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Sortie d’un livre sur les Pussy Riot en Russie

22 Nov

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Photo : ozon.ru

La maison d’édition Eksmo a publié un livre intitulé « Pussy Riot. Что это было? » (Pussy Riot. Qui sont-elles ?) dont l’auteur serait Nadezhda Tolokonnikova. Selon le mari de Mme Tolokonnikova, Piotr Verzilov, les membres du groupe n’ont pas donné leur autorisation pour la publication de ce livre.

Ce livre est apparu pour la première fois sur le site Internet du magazine Ozon. Comme précisé en début d’ouvrage, il s’agit d’un livre sur « l’histoire moderne du militantisme national vu par une membre active du groupe « Voïna » et la dirigeante spirituelle des Pussy Riot ». Le livre coûte 161 roubles (4 euros). Il est précisé qu’il est livré dans les dix jours suivants la commande. Il a été tiré en 4 000 exemplaires.

Le mari de Nadezhda Tolokonnikova, Piotr Verzilov, lorsqu’il a appris la publication de ce livre, a écrit sur son compte Twitter que « la maison d’édition n’en avait pas informé son épouse ». La maison d’édition n’a demandé l’autorisation de publier le livre que la veille de sa sortie.

Il convient toutefois de noter que cet ouvrage se fonde sur des faits et du matériel libres d’accès : interviews, articles de journaux et billets publiés sur le blog des Pussy Riot.

Ce n’est pas la première fois qu’Eksmo publie des livres qui consistent en une compilation d’informations tirées de sources libres. Les mémoires d’Audrey Hepburn, d’Elizabeth Taylor et de Marilyn Monroe en sont des exemples.

La sortie du livre sur les Pussy Riot pourrait être interprétée comme une preuve que ce groupe punk fait aujourd’hui partie de l’histoire culturelle de la Russie. Ce livre ne fait que s’inscrire dans la lignée des nombreux scandales en lien avec les activités des Pussy Riot. Dans la mesure où Maria Alehina et Nadezhda Tolokonnikova sont en prison, leur influence sur le cours des événements à venir demeure très limitée.

Daria Trosnikova, Alexandre Tchernih — Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://kommersant.ru/doc/2072388

Les Pussy Riot nominées pour le Prix Sakharov du Parlement européen

14 Sep

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Les Pussy Riot ont été nominées par l’eurodéputé allemand Werner Schulz (Verts/ALE) soutenu par 45 autres membres du Parlement. Les candidats au prix Sakharov peuvent être nominés soit par un groupe politique, soit par un minimum de 40 eurodéputés.

Trois membres de ce groupe punk, Nadezhda Tolokonnikova (22 ans), Maria Aliokhina (24 ans) et Ekaterina Samoutsevitch (30 ans) ont été condamnées le 17 août dernierpour vandalisme motivé par la haine religieuse après avoir chanté une chanson punk dans la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou. Lors de leur performance, les punkettes ont appelé la Vierge Marie à mettre Vladimir Poutine, le président russe, à la porte du pays. Le verdict a suscité l’indignation et a été condamné par l’Union européenne et les Etats-Unis.

Les Pussy Riot ont été soutenues par des dizaines de musiciens célèbres, dont Paul McCartney, Madonna, les Red Hot Chili Peppers, Björk, Bryan Adams, Sting et Yoko Ono, entre autres.

Autres nominés

Ales Bialiatski, un militant biélorusse de l’opposition actuellement en prison, Joseph Francis, un militant qui assiste les victimes de la loi pakistanaise sur le blasphème, trois représentants de l’opposition emprisonnés au Rwanda et deux intellectuels iraniens ont eux aussi été nominés par les eurodéputés pour le prix Sakharov que décerne chaque année le Parlement pour honorer des individus qui lutte contre l’intolérance, le fanatisme et l’oppression.

Les groupes politiques et les eurodéputés qui ont choisi les candidats devront en faire la présentation le 25 septembre prochain à Bruxelles. La cérémonie de remise du prix se tiendra à Strasbourg aux alentours du 10 décembre, le jour où la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations unies a été signée en 1948.

