Novaya Gazeta soumet une pétition à la Douma pour réclamer sa dissolution

10 Jan

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Photo : Novaya Gazeta

La chambre basse du parlement russe examine la question de sa dissolution après que Novaya Gazeta a lancé une pétition à ce sujet rassemblant plus de 100 000 signatures vérifiées de citoyens. C’est ce qu’a annoncé le média RSN en référence à une déclaration du vice-président de la Douma, le secrétaire du conseil général du parti Russie unie, Sergueï Neverov. Il a confirmé que les députés étaient prêts à examiner des propositions de cet ordre, mais il a rappelé que dans ce cas-ci, il serait nécessaire de consulter les 60 millions d’électeurs qui se sont présentés aux urnes.

Novaya Gazeta a commencé à récolter des signatures en faveur de la dissolution de la sixième Douma d’État le 24 décembre dernier, trois jours après que les députés ont adopté en troisième lecture une loi interdisant l’adoption d’enfants russes par des citoyens américains. Dans la nuit du 9 au 10 janvier, la pétition a rassemblé le nombre de signatures nécessaire pour être examinée par la chambre basse du parlement.

Jusqu’à présent, 106 000 personnes y ont déjà apposé leur signature. Les citoyens ont jusqu’au 1er février pour soutenir la proposition.

Quelques jours avant le lancement de cette action (nommée #давайраспускайся par le journal), Novaya Gazeta avait rassemblé et remis à la Douma 103 000 signatures contre l’adoption de la loi « Dima Yakovlev ». Lors d’une grande conférence de presse le 20 décembre, le président russe, Vladimir Poutine, avait promis que si une pétition contre ce projet de loi était soumise, la Douma d’État l’examinerait. La pétition présentée par le journal de l’opposition contre la loi « anti-Magnitski » n’a pourtant eu aucun effet.

La loi « Dima Yakovlev » a été ainsi nommée en souvenir d’un petit garçon âgé d’un an et demi, Dima Yakovlev, qui avait été adopté par un couple d’Américains en février 2008. Au bout de quelques mois, en juillet, l’enfant est décédé après que son père adoptif l’a laissé pendant neuf heures enfermé dans sa voiture sous 30 degrés. Le père, Michael Harrison, avait par la suite été acquitté.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.utro.ru/articles/2013/01/10/1094142.shtml

Communiqué de presse du mouvement FEMEN suite à l’action menée à Bruxelles

21 Déc

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« La fin du monde tant attendue vient de se dérouler à Bruxelles ! Les sextrémistes de FEMEN ont participé à une tentative audacieuse de faire capoter le sommet Russie-UE. L’objectif de l’action de FEMEN est de chasser de la capitale de l’Union européenne le nain apocalyptique qu’est Poutine et de prévenir l’UE des conséquences catastrophiques pour la démocratie qui découleront des contacts entretenus avec les avortons du Kremlin. Le torse des sextrémistes portait les inscriptions suivantes : « L’apocalypse, c’est Poutine ! », « Poutine : eurocollapse ! », « Apocalypse de la démocratie ! » ou encore « Pacte avec le diable ». FEMEN demande aux dirigeants de l’Union européenne de cesser sans délai tout contact politique, économique et culturel avec les représentants de la dictature aux mains de Gazprom et du Kremlin. FEMEN avertit les dirigeants européens que la dépendance au gaz ne mènera qu’à l’effondrement économique de l’Europe, que la suppression des visas pour les Russes fait courir le risque à l’Europe d’un Armageddon culturel, et que l’adulation politique de Poutine menace l’union douanière. »

Des militantes anti-Poutine de FEMEN arrêtées à Bruxelles

21 Déc

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La police bruxelloise a appréhendé quatre militantes du mouvement FEMEN qui protestaient contre la tenue du sommet Russie-UE, a rapporté Itar-Tass. Selon le responsable de la police locale, les jeunes filles ont été arrêtées pour avoir tenté de manifester illégalement.

Comme vous pouvez le voir sur les photographies publiées sur le portail ukrainien Glavred, les militantes de FEMEN, torse nu, sont sorties dans les rues de Bruxelles avec sur leur poitrine des inscriptions telles que « Démocratie de l’apocalypse », « Poutine, va te f… » , entre autres. Selon le responsable de la police locale toujours, les demoiselles ont été relâchées après la rédaction d’un procès-verbal.

Elles expliquent leur action sur le site du mouvement : « L’objectif de l’action de FEMEN est de chasser de la capitale de l’Union européenne le nain apocalyptique qu’est Poutine et de prévenir l’UE des conséquences catastrophiques pour la démocratie qui découleront des contacts entretenus avec les avortons du Kremlin. »

Les militantes de ce mouvement organisent souvent des manifestations où la provocation est reine, tant dans leur pays d’origine qu’à l’étranger. La particularité de leur mouvement est qu’elles mènent toujours leurs actions à moitié ou complètement nues.

Le sommet Russie-UE se déroule à Bruxelles du 20 au 21 décembre. Le président russe, Vladimir Poutine, est arrivé la veille du premier jour à Bruxelles.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://lenta.ru/news/2012/12/21/femen/

Les touristes pourront bientôt profiter d’un Moscow Pass pour visiter la capitale russe

4 Déc

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Photo : Rossiskaya Gazeta

La première carte avantages destinée aux touristes russes et étrangers, le Moscow Pass, sera disponible dès la fin de cette année. C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui lors d’une conférence de presse le vice-président du comité du tourisme et de l’industrie hôtelière de la ville de Moscou, Georgi Mohov.

Selon M. Mohov, cette carte permettra de réaliser des excursions gratuites à pied et en bus à travers la ville, de se balader en tram le long de la Moskva et de visiter sept musées : le musée historique d’État, la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, le musée de la Guerre patriotique de 1812, les Proviantskie Sklady, le musée de l’histoire de Moscou, le musée de l’histoire des châtiments corporel et le musée des icônes russes. La galerie Tretiakov et le musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine ne feront pas partie des offres du Moscow Pass. Toutefois, selon M. Mohova, ce problème pourrait être facilement résolu si les touristes venaient à témoigner un intérêt particulier à ces visites culturelles.

« Il est possible d’inclure toutes les activités que nous souhaiterions promouvoir pour attirer de nouveaux visiteurs », a souligné M. Mohov. « Mais nous ne sommes qu’au début du projet. Lorsque la carte sera disponible, nous commencerons à ajouter des activités. » À titre d’exemple, pour l’instant, la carte ne comprend pas le métro moscovite et les transports en commun, mais ces lacunes devraient être palliées l’année prochaine. Des pourparlers sont en cours.

Il sera possible d’acheter cette carte dans les gares et les magasins de souvenirs dès ce mois-ci. À partir de l’année prochaine, elle sera proposée aux touristes qui se rendent dans la capitale par le biais d’agences de voyages. Elle coûtera 2400 roubles (59 euros) et son prix ne devrait pas augmenter, même si à l’avenir il était possible de l’utiliser pour visiter non pas sept, mais 50 musées tout en bénéficiant d’un accès aux transports en commun.

Grâce à cette carte, les touristes pourront bénéficier de ristournes dans certains restaurants et dans tous les magasins de souvenirs de la ville de Moscou. Elle pourrait même être dotée d’une carte Sim.

Svetlana Chilova – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.rg.ru/2012/12/04/karta-site.html

Le journaliste Oleg Kachine renvoyé du Kommersant

28 Nov

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Un correspondant du journal Kommersant, Oleg Kachine, a été renvoyé. Cette information, diffusée par Lenta.ru, a été confirmée par le rédacteur en chef du Kommersant, Mihaïl Mihaïline. « La raison de ce renvoi réside dans la faible quantité d’articles écrits par M. Kachine. C’est tout. Il fallait travailler plus », a déclaré M. Mihaïline. Selon Lenta.ru, M. Kachine continuera de collaborer avec la rédaction en tant que pigiste pour la radio Kommersant FM dans le cadre du programme Tochka zrenia (« Point de vue » en français).

La veille du licenciement de M. Kachine, Lenta.ru avait déjà annoncé la nouvelle après avoir consulté plusieurs sources du Kommersant. Selon leur témoignage, le 22 novembre, le journaliste a participé à une dernière réunion avec la direction, et le lendemain, il a rassemblé ses affaires avant de quitter les locaux. Le journaliste et la direction ont conclu un accord de confidentialité sur tous les éléments en lien avec son licenciement.

M. Kachine travaillera désormais pour le portail Openspace.ru. Son rédacteur en chef, Maxime Kovalski, a confirmé l’information à Lenta.ru. Ces derniers temps, le journaliste avait intensifié sa collaboration avec ce portail.

Des sources du Kommersant ont expliqué que le conflit qui opposait M. Kachine et la direction avait empiré au cours de l’été. À titre d’exemple, l’interview qu’a réalisée M. Kachine avec Ksenia Sobchak et qui a été publiée sur le site Afichi, n’a pas plu au Kommersant. Toutes les opinions exprimées dans cet entretien ne correspondaient pas aux visions de M. Mihaïline.

Pendant toute cette période, il a été reproché à M. Kachine de trop peu travailler pour le Kommersant et de passer son temps à écrire pour d’autres publications. La goutte qui a fait déborder le vase a été la participation du journaliste aux élections du Conseil de coordination de l’opposition. Au sein de la rédaction, selon les sources consultées par Lenta.ru, on estime que la participation du correspondant à des activités politiques relève du conflit d’intérêts.

Au cours des derniers mois, M. Kachine n’a écrit des articles que pour la radio Kommersant FM. Le nombre d’articles a ensuite décru pour passer de cinq à un seul article par semaine.

M. Kachine s’est quant à lui refusé à tout commentaire.

Article original : http://lenta.ru/news/2012/11/26/kashin

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Sortie d’un livre sur les Pussy Riot en Russie

22 Nov

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Photo : ozon.ru

La maison d’édition Eksmo a publié un livre intitulé « Pussy Riot. Что это было? » (Pussy Riot. Qui sont-elles ?) dont l’auteur serait Nadezhda Tolokonnikova. Selon le mari de Mme Tolokonnikova, Piotr Verzilov, les membres du groupe n’ont pas donné leur autorisation pour la publication de ce livre.

Ce livre est apparu pour la première fois sur le site Internet du magazine Ozon. Comme précisé en début d’ouvrage, il s’agit d’un livre sur « l’histoire moderne du militantisme national vu par une membre active du groupe « Voïna » et la dirigeante spirituelle des Pussy Riot ». Le livre coûte 161 roubles (4 euros). Il est précisé qu’il est livré dans les dix jours suivants la commande. Il a été tiré en 4 000 exemplaires.

Le mari de Nadezhda Tolokonnikova, Piotr Verzilov, lorsqu’il a appris la publication de ce livre, a écrit sur son compte Twitter que « la maison d’édition n’en avait pas informé son épouse ». La maison d’édition n’a demandé l’autorisation de publier le livre que la veille de sa sortie.

Il convient toutefois de noter que cet ouvrage se fonde sur des faits et du matériel libres d’accès : interviews, articles de journaux et billets publiés sur le blog des Pussy Riot.

Ce n’est pas la première fois qu’Eksmo publie des livres qui consistent en une compilation d’informations tirées de sources libres. Les mémoires d’Audrey Hepburn, d’Elizabeth Taylor et de Marilyn Monroe en sont des exemples.

La sortie du livre sur les Pussy Riot pourrait être interprétée comme une preuve que ce groupe punk fait aujourd’hui partie de l’histoire culturelle de la Russie. Ce livre ne fait que s’inscrire dans la lignée des nombreux scandales en lien avec les activités des Pussy Riot. Dans la mesure où Maria Alehina et Nadezhda Tolokonnikova sont en prison, leur influence sur le cours des événements à venir demeure très limitée.

Daria Trosnikova, Alexandre Tchernih — Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://kommersant.ru/doc/2072388

Joseph Diskine propose que le Conseil russe des droits de l’Homme soit présidé par Vladimir Poutine

21 Nov

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Photo : versia.ru

Le nouveau membre du Conseil des droits de l’Homme, Joseph Diskine, membre de la commission de la Chambre russe pour le développement de la société civile, estime que Vladimir Poutine devrait diriger le Conseil. Il a expliqué à Kommersant que les autres Conseils (culture, sciences et enseignement) étaient dirigés par le chef du gouvernement et que leurs membres assumaient le rôle de conseillers du président. Le Conseil des droits de l’Homme est actuellement présidé par le conseiller Mihaïl Fedotov.

Un autre nouveau membre de ce Conseil, le journaliste et dirigeant du Centre de recherches stratégique sur la religion et la politique dans le monde contemporain Maxime Chevtchenko, a déclaré que le Conseil des droits de l’Homme rendait des comptes au président et « non à M. Fédotov ». Selon lui, le président du Conseil ne doit pas prendre la place de celui qui a les pleins pouvoirs sur cette problématique. « Le Conseil ne doit ni s’opposer, ni se quereller, ni donner son accord à ce qu’affirme le président. Son rôle est de l’informer », a expliqué M. Chevtchenko. Il propose donc de mettre en place des délégations thématiques qui rencontreront le président sur des thèmes définis.

Le 21 novembre, le Conseil des droits de l’Homme a organisé sa première réunion sous sa nouvelle composition : 40 membres déjà présents auxquels se sont ajoutés 63 militants. Les défenseurs des droits de l’Homme doivent former un groupe de travail qui élaborera la structure de direction et la nouvelle méthode de travail du Conseil, a affirmé M. Fedotov. Il n’a pas exclu que le Conseil puisse fonctionner sous le régime de la coprésidence. Selon lui toujours, de nouveaux groupes pourraient composer le Conseil pour aborder des sujets tels que la politique migratoire, les droits du travail et la défense des droits de l’Homme dans l’ère postsoviétique. Le groupe sur la consolidation citoyenne de la communauté ethnoculturelle pourrait devenir le groupe sur la consolidation de la paix et citoyenne de la communauté ethnoculturelle dans le Caucase du nord. Le groupe Magnitski pourrait être associé à celui sur la participation citoyenne à la lutte contre la corruption et s’occuper également du contrôle du travail des services de l’ordre. Les nouveaux membres du Conseil des droits de l’Homme ont en outre proposé de créer un groupe portant sur la défense des droits des croyants.

Natalia Raibman – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.vedomosti.ru/politics/news/6314181/novyj_chlen_spch_predlagayut_naznachit_putina_predsedatelem#ixzz2CqQmsm6T

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