois.

Le candidat devra également mentionner toute connaissance vivant à l’étranger, russe ou non, avec laquelle il serait en relation et qui pourrait être au courant de son projet de rejoindre l’armée ou les services secrets.

Toutes ces informations devront être fournies à l’agent responsable du recrutement au sein du FSB.

Le texte de cette décision ne précise toutefois pas les conséquences en cas de dissimulation d’informations aux services secrets.

Timofeï Borissov – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.rg.ru/2012/08/15/fsb.html

Condamnation des Pussy Riot : la Russie sous le feu des critiques

20 Août

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Les trois jeunes femmes, Nadezhda Tolokonnikova (22 ans), Maria Aliokhina (24 ans) et Ekaterina Samoutsevitch (30 ans) ont été condamnées vendredi (17 août) pour « hooliganisme » motivé par la haine religieuse après avoir chanté une chanson punk dans la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou. Lors de leur performance, les punkettes ont appelé la Vierge Marie à mettre Vladimir Poutine, le président russe, à la porte du pays.

En Bulgarie, le monument de l’armée soviétique a arboré un nouveau look vendredi : les sculptures des soldats russes se sont vu affubler de cagoules colorées, le signe distinctif adopté par le groupe punk. A Bruxelles, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant la mission russe auprès de l’UE, mais ils ont dû s’éloigner du bâtiment pour rejoindre le trottoir en face de l’ambassade américaine.

Catherine Ashton, la haute responsable de l’Union européenne pour les affaires étrangères, a expliqué que la condamnation à deux ans de prison des trois femmes était « disproportionnée » par rapport au crime commis, un signe d’intimidation des militants de l’opposition dans le pays.

« Etant donné les signalements de mauvais traitements lors de la détention provisoire et les accusations d’irrégularités lors du procès, il [le verdict] remet en question le respect par la Russie de ses obligations internationales en matière de procédure judiciaire équitable, transparente et indépendante », a déclaré Mme Ashton.

« Cette affaire s’ajoute aux actes toujours plus nombreux d’intimidation politique et aux poursuites déjà entamées contre des militants de l’opposition en Fédération de Russie, une tendance qui inquiète de plus en plus l’Union européenne », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

La commissaire aux affaires intérieures, Cecilia Malmström, a écrit sur son profil Twitter : « Je suis très triste d’apprendre la condamnation des Pussy Riot. C’est totalement disproportionné ! »

A Washington, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a été cité parReuters :  « Même si nous comprenons que le comportement du groupe a froissé certaines personnes, nous nous inquiétons sérieusement quant à la manière dont ces jeunes femmes ont été traitées par le système judiciaire russe. »

L’affaire des Pussy Riot, considérée comme un test sur la tolérance de M. Poutine vis-à-vis de ses opposants, ne fait qu’alimenter des tensions déjà vives dans les relations entre Moscou et les pays européens depuis leurs différends sur la façon de gérer la crise syrienne.

Des musiciens outrés

Les Pussy Riot ont été soutenues par des dizaines de musiciens célèbres, dont Paul McCartney, Madonna, les Red Hot Chili Peppers, Björk, Bryan Adams, Sting et Yoko Ono, entre autres.

Bryan Adams a écrit sur son compte Twitter : « Scandaleux […] Des chanteuses russes en prison pour s’être exprimées librement ? »

L’acteur du Seigneur des Anneaux, Elijah Wood, a quant à lui tweeté : « C’est une honte de voir que les Pussy Riot ont été condamnées, mais je ne suis pas surpris. »

En Russie, la société apparaît divisée sur la question. Des centaines d’intellectuels ont manifesté contre le verdict qui a été prononcé. L’ancien champion du monde d’échecs, Gary Kasparov, a même été placé en détention et aurait été battu pour avoir participé à une manifestation devant le tribunal.

Beaucoup de Russes considèrent toutefois cette condamnation comme un châtiment mérité pour avoir profané un endroit sacré et porté atteinte aux valeurs culturelles russes.

Article traduit de l’anglais par Amandine Gillet

Lien vers l’article sur EurActiv.com : http://www.euractiv.com/fr/europe-est/vladimir-poutine-montre-du-doigt-news-514344

L’« envoyé d’Allah » dirigeait une secte dans un bunker près de Kazan

9 Août

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La rue Torfianaya à la sortie de Kazan longe littéralement la voie ferrée. Les passagers des trains de longs parcours voient souvent par la fenêtre le minaret de la mosquée étonnamment construit sur le toit même d’une maison située derrière une barrière.

Derrière ce mur vert, une communauté vit selon ses propres règles au sein d’une secte d’ermites musulmans. Ils se sont donné le nom de « fayzarahmanistes », d’après le nom de leur leader qui se dit l’envoyé d’Allah. Fayzrahman Satarov, 85 ans, déclarait déjà en 1964 être le nouveau prophète. En 1996, il a acheté un terrain dans le faubourg de Torfianaya sur le territoire de Kazan près d’une medersa où il a progressivement établi sa secte.

Après l’attentat contre les dirigeants des autorités musulmanes du Tatarstan, la police s’est intéressée à tous les adeptes de formes non traditionnelles de la religion islamique. Vendredi les autorités de tutelle et la police ont retrouvé 21 enfants dans ce bunker et les ont emmenés.

« Les ermites ne ressemblent pas du tout à des terroristes »

Précédemment, à la recherche d’informations sur les fayzarahmanistes, nous avions décidé de tâter le terrain et de nous adresser au mécanicien du garage local situé juste à côté de la maison des ermites.

« Cela fait déjà quatre ans que je travaille ici. Ils sortent très rarement. J’ai vu deux hommes barbus à trois reprises, je vois encore moins souvent les enfants, mais au son des voix que j’entends, je sais qu’il y en a beaucoup. Ils semblent sereins. On ne les embête pas et ils font de même », avait alors déclaré le garagiste en souriant.

Dans l’espoir qu’ils ne nous rembarrent pas, nous avons frappé à la porte. Une grosse clé à écrou était près de la porte en fer et j’en m’en suis servi pour frapper. Au bout de quelques minutes, nous avons entendu du bruit.

Ils prédisent la fin du monde

Les fayzarahmanistes disposent de leur propre calendrier. Ce calendrier mentionnerait la date précise de la fin du monde. Ils ont menacé les autorités de tutelle de l’apocalypse si elles ne leur rendaient pas les enfants. Ils n’ont toutefois pas donné la date de la fin du monde.

Les fayzarahmanistes se sont retirés du monde extérieur dès 2001, non pas par peur, mais en raison de leurs dettes. Selon certaines informations, ces dettes s’élèveraient à plusieurs dizaines de milliers de roubles.  La propriété des fayzarahmanistes se compose notamment d’une bâtisse sur trois étages, d’une mosquée avec un minaret, d’un garage avec une voiture, de bains et d’une centrale électrique au diesel. Ils disposent même de leur propre puits. Les femmes ont enfanté sur le territoire même de la propriété et les enfants ont été éduqués par le « prophète ».

Des enfants maltraités pendant plus de 10 ans ?

La porte s’est ouverte sur un homme de quarante ans avec une longue barbe et une robe verte. Non loin de lui se trouvait une femme âgée d’environ soixante-dix ans.

« Vous êtes des journalistes ? Vous n’écrivez jamais la vérité à notre sujet », s’est-il emporté en langue tatare. « Nous sommes des gens normaux, nous vivons simplement selon nos lois. Nous n’embêtons personne. »

« Pouvons-nous entrer chez vous pour voir comment vous vivez ? » lui ai-je demandé.

« Je dois en parler à l’envoyé d’Allah, il risque d’être indisposé par votre venue. »

C’est à ce moment-là qu’est intervenue la vieille dame habillée en rouge avec un foulard blanc sur la tête.

« On nous a pris 21 enfants, ils ont été répartis dans des orphelinats, ils les ont emmenés hier. La police est venue avec des armes et a tout chamboulé. Les enfants pleuraient et ne voulaient pas partir. Comment vont-ils maintenant ? »

Les autorités de tutelles estiment quant à elle avoir sauvé les enfants :

« Les enfants n’allaient pas à l’école et ne voyaient pratiquement jamais la lumière du jour. Ils étaient sales et vêtus de guenilles. Ils n’avaient jamais vu de médecin. »

L’envoyé d’Allah fait aujourd’hui l’objet de poursuites.

L’homme en question s’est montré à la porte.  Je pensais que je pourrais rentrer, mais l’homme en robe verte m’a repoussé en affirmant qu’il était interdit de filmer l’envoyé d’Allah. La porte s’est ensuite refermée avec fracas.

Certains enfants n’avaient jamais vu la lumière du jour

Les membres de cette secte vivaient dans des conditions inhumaines : en sous-sol sans lumière et ventilation. Le plus affreux, c’est qu’une vingtaine enfants vivaient à cet endroit, dont huit en âge d’aller à l’école.

Selon les médecins, bon nombre d’entre eux n’avaient jamais vu la lumière du jour. Ils étaient sales et mal soignés. Pour la première fois de leur vie, ils ont été examinés par le corps médical. Ce sont les autorités de tutelles qui décideront de la suite des événements.

Артур ЕНИКЕЕВ – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kp.ru/daily/25928/2878520/

Les autorités américaines craignent pour la sécurité de Madonna à Saint Pétersbourg

9 Août

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L’ambassade des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg a fait part de ses inquiétudes en amont du concert de Madonna, la star de la pop. Les Américains ont exhorté les spectateurs et la chanteuse à se montrer vigilants, dans la mesure où ils craignent des problèmes avant et pendant le concert, a fait savoir Detroit Free Press.

Les actions de protestation contre le concert de Madonna aujourd’hui ont commencé dès la semaine dernière. La chanteuse aurait prévu de s’exprimer en faveur des droits des minorités sexuelles et selon plusieurs Pétersbourgeois, il pourrait s’agir d’une infraction à la loi contre la propagande homosexuelle.

« Le Consulat général des Etats-Unis a reçu des informations sur des menaces de violence physique contre les spectateurs et les artistes lors du concert du 9 août à Saint-Pétersbourg. Les autorités russes nous ont assuré qu’elles avaient pris toutes les mesures nécessaires, mais nous conseillons aux citoyens américains qui comptent participer à ce concert de rester vigilants », a déclaré l’ambassade américaine dans un communiqué.

Malgré les craintes des diplomates américains, le concert de la diva à Moscou mardi dans le complexe olympique s’est déroulé sans encombre. Devant son public moscovite, Madonna s’est exprimée en faveur de la libération des trois membres du groupe punk Pussy Riot, ainsi que de la liberté d’expression et de l’égalité.

« Nous sommes chrétiens, musulmans, juifs, toutes les confessions sont réunies ici. Il est important de rappeler que nous sommes une famille. Nous sommes ensemble. Gays ou hétéros, nous sommes tous des êtres humains. C’est la seule vérité qui a du sens », a déclaré la chanteuse.

Maxime Dinkevitch – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.vesti.ru/doc.html?id=874180&874180

Deux journalistes arrêtées à Minsk

9 Août

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Liberté aux journalistes !

Aujourd’hui soir (8 août) à Minsk, la police a arrêté deux journalistes :  Irina Kozlik et la photographe Ioulia Dorochkevitch. Elles ont été emmenées au Département régional des Affaires intérieures et accusées d’avoir organisé une flashmob non autorisée. Mme Dorochkevitch a écrit sur sa page Facebook qu’elle et sa collègue avaient été arrêtées alors qu’elles se photographiaient avec un ours en peluche. Leurs téléphones portables ont ensuite été confisqués. Il est très probable qu’elles passent la nuit derrière les barreaux. Suite aux manifestations silencieuses de l’année dernière, le Code administratif biélorusse interdit même l’« inaction organisée ».

Pour rappel, le 4 juillet dernier, à Minsk et dans des villes voisines, des militants suédois ont largué un millier d’ours en peluche en parachute avec des slogans appelant à la défense de la liberté d’expression. Au début, les forces de sécurité biélorusses ont nié qu’un tel événement avait eu lieu, mais au bout de quelques jours, le KGB du pays a arrêté deux personnes : d’abord Sergueï Bachamirov, un agent immobilier qui avait loué un appartement aux militants, puis Anton Souriapine, le premier journaliste (bnp.by) à avoir envoyé des photos des ours en peluche.  Ils ont été arrêtés et accusés de complicité de passage illégal des frontières. Après l’arrestation de M. Souriapine, des journalistes biélorusses ont souhaité organiser une action. Etant donné qu’il est interdit d’organiser des événements en rue, ils ont choisi la formule d’une flashmob en ligne et se sont photographiés avec des ours en peluche portant le slogan « No pictures – no troubles? » [Pas de photos, donc pas de problème ?] En tout, 34 personnes ont répondu présentes.

Quelques jours plus tard, lorsque les autorités ont appris que l’avion suédois avait bel et bien traversé la frontière, le président du Comité de surveillance des frontières et le commandant des forces aériennes et de défense contre les avions ont été renvoyés. En outre, le KGB biélorusse a appelé les participants à l’action des Suédois à rentrer au pays en qualité de suspects, laissant entendre que le destin de MM. Souriapine et Bachamirov en dépendait. Les relations diplomatiques entre les deux pays sont par ailleurs au plus mal : la Biélorussie a expulsé de son territoire l’ambassadeur de Suède après que les Suédois ont expulsé deux diplomates de l’ambassade de Biélorussie et refusé d’accueillir un nouvel ambassadeur.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : https://www.facebook.com/novgaz

Traduction des paroles de la chanson « кисья ересь » de БАРТО

8 Août

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Voici la traduction (j’ai fait de mon mieux….) des paroles de la chanson de Barto (БАРТО) : « кисья ересь » (ou les « chattes de l’hérésie »).

Il s’agit d’une chanson de l’opposition en soutien au groupe punk Pussy Riot dont trois membres sont actuellement jugées à Moscou.

Lien vers le clip : http://www.youtube.com/watch?v=oyMMqUzRa1A

Paroles en russe :

чёрная ряса золотые погоны
все прихожане ползут на поклоны
чтобы святейшего не оскорбить
женщинам нужно рожать и любить

глава кгб мой главный святой

всех недовольных пора под конвой
чтобы святейшего не оскорбить
женщинам нужно рожать и любить

срань
срань
срань господня
срань

к москве приближается старец варнава
другая война, war another
свет его виден издалека
взгляд мечет молнии в руке клюка
клюка-телескоп достаёт до афона
с функцией духовного микрофона
благодаря этой чудо-клюке
молитвы аукнутся аж на колыме
старец варнава спасался раньше

в келье на личном техасском ранчо
держался на щах и мочёной репе
возглавлял отдел православия в госдепе
чп в москве поломало все планы
срочный чартер через канары
в оптину пустунь а там уж пешком
крыть кисью ересь тугим словцом
варнава гремит на церковно славянском
анафемы так и летят из-под рясы
пусси райот хула основ

жечь на костре если хватит дров
апокалипсис распоясались бляди
кисья ересь чего это ради
кисья ересь за грехи наши
дай-ка им путин трёшечку возле параши

богородица дево
кесаря прогони
богородица дево
кесаря прогони

кисья ересь
кисья ересь

срань господня

Traduction en français :

Une soutane noire, des pattes dorées

Tous les paroissiens rampent

Pour ne pas offenser sa sainteté

Les femmes doivent enfanter et aimer

Le chef du KGB est mon principal saint

Tous ceux qui ne sont pas satisfaits de notre époque sont sous escorte

Pour ne pas offenser sa sainteté

Les femmes doivent enfanter et aimer

Horreur

Horreur

Horreur dominicale

Horreur

Le vieillard Barnabé approche de Moscou

Une autre guerre, war another

Son aura se voit de loin

Son regard jette des éclairs, il a un bâton dans la main

Son bâton va jusqu’au mont Athos

Il a un transmetteur spirituel

Grâce à son super bâton

Il crie ses prières sur la Kolyma

Le vieillard Barnabé s’en est déjà tiré par le passé

Dans sa cellule aux allures de ranch texan

Il a tenu grâce à du chtchi et à des navets

Il a dirigé les croyants orthodoxes

A Moscou, tous ses plans se sont écroulés

Un charter vers les Canaries

Au monastère d’Optina, on peut même y aller à pied

Maudire les chattes de l’hérésie

Barnabé gronde les Slaves religieux

Des anathèmes sortent de sa soutane

Les Pussy Riot ont encore bravé les principes

Il faut les brûler sur le bûcher s’il y a assez de bois

Les putains ont dépassé les bornes

Les chattes de l’hérésie se réjouissent

Elles se réjouissent de nos péchés

Elles ont foutu Poutine dans la merde

Sainte Marie

Chasse notreCésar

Sainte Marie

Chasse notre César

Les chattes de l’hérésie

Les chattes de l’hérésie

Horreur dominicale

La Russie prévoit de développer des bases navales dans l’Arctique

6 Août

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Krasnoïarsk, le 6 avril – RIA Novosti. La Fédération de Russie compte construire une série de bases navales dans l’Arctique sur le tracé du Passage du Nord-Est pour y stationner des navires de guerre de la flotte maritime militaire et de la police des frontières, a annoncé à l’issue d’une conférence dans le district fédéral sibérien Nicolaï Patrouchev, le dirigeant du Service fédéral de sécurité nationale (FSB).

« Nous avons dressé une liste de bases clés sensibles à développer dans les régions retirées de l’océan Arctique sur le tracé du Passage du Nord-Est, afin de protéger le stationnement des navires de guerre de la flotte maritime militaire et des services aux frontières du FSB », a déclaré M. Patrouchev.

Il a par ailleurs précisé que des propositions avaient été soumises au gouvernement concernant des mesures supplémentaires en matière de régulation fiscale et douanière pour stimuler les activités commerciales dans la partie russe de l’Arctique.

M. Patrouchev a souligné que quelques actes législatifs avaient déjà été modifiés, notamment la réglementation de la navigation maritime marchande dans le Passage du Nord-Est.

« L’étude des questions liées à la défense des intérêts nationaux de la Fédération de Russie se termine, tout comme l’examen des mesures visant à soutenir les organisations nationales qui exercent leurs activités dans le domaine maritime et fluvial », a-t-il ajouté.

Il a souligné que les discussions sur la création de bases clés sensibles dans les régions de l’Arctique sur le tracé du Passage du Nord-Est tiraient en longueur.

M. Patrouchev a expliqué que le projet de loi fédérale avait été soumis à la Douma d’Etat et qu’il prévoyait notamment la création d’une administration du Passage du Nord-Est.

« L’étude des questions liées à la défense des intérêts nationaux de la Fédération de Russie se termine, tout comme l’examen des mesures visant à soutenir les organisations nationales qui exercent leurs activités dans le domaine maritime et fluvial. De nombreux points ont été abordés et réglés sur le retour de l’aviation dans l’Arctique, mais certaines mesures continuent de poser problème », a-t-il expliqué.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://ria.ru/arctic/20120806/717502038.html#ixzz22lOVqBBm

Près de 50 % des Russes ne font pas confiance aux politiques, aux policiers et aux hommes d’affaires

6 Août

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Moscou, le 6 avril 2012 RIA Novosti. La plupart des Russes font confiance aux érudits et aux professeurs. En revanche, la moitié des citoyens de la Fédération se montrent moins confiants vis-à-vis des décideurs politiques, des fonctionnaires, des policiers et des entrepreneurs, selon un sondage dont les résultats ont été publiés ce lundi par le VTsIOM, le centre russe d’étude de l’opinion publique.

Le degré de confiance envers les journalistes faisait également partie des questions posées aux répondants : 37 % leur font confiance et 32 % non.

« A l’heure actuelle, les Russes font surtout confiance aux érudits (66 % des répondants affirment leur accorder leur confiance) et aux professeurs (66 %) […] La population semble moins encline à croire les décideurs politiques (53 % ne leur font pas confiance), les fonctionnaires et les policiers (52 %), ainsi que les entrepreneurs (50 %) », peut-on lire dans le communiqué publié par le VTsIOM.

Le degré de confiance envers les militaires est de 57 %, envers les médecins de 54 % et envers les serviteurs du culte de 50 %. Au cours de ces deux dernières années, la population a légèrement revu son opinion à la baisse sur les militaires (62 % auparavant) et les prêtres (65 % auparavant). Plus de 25 % des répondants ont affirmé ne plus faire confiance aux serviteurs du culte, contre 14 % deux années plus tôt. Moins de Russes font confiance aux érudits (71 % auparavant) et aux professeurs (68 % par le passé).

Ce sondage a été réalisé les 9 et 10 juin derniers. Les répondants étaient au nombre de 1 600, répartis dans 138 agglomérations et 46 régions de Russie. La marge d’erreur statistique ne dépasse pas 3,4 %.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://ria.ru/society/20120806/717546531.html#ixzz22lHTE2kK

Les Russes feraient plus confiance aux chaînes télévisées nationales

2 Août

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Les Russes continuent de s’informer sur ce qui se passe dans le monde grâce à la télévision et ils font surtout confiance aux chaînes télévisées nationales. C’est la conclusion à laquelle sont arrivés des spécialistes du VTsIOM après avoir interrogé 1600 personnes dans 138 agglomérations situées dans 46 oblasts, kraïs et républiques de Russie.

A en juger par les résultats de l’étude, 78 % des Russes puisent leurs informations dans les programmes des chaînes télévisées nationales et croient 64 % de ces informations. Il est beaucoup plus rare que les personnes interrogées par le VTsIOM se tournent vers les médias étrangers (26 %) et leur fassent confiance (43 %).

Quelque 59 % des Russes utilisent Internet comme une source d’informations sérieuse et 64 % d’entre eux croient ce qu’ils y lisent. Il s’agit d’un faible résultat par rapport aux autres médias, mais les répondants accordent davantage leur confiance aux médias de la toile (une croissance de 15 points de pourcentage) : en 2008, seuls 49 % des répondants croyaient ce qu’ils lisaient sur Internet. Comparons : en 2008, 71 % des Russes faisaient confiance aux chaînes télévisées nationales (7 % de moins qu’aujourd’hui), 69 % faisaient confiance à la télévision régionale (moins 9 %), 62 % croyaient la presse nationale (8 % de moins), 68 % croyaient les chaînes de radio nationales (moins 4 %), 63 % faisaient confiance à la radio régionale (moins 3 %) et 32 % croyaient les médias étrangers (moins 11 %).

L’entreprise Synovate Comcon a publié ce mois-ci un aperçu des tendances médiatiques de l’année dernière. Il en est ressorti que l’audience des chaînes télévisées, des revues et des journaux a baissé au fil des ans, contrairement à celle de la toile qui n’a fait que croître. Selon les données rassemblées par Synovate Comcon, la confiance dans les chaînes télévisées en tant que sources d’informations a baissé de 5 % en un an (à 35 % des téléspectateurs) et celle accordée aux journaux est remontée (36 % des lecteurs après une chute à 25 % lors de la crise de 2008). Cette autre étude a par ailleurs montré que les internautes faisaient de plus en plus confiance à ce qu’ils trouvaient dans le cyberespace (40 %).

Mihaïl Malyhin — Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.vedomosti.ru/lifestyle/news/2449201/rossiyane_vse_menshe_doveryayut_informacii_centralnyh#ixzz22OPvPlCV

La Russie tente d’enrayer une épidémie de peste porcine africaine

2 Août

La semaine prochaine, les dirigeants des départements vétérinaires russes, ukrainiens et biélorusses pourraient se réunir à Kiev pour discuter d’une action commune visant à lutter contre la propagation de la peste porcine africaine. C’est ce qu’a annoncé le dirigeant du Service fédéral de la surveillance vétérinaire et phytosanitaire de Russie (SFSVP), Sergueï Dankvert.

Par mesure de sécurité, les spécialistes prévoient d’interdire le transport de produits végétaux et animaux dans les bagages des passagers qui voyagent entre ces deux pays.

A partir d’aujourd’hui, le 2 août, le SFSVP cessera de délivrer des certificats pour l’expédition de bétail en Russie à partir de Zaporijia, la ville ukrainienne où a été découvert un foyer de peste porcine africaine. Les routes qui passent par cette agglomération ont déjà été fermées et les automobilistes doivent donc la contourner. Bien que le foyer de la maladie n’ait pas encore été déterminé avec certitude, les vétérinaires ukrainiens n’excluent pas que le virus puisse avoir été amené de Russie dans des produits alimentaires d’origine animale. « Dans la mesure où il est permis de transporter jusqu’à cinq kilos de vivres dans les bagages à main entre nos deux pays, tout est possible », a confirmé le dirigeant du SFSVP, Sergueï Dankvert. Jusqu’à présent, selon les informations des différents départements, des cas de peste porcine africaine ont été détectés dans au moins dix régions de Russie. Le kraï de Krasnodar et l’oblast de Tver sont les zones les plus à risque.

Selon le SFSVP, les mesures prises pour lutter contre la maladie dans la région de Tver se sont avérées insuffisantes et inefficaces. C’est la raison pour laquelle la menace de contamination est plus vive à cet endroit.

Par ailleurs, l’inspecteur vétérinaire en chef de la République du Bélarus, Youri Pivovarchik, a interdit l’importation de viande de porc et d’aliments à base de porc en provenance des oblasts russes de Volgograd et de Tver. Les autorités du Bélarus ont également interdit l’importation sur leur territoire de cornes, de cuir et d’abats, de viande de sanglier, de soie de porc, d’aliments pour animaux, ainsi que de matériel d’emballage et de dépeçage du porc déjà utilisé. Les trophées de chasse sont également interdits.

Cette maladie ne présente pas de danger pour l’Homme, mais elle peut être fatale pour les élevages si elle n’est pas traitée. Le seul moyen d’éradiquer le virus est d’éliminer les cheptels de porcs dans un rayon de 20 kilomètres autour du foyer de la maladie. Il est également possible de venir à bout du virus grâce à la mise en place de quarantaines très strictes.

Lien vers l’article original : http://www.rg.ru/2012/08/02/chuma-site.html

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Les parachutistes russes célèbrent le 82e anniversaire des troupes aéroportées

2 Août

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Aujourd’hui, la Russie célèbre la journée des troupes aéroportées, rapporte Interfax. Cet événement devrait rassembler près d’un million et demi de parachutistes représentants différentes divisions.

« La population attendait avec impatience la fête des troupes aéroportées du 2 août. Cet événement sera célébré, officiellement, dans plus de 20 villes et régions de Russie et bien évidemment dans toutes les divisions et régiments qui comptent des parachutistes. Il s’agit de Riazan, Pskov, Ivanovo, Toula, Novossibirsk, et Omsk, entre autres », a déclaré le colonel Roman Koutouzov, le commandant en second du contingent des troupes aéroportées. C’est à Moscou que se déroulent généralement la plupart des événements.

Le président a félicité ses troupes aériennes. « Les troupes aéroportées russes jouissent d’une histoire riche et sont célèbres pour leur bravoure. Servir son pays comme parachutiste a toujours été considéré comme un acte responsable et vénérable. Vous, les combattants de cette subdivision, vous êtes des soldats forts au caractère solide, avec un esprit d’unité et d’entraide. Les parachutistes poursuivent toujours leurs objectifs avec honneur, ils font preuve d’allégeance à la Patrie et font leur devoir, ils confirment la justesse de leur légendaire devise qui s’est déjà vérifiée : « personne, sauf nous » », a déclaré Vladimir Poutine lors de son discours.

Le président a souligné qu’aujourd’hui, les troupes aéroportées étaient face à un grand défi, à savoir la modernisation et le réarmement de leur division. Il s’est par ailleurs dit convaincu que les parachutistes joueraient un rôle important dans le renforcement des capacités défensives de la Russie.

Pour rappel, les troupes aéroportées ont vu le jour le 2 août 1930. Ce jour-là, douze hommes ont pour la première fois sauté en parachute lors d’une formation dans la région de Voronezh.

Lien vers l’article original : http://www.rg.ru/651991-anons.html

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Le gardien de la cathédrale n’a pas pu travailler pendant deux mois après l’action des Pussy Riot

31 Juil

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Le procès des membres du groupe punk Pussy Riot se poursuit au tribunal Khamovnichesky de Moscou. Nadezhda Tolokonnikova, Maria Alehina et Ekaterina Samoutsevitch sont accusées de houliganisme dans la cathédrale du Christ-Sauveur de la capitale. En ce moment, ce sont les victimes qui sont écoutées. L’une d’entre elles, le gardien de la cathédrale, Sergueï Beloglazov, a déclaré qu’en raison de la performance des jeunes filles, il n’avait pu se rendre à son travail pendant deux mois. Il n’a toutefois pas souhaité blâmer les punkettes.

« En dix ans, je n’ai jamais rien vu de tel dans la cathédrale. J’ai été stupéfait », a expliqué M. Beloglazov au tribunal. Il a raconté qu’il avait accouru aux cris des employés et qu’il avait tenté de faire sortir les jeunes filles. Selon lui, il s’agit d’une action offensante qui a découragé les fidèles de la cathédrale. « A cause de cela, je n’ai pas pu aller travailler pendant deux mois », a-t-il affirmé.

Il a toutefois tenu à préciser qu’il ne blâmait pas les membres du groupe Pussy Riot. « En tant que croyant, je suis prêt à leur accorder mon pardon, je ne leur en veux pas. Je pense qu’elles ne savaient pas ce qu’elles faisaient », a expliqué M. Beloglazov. Il a affirmé que son but n’était pas que leur punition soit des plus sévères. Il a laissé à la Cour le soin de déterminer la peine qu’elle jugerait opportune. Il a en outre renoncé à demander un dédommagement matériel, a rapporté Interfax.

Selon les conclusions de l’enquête, les jeunes filles ont mené cette action par haine de la religion et de la communauté que représentent les croyants orthodoxes. Le Code pénal russe prévoit une peine maximale de sept ans de prison pour ce type d’actes.

Les inculpées ne sont toutefois pas d’accord avec la description de leurs actes. Elles martèlent que les motivations de leur action étaient uniquement politiques et qu’elles n’éprouvent aucune haine pour la religion. Les punkettes se sont par ailleurs excusées et ont reconnu que leur action avait pu froisser la sensibilité des croyants. « Notre refus de plaider coupable [pour houliganisme] ne signifie pas que nous ne sommes pas prêtes à nous expliquer et que nous ne reconnaissons pas notre erreur. Notre erreur a été de jouer ce genre de musique dans une cathédrale et si quelqu’un s’en est trouvé offusqué, je suis prête à reconnaître que nous avons commis une faute éthique », a déclaré Mme Tolokonnikova au nom des autres membres du groupe. Elle a ajouté que l’erreur de son groupe était d’ordre moral et non pénal.

Fin février 2012, cinq jeunes filles affublées de déguisements et de masques sont entrées dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou pour y donner un concert clandestin qu’elles ont elles-mêmes qualifié de « punk religieux ». Leur action s’est résumée à des danses et des chansons plutôt énergiques dans lesquelles elles ont insulté le patriarche Kirill et le candidat à la présidentielle d’alors, Vladimir Poutine. Lorsque la sécurité de la cathédrale a tenté de mettre la main sur les jeunes filles, celles-ci ont tenté de fuir. Par la suite, les Pussy Riot ont reconnu être les auteurs de cette action.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’original : http://www.vesti.ru/doc.html?id=863087&863087

Le blogueur russe Alexeï Navalny risque jusqu’à dix ans de prison

31 Juil

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La Commission d’enquête de la Fédération de Russie a inculpé le célèbre blogueur Alexeï Navalny et l’a assigné à résidence. M. Navalny est accusé de détournement de biens « à grande échelle » (16 millions de roubles, 405 000 euros). Le Code pénal prévoit une peine de dix ans pour ce type d’accusations.

Alexeï Navalny a été amené à la Commission d’enquête ce mardi à 11h00, où son assignation à résidence lui a été notifiée en vertu de l’alinéa 4 de l’article 160 du Code pénal russe sur les « détournements de bien à grande échelle ». Selon la Commission, lorsqu’il travaillait en tant que conseiller du gouverneur de la région de Kirov, M. Navalny aurait fait perdre de l’argent à l’entreprise publique Kirovles en concluant un accord sur la livraison de bois avec la société Viatskaya Lesnaya Kompania. Ce contrat aurait entraîné une perte de plus de 16 millions de roubles dans le budget de l’Oblast de Kirov en 2009-2010.

Pourquoi Alexeï Navalny est-il accusé aujourd’hui ?

L’opposant a été emmené pour interrogatoire après avoir émis des critiques à l’encontre de la Commission d’enquête.

La Commission d’enquête a précisé que M. Navalny était depuis le début accusé en vertu de l’alinéa 3 de l’article 165 du Code pénal sur « l’atteinte portée au patrimoine par la tromperie ou l’abus de confiance » qui prévoit une peine pouvant aller jusqu’à dix ans de prison.  « Après que les juges d’instruction ont demandé à la direction de la Commission d’enquête de poursuivre ses investigations, une expertise économique et des éléments obtenus suite à des activités opérationnelles de recherches ont confirmé l’implication de M. Navalny dans cette affaire qui tombe sous l’alinéa 4 de l’article 160 du Code pénal russe », a déclaré la Commission d’enquête. Cet article prévoit une peine pouvant aller jusqu’à dix ans et une amende d’un million de roubles (25 000 euros).

« Ces accusations sont étranges et absurdes. Ce sont des affabulations qui ont pour but que ce soir, à la télévision, on annonce qu’Alexeï Navalny a volé 16 millions de roubles. Et d’après ce qu’on dit, la somme en question pourrait encore changer. Toutes ces affabulations contredisent mon témoignage et celui d’autres témoins », a déclaré Alexeï Navalny.

La Commission d’enquête a précisé qu’elle inculperait deux autres individus pour les mêmes faits : Piotr Ofitserov, le directeur de la société Viatskaya Lesnaya Kompania, et Viatcheslav Opalev, le directeur général de l’entreprise publique Kiroles.

Ivan Bouranov – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kommersant.ru/doc/1992306

Les Pussy Riot se sont excusées auprès des croyants

31 Juil

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Les membres du groupe punk Pussy Riot ont refusé de plaider coupables pour des faits de houliganisme dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, mais elles ont tenu à s’excuser auprès des croyants orthodoxes. Leur intention n’était pas de les offusquer, a rapporté l’agence d’information des tribunaux russes.
Le procureur a émis la possibilité d’interrompre la retransmission en direct du procès. L’avocate des jeunes filles, Violetta Volkova, a donc décidé de lire le discours qu’elles avaient prévu avant la lecture de l’acte de mise en accusation, tant que la retransmission sur Internet était toujours de vigueur.

Les trois femmes ont affirmé que leurs actes ne tombaient pas sous l’acte 213 du Code pénal (houliganisme) et qu’une amende administrative serait la peine maximale qui devrait leur être infligée.

Nadezhda Tolokonnikova a souligné que ses actes ne revêtaient qu’une signification politique et artistique et ne visaient pas à blesser les croyants. « Nous avons commis une faute éthique en faisant une prestation punk dans une cathédrale. Mais nous ne pensions pas que cela constituerait un outrage », peut-on lire dans le discours de Mme Tolokonnikova.

Elle a souligné que le groupe existait depuis 2011 et que leurs concerts avaient toujours été empreints d’humour et d’ironie. Les jeunes femmes n’avaient aucunement l’intention de froisser la population.

Pour rappel, fin février, cinq femmes masquées se sont rendues dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, ont grimpé sur l’autel, ce qui est interdit, et ont chanté des chansons punk. La vidéo de leur prestation a été diffusée sur Internet et a fait le tour du monde.

Trois auteurs présumées des faits, Nadezhda Tolokonnikova, Maria Alehina et Ekaterina Samoutsevitch, ont été arrêtées. Elles sont accusées de houliganisme et risquent jusqu’à sept ans de prison.

Selon le procureur, les membres du groupe Pussy Riot « ont porté atteinte aux valeurs du culte chrétien », « se sont attaquées au caractère sacré de l’Eglise » et « ont blasphémé l’Eglise orthodoxe russe ». Les jeunes femmes et leurs complices ont entonné des chansons « aux paroles choquantes et blasphématoires pour les orthodoxes », a martelé le procureur général.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kommersant.ru/news/1991611

Le combat n’est pas terminé pour Sergueï Oudaltsov

30 Juil

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Le rassemblement organisé pour soutenir ceux qui ont été emprisonnés suite à la manifestation du 6 mai a rassemblé 1500 personnes sur le square Novo-Pourchkinski. Au vent flottaient des drapeaux des mouvements « Front de gauche », « Solidarnost », et du Parti social-démocrate de Russie. Les militants ont brandi des pancartes avec l’inscription « Heureux sont qui ont faim et soif de justice ».

Anna Karetnikova et Isabelle Magkoeva ont ouvert le bal. Elles ont lu la lettre de l’une des onze personnes arrêtées pour trouble de l’ordre public sur la place Bolotnaïa, Artem Savelov, dans laquelle il demande à la population de ne pas s’inquiéter pour lui et la remercie de son soutien. La foule a applaudi à chaque phrase prononcée.

Des militants, des défenseurs des droits de l’Homme et des poètes se sont ensuite succédé sur la scène. Sergueï Davidis de « Solidarnost » a promis à « Poutine, Bastrykine et à tous les policiers qui avaient fait de faux témoignages un nouveau procès de Nuremberg ». La militante Maria Baronova, qui a elle-même fait l’objet d’une enquête après les événements du 6 mai, a appelé à l’union de toutes les organisations pour « la défense de la population, de notre région et de notre pays ». Pendant ce temps, des jeunes ont circulé dans la foule afin de récolter des fonds pour les prisonniers. Nombreux sont ceux qui, de bonne grâce, ont donné 100 à 500 roubles.

C’est Viktor Savelov, le père d’Artem Savelov dont la lettre a été lue au début du rassemblement, qui s’est attiré le plus de sympathie. « J’ai fait de longues études pour devenir ingénieur », a-t-il expliqué. « Il y a trente ans, j’ai créé un système que les Américains n’ont pas encore pu imiter et j’ai éduqué mes enfants avec cette idée : la patrie, le pays et l’Etat ne font qu’un. Et aujourd’hui ? La patrie est toujours là, le pays a été rogné de toute part et l’Etat est à côté de la plaque. En tant qu’ingénieur, je ne peux pas comprendre le mode de fonctionnement de ce système. Ce que je veux, c’est qu’Artem revienne et que nous puissions panser nos blessures pour que tout revienne à la normale », a-t-il conclu.

L’avocat des membres présumées du groupe punk Pussy Riot, Mark Feigin, a transmis les bons vœux de ses clientes accusées de houliganisme pour avoir mené l’action « Sainte Marie, mets Poutine à la porte » dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. Elles ont été arrêtées début mars. Il a exhorté la foule à répondre présente lors de la prochaine Marche des millions qui est prévue le 15 septembre.

Le dernier intervenant a été Sergueï Oudaltsov du Front de gauche. Il a proposé que ceux qui le souhaitent se rassemblent le 2 août devant les bureaux de la Commission d’enquête. « Nous nous y rendrons à 6 h, nous nous mettrons en cercle, nous nous tiendrons la main et tenterons de rencontrer des responsables. Ce sera notre réponse aux autorités en prévision de notre action d’automne », a-t-il déclaré.

Ensuite, le présentateur a lu une résolution réclamant la libération immédiate de tous les prisonniers politiques. Les militants rassemblés ont approuvé le texte à l’unanimité puis se sont dispersés dans le calme et en musique.

Le ministère de l’intérieur a fait savoir que le rassemblement s’était déroulé sans heurts. Seul un homme a été arrêté. Lors du contrôle aux détecteurs de métaux, un couteau, un bâton télescopique et cinq fusées de signalisation ont été retrouvés sur lui. Selon les forces de police, seules 800 personnes étaient présentes, dont de nombreux journalistes.

La Commission d’enquête a confirmé que deux personnes étaient toujours en détention suite aux événements du 6 mai : Nicolaï Kavkazski, membre du Comité pour les droits des citoyens, et un anarchiste et étudiant de l’université d’Etat d’études sociales, Alexeï Polihovitch. Seize personnes ont été suspectées dans cette affaire, et onze ont été arrêtées.

Alexeï Iablokov – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Article original : http://www.vedomosti.ru/politics/news/2323144/policiya_naschitala_okolo_300_uchastnikov_mitinga#ixzz225izGPXQ

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