Parmi les nominés, le favori semble être Ales Bialiatski, un défenseur de la liberté et des droits de l’Homme mis derrière les barreaux par le régime biélorusse. Il a été choisi par l’eurodéputé polonais Jacek Saryusz-Wolski (Parti populaire européen) qui a rassemblé les signatures de 82 autres membres de l’assemblée. Le Parlement européen a déjà exprimé son soutien à M. Bialiatski dans une résolution du 15 septembre 2011. M. Bialiatski a également été nominé pour le prix Nobel de la paix.

M. Francis, le fondateur et directeur de l’organisation CLAAS (Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement) qui défend les victimes de la loi pakistanaise contre le blasphème, a été nominé par le groupe des Conservateurs et Réformistes européens. Les accusations de blasphème donnent souvent lieu à des harcèlements, des menaces et des agressions. Plusieurs grands acteurs de la scène politique ont été assassinés pour leur opposition à cette loi.

Les trois représentants rwandais de l’opposition, qui ont tenté de mettre un terme aux scènes de violence en promouvant le dialogue et la réconciliation, ont été nominés par les eurodéputés espagnols Willy Meyer (Groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique), Rosa Estaràs (PPE), María Muñiz (Socialistes et Démocrates), Ana Miranda (Verts/ALE) et 37 autres eurodéputés. Les trois militants sont Victoire Ingabire Umuhoza, Déogratias Mushayidi et Bernard Ntaganda.

L’un des Iraniens nominés est Nasrin Sotoudeh, une avocate qui plaide en faveur des droits de l’Homme et qui représente des militants de l’opposition et des acteurs de la scène politique emprisonnés suite aux élections présidentielles contestées de juin 2009, ainsi que de jeunes délinquants qui risquent la peine de mort. Elle a été arrêtée en septembre 2010 pour propagande et conspiration mettant en péril la sécurité de l’Etat. Elle a été emprisonnée et placée en isolement.

L’autre nominé iranien est Jafar Panahi, un réalisateur, scénariste et monteur. Il a rencontré le succès à l’international en 1995 avec son premier long métrage, « Le Ballon blanc », qui a remporté la Caméra d’or lors du Festival de Cannes la même année.

Ils ont été nominés par l’eurodéputé espagnol José Ignacio Salafranca (PPE), l’eurodéputé allemand Elmar Brok (PPE) et 11 autres membres du Parlement.

Article traduit de l’anglais par Amandine Gillet

Lien vers l’article sur EurActiv : http://www.euractiv.com/fr/europe-est/les-pussy-riot-nominees-pour-le-news-514790

La militante Tatiana Romanova reçoit une amende pour avoir manifesté en soutien aux Pussy Riot

23 Août

La justice de paix du district de Khamovniki a entendu la militante Tatiana Romanova Novokchtchenova qui s’est présentée avec la même écharpe que celle qu’elle portait lorsqu’elle s’est perchée sur un réverbère aux abords de l’ambassade de Turquie le 17 août dernier. Le jour de l’annonce de la condamnation des trois membres du groupe Pussy Riot, Tatiana a fait sensation : la jeune fille s’est perchée sur un réverbère, elle a enfilé une cagoule et brandi une pancarte sur laquelle était inscrit « Honte à la Russie » avec les encouragements de la foule qui scandait « Libérez les Pussy Riot ». Lorsque les policiers ont tenté de la faire descendre, elle a franchi la barrière et est entrée sur le territoire de l’ambassade de Turquie. Les forces de police l’y ont donc suivie. L’ambassadeur a pris parti pour la demoiselle : il a éconduit les policiers et a proposé à Tatiana de sortir discrètement de la cour en se mêlant à la foule. La police n’a toutefois pas manqué de l’intercepter dès sa sortie et de l’arrêter en vertu de l’alinéa 1 de l’article 19.3 du Code d’infractions administratives de la Fédération de Russie qui porte sur la désobéissance aux forces de l’ordre.

Au tribunal, les policiers qui avaient arrêté Tatiana ont fait profil bas et se sont mis à rougir lorsqu’il leur a été demandé de s’expliquer quant à leur intervention sur le territoire de l’ambassade. Dans les rapports qui ont été lus lors de l’audience, il est indiqué que Tatiana est tombée de la barrière et a « entraîné » dans sa chute les policiers sur le territoire de l’ambassade.

Le tribunal a diffusé une vidéo pour montrer que les policiers n’avaient pas donné à la jeune fille d’ordres impossibles à suivre. En raison du bruit émanant de la foule, impossible toutefois d’entendre ce que les policiers ont demandé à la militante.

Verdict du tribunal : une amende de 500 roubles.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.novayagazeta.ru/news/59105.html

FEMEN menace de s’attaquer aux bâtiments orthodoxes en Russie

20 Août

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Les membres du mouvement ukrainien FEMEN, des militantes qui ont récemment scié une croix à Kiev, ont annoncé qu’elles prévoyaient de s’attaquer à l’architecture orthodoxe en Russie. Cette information a été publiée sur le site de l’organisation.

Elles ne sont toutefois pas entrées dans les détails (date, transport, etc.). Leur communiqué se termine par « scions des croix ! ».

C’est le 17 août dernier que les jeunes femmes de FEMEN ont scié une croix à Kiev. Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait d’une croix érigée en soutien aux victimes de la répression politique en 2004.

Les autorités ukrainiennes n’ont pas tardé à décider de poursuivre les jeunes femmes pour « hooliganisme ».

Les membres de cette organisation féministe ont expliqué avoir scié cette croix en soutien aux membres du groupe punk russe Pussy Riot, jugées pour avoir chanté dans la Cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. Le 17 août dernier, les trois femmes ont été condamnées à deux ans de prison pour hooliganisme.

Sur son site Internet, FEMEN a décrit son action comme une oeuvre « trash-religieuse » du groupe Krestopoval (dont les membres font partie de l’organisation). Les annonces concernant le voyage prévu en Russie ont également été faites au nom de ce groupe.

Alexandra Chevtchenko, la porte-parole de FEMEN, a tenu à s’expliquer sur leur action lors d’une interview accordée à Evroradio. « En tant qu’organisation, nous sommes profondément athées. Nous n’en avons donc rien à foutre des sentiments des croyants », a-t-elle déclaré. « Ce qui compte, c’est de ne pas offusquer les athées », a-t-elle ajouté.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://lenta.ru/news/2012/08/20/femen/

Condamnation des Pussy Riot : la Russie sous le feu des critiques

20 Août

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Les trois jeunes femmes, Nadezhda Tolokonnikova (22 ans), Maria Aliokhina (24 ans) et Ekaterina Samoutsevitch (30 ans) ont été condamnées vendredi (17 août) pour « hooliganisme » motivé par la haine religieuse après avoir chanté une chanson punk dans la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou. Lors de leur performance, les punkettes ont appelé la Vierge Marie à mettre Vladimir Poutine, le président russe, à la porte du pays.

En Bulgarie, le monument de l’armée soviétique a arboré un nouveau look vendredi : les sculptures des soldats russes se sont vu affubler de cagoules colorées, le signe distinctif adopté par le groupe punk. A Bruxelles, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant la mission russe auprès de l’UE, mais ils ont dû s’éloigner du bâtiment pour rejoindre le trottoir en face de l’ambassade américaine.

Catherine Ashton, la haute responsable de l’Union européenne pour les affaires étrangères, a expliqué que la condamnation à deux ans de prison des trois femmes était « disproportionnée » par rapport au crime commis, un signe d’intimidation des militants de l’opposition dans le pays.

« Etant donné les signalements de mauvais traitements lors de la détention provisoire et les accusations d’irrégularités lors du procès, il [le verdict] remet en question le respect par la Russie de ses obligations internationales en matière de procédure judiciaire équitable, transparente et indépendante », a déclaré Mme Ashton.

« Cette affaire s’ajoute aux actes toujours plus nombreux d’intimidation politique et aux poursuites déjà entamées contre des militants de l’opposition en Fédération de Russie, une tendance qui inquiète de plus en plus l’Union européenne », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

La commissaire aux affaires intérieures, Cecilia Malmström, a écrit sur son profil Twitter : « Je suis très triste d’apprendre la condamnation des Pussy Riot. C’est totalement disproportionné ! »

A Washington, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a été cité parReuters :  « Même si nous comprenons que le comportement du groupe a froissé certaines personnes, nous nous inquiétons sérieusement quant à la manière dont ces jeunes femmes ont été traitées par le système judiciaire russe. »

L’affaire des Pussy Riot, considérée comme un test sur la tolérance de M. Poutine vis-à-vis de ses opposants, ne fait qu’alimenter des tensions déjà vives dans les relations entre Moscou et les pays européens depuis leurs différends sur la façon de gérer la crise syrienne.

Des musiciens outrés

Les Pussy Riot ont été soutenues par des dizaines de musiciens célèbres, dont Paul McCartney, Madonna, les Red Hot Chili Peppers, Björk, Bryan Adams, Sting et Yoko Ono, entre autres.

Bryan Adams a écrit sur son compte Twitter : « Scandaleux […] Des chanteuses russes en prison pour s’être exprimées librement ? »

L’acteur du Seigneur des Anneaux, Elijah Wood, a quant à lui tweeté : « C’est une honte de voir que les Pussy Riot ont été condamnées, mais je ne suis pas surpris. »

En Russie, la société apparaît divisée sur la question. Des centaines d’intellectuels ont manifesté contre le verdict qui a été prononcé. L’ancien champion du monde d’échecs, Gary Kasparov, a même été placé en détention et aurait été battu pour avoir participé à une manifestation devant le tribunal.

Beaucoup de Russes considèrent toutefois cette condamnation comme un châtiment mérité pour avoir profané un endroit sacré et porté atteinte aux valeurs culturelles russes.

Article traduit de l’anglais par Amandine Gillet

Lien vers l’article sur EurActiv.com : http://www.euractiv.com/fr/europe-est/vladimir-poutine-montre-du-doigt-news-514344

Les autorités américaines craignent pour la sécurité de Madonna à Saint Pétersbourg

9 Août

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L’ambassade des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg a fait part de ses inquiétudes en amont du concert de Madonna, la star de la pop. Les Américains ont exhorté les spectateurs et la chanteuse à se montrer vigilants, dans la mesure où ils craignent des problèmes avant et pendant le concert, a fait savoir Detroit Free Press.

Les actions de protestation contre le concert de Madonna aujourd’hui ont commencé dès la semaine dernière. La chanteuse aurait prévu de s’exprimer en faveur des droits des minorités sexuelles et selon plusieurs Pétersbourgeois, il pourrait s’agir d’une infraction à la loi contre la propagande homosexuelle.

« Le Consulat général des Etats-Unis a reçu des informations sur des menaces de violence physique contre les spectateurs et les artistes lors du concert du 9 août à Saint-Pétersbourg. Les autorités russes nous ont assuré qu’elles avaient pris toutes les mesures nécessaires, mais nous conseillons aux citoyens américains qui comptent participer à ce concert de rester vigilants », a déclaré l’ambassade américaine dans un communiqué.

Malgré les craintes des diplomates américains, le concert de la diva à Moscou mardi dans le complexe olympique s’est déroulé sans encombre. Devant son public moscovite, Madonna s’est exprimée en faveur de la libération des trois membres du groupe punk Pussy Riot, ainsi que de la liberté d’expression et de l’égalité.

« Nous sommes chrétiens, musulmans, juifs, toutes les confessions sont réunies ici. Il est important de rappeler que nous sommes une famille. Nous sommes ensemble. Gays ou hétéros, nous sommes tous des êtres humains. C’est la seule vérité qui a du sens », a déclaré la chanteuse.

Maxime Dinkevitch – Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.vesti.ru/doc.html?id=874180&874180

Traduction des paroles de la chanson « кисья ересь » de БАРТО

8 Août

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Voici la traduction (j’ai fait de mon mieux….) des paroles de la chanson de Barto (БАРТО) : « кисья ересь » (ou les « chattes de l’hérésie »).

Il s’agit d’une chanson de l’opposition en soutien au groupe punk Pussy Riot dont trois membres sont actuellement jugées à Moscou.

Lien vers le clip : http://www.youtube.com/watch?v=oyMMqUzRa1A

Paroles en russe :

чёрная ряса золотые погоны
все прихожане ползут на поклоны
чтобы святейшего не оскорбить
женщинам нужно рожать и любить

глава кгб мой главный святой

всех недовольных пора под конвой
чтобы святейшего не оскорбить
женщинам нужно рожать и любить

срань
срань
срань господня
срань

к москве приближается старец варнава
другая война, war another
свет его виден издалека
взгляд мечет молнии в руке клюка
клюка-телескоп достаёт до афона
с функцией духовного микрофона
благодаря этой чудо-клюке
молитвы аукнутся аж на колыме
старец варнава спасался раньше

в келье на личном техасском ранчо
держался на щах и мочёной репе
возглавлял отдел православия в госдепе
чп в москве поломало все планы
срочный чартер через канары
в оптину пустунь а там уж пешком
крыть кисью ересь тугим словцом
варнава гремит на церковно славянском
анафемы так и летят из-под рясы
пусси райот хула основ

жечь на костре если хватит дров
апокалипсис распоясались бляди
кисья ересь чего это ради
кисья ересь за грехи наши
дай-ка им путин трёшечку возле параши

богородица дево
кесаря прогони
богородица дево
кесаря прогони

кисья ересь
кисья ересь

срань господня

Traduction en français :

Une soutane noire, des pattes dorées

Tous les paroissiens rampent

Pour ne pas offenser sa sainteté

Les femmes doivent enfanter et aimer

Le chef du KGB est mon principal saint

Tous ceux qui ne sont pas satisfaits de notre époque sont sous escorte

Pour ne pas offenser sa sainteté

Les femmes doivent enfanter et aimer

Horreur

Horreur

Horreur dominicale

Horreur

Le vieillard Barnabé approche de Moscou

Une autre guerre, war another

Son aura se voit de loin

Son regard jette des éclairs, il a un bâton dans la main

Son bâton va jusqu’au mont Athos

Il a un transmetteur spirituel

Grâce à son super bâton

Il crie ses prières sur la Kolyma

Le vieillard Barnabé s’en est déjà tiré par le passé

Dans sa cellule aux allures de ranch texan

Il a tenu grâce à du chtchi et à des navets

Il a dirigé les croyants orthodoxes

A Moscou, tous ses plans se sont écroulés

Un charter vers les Canaries

Au monastère d’Optina, on peut même y aller à pied

Maudire les chattes de l’hérésie

Barnabé gronde les Slaves religieux

Des anathèmes sortent de sa soutane

Les Pussy Riot ont encore bravé les principes

Il faut les brûler sur le bûcher s’il y a assez de bois

Les putains ont dépassé les bornes

Les chattes de l’hérésie se réjouissent

Elles se réjouissent de nos péchés

Elles ont foutu Poutine dans la merde

Sainte Marie

Chasse notreCésar

Sainte Marie

Chasse notre César

Les chattes de l’hérésie

Les chattes de l’hérésie

Horreur dominicale

Le gardien de la cathédrale n’a pas pu travailler pendant deux mois après l’action des Pussy Riot

31 Juil

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Le procès des membres du groupe punk Pussy Riot se poursuit au tribunal Khamovnichesky de Moscou. Nadezhda Tolokonnikova, Maria Alehina et Ekaterina Samoutsevitch sont accusées de houliganisme dans la cathédrale du Christ-Sauveur de la capitale. En ce moment, ce sont les victimes qui sont écoutées. L’une d’entre elles, le gardien de la cathédrale, Sergueï Beloglazov, a déclaré qu’en raison de la performance des jeunes filles, il n’avait pu se rendre à son travail pendant deux mois. Il n’a toutefois pas souhaité blâmer les punkettes.

« En dix ans, je n’ai jamais rien vu de tel dans la cathédrale. J’ai été stupéfait », a expliqué M. Beloglazov au tribunal. Il a raconté qu’il avait accouru aux cris des employés et qu’il avait tenté de faire sortir les jeunes filles. Selon lui, il s’agit d’une action offensante qui a découragé les fidèles de la cathédrale. « A cause de cela, je n’ai pas pu aller travailler pendant deux mois », a-t-il affirmé.

Il a toutefois tenu à préciser qu’il ne blâmait pas les membres du groupe Pussy Riot. « En tant que croyant, je suis prêt à leur accorder mon pardon, je ne leur en veux pas. Je pense qu’elles ne savaient pas ce qu’elles faisaient », a expliqué M. Beloglazov. Il a affirmé que son but n’était pas que leur punition soit des plus sévères. Il a laissé à la Cour le soin de déterminer la peine qu’elle jugerait opportune. Il a en outre renoncé à demander un dédommagement matériel, a rapporté Interfax.

Selon les conclusions de l’enquête, les jeunes filles ont mené cette action par haine de la religion et de la communauté que représentent les croyants orthodoxes. Le Code pénal russe prévoit une peine maximale de sept ans de prison pour ce type d’actes.

Les inculpées ne sont toutefois pas d’accord avec la description de leurs actes. Elles martèlent que les motivations de leur action étaient uniquement politiques et qu’elles n’éprouvent aucune haine pour la religion. Les punkettes se sont par ailleurs excusées et ont reconnu que leur action avait pu froisser la sensibilité des croyants. « Notre refus de plaider coupable [pour houliganisme] ne signifie pas que nous ne sommes pas prêtes à nous expliquer et que nous ne reconnaissons pas notre erreur. Notre erreur a été de jouer ce genre de musique dans une cathédrale et si quelqu’un s’en est trouvé offusqué, je suis prête à reconnaître que nous avons commis une faute éthique », a déclaré Mme Tolokonnikova au nom des autres membres du groupe. Elle a ajouté que l’erreur de son groupe était d’ordre moral et non pénal.

Fin février 2012, cinq jeunes filles affublées de déguisements et de masques sont entrées dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou pour y donner un concert clandestin qu’elles ont elles-mêmes qualifié de « punk religieux ». Leur action s’est résumée à des danses et des chansons plutôt énergiques dans lesquelles elles ont insulté le patriarche Kirill et le candidat à la présidentielle d’alors, Vladimir Poutine. Lorsque la sécurité de la cathédrale a tenté de mettre la main sur les jeunes filles, celles-ci ont tenté de fuir. Par la suite, les Pussy Riot ont reconnu être les auteurs de cette action.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’original : http://www.vesti.ru/doc.html?id=863087&863087

Les Pussy Riot se sont excusées auprès des croyants

31 Juil

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Les membres du groupe punk Pussy Riot ont refusé de plaider coupables pour des faits de houliganisme dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, mais elles ont tenu à s’excuser auprès des croyants orthodoxes. Leur intention n’était pas de les offusquer, a rapporté l’agence d’information des tribunaux russes.
Le procureur a émis la possibilité d’interrompre la retransmission en direct du procès. L’avocate des jeunes filles, Violetta Volkova, a donc décidé de lire le discours qu’elles avaient prévu avant la lecture de l’acte de mise en accusation, tant que la retransmission sur Internet était toujours de vigueur.

Les trois femmes ont affirmé que leurs actes ne tombaient pas sous l’acte 213 du Code pénal (houliganisme) et qu’une amende administrative serait la peine maximale qui devrait leur être infligée.

Nadezhda Tolokonnikova a souligné que ses actes ne revêtaient qu’une signification politique et artistique et ne visaient pas à blesser les croyants. « Nous avons commis une faute éthique en faisant une prestation punk dans une cathédrale. Mais nous ne pensions pas que cela constituerait un outrage », peut-on lire dans le discours de Mme Tolokonnikova.

Elle a souligné que le groupe existait depuis 2011 et que leurs concerts avaient toujours été empreints d’humour et d’ironie. Les jeunes femmes n’avaient aucunement l’intention de froisser la population.

Pour rappel, fin février, cinq femmes masquées se sont rendues dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, ont grimpé sur l’autel, ce qui est interdit, et ont chanté des chansons punk. La vidéo de leur prestation a été diffusée sur Internet et a fait le tour du monde.

Trois auteurs présumées des faits, Nadezhda Tolokonnikova, Maria Alehina et Ekaterina Samoutsevitch, ont été arrêtées. Elles sont accusées de houliganisme et risquent jusqu’à sept ans de prison.

Selon le procureur, les membres du groupe Pussy Riot « ont porté atteinte aux valeurs du culte chrétien », « se sont attaquées au caractère sacré de l’Eglise » et « ont blasphémé l’Eglise orthodoxe russe ». Les jeunes femmes et leurs complices ont entonné des chansons « aux paroles choquantes et blasphématoires pour les orthodoxes », a martelé le procureur général.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kommersant.ru/news/1991611

La police renforce la sécurité en vue de l’audition des Pussy Riot

4 Juil

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La police a renforcé les mesures de sécurité aux abords du tribunal Tagansky de Moscou, où sera organisée l’audition des membres du groupe Pussy Riot. Les jeunes femmes sont accusées de houliganisme dans la cathédrale du Christ-Sauveur de la capitale russe. Aujourd’hui, le tribunal examinera une requête introduite par les avocats du groupe. Ils affirment en effet ne pas avoir disposé de suffisamment de temps pour étudier le dossier.

Aujourd’hui, aux alentours du bâtiment du tribunal, des représentants des services judiciaires fédéraux, plus de dix policiers et quelques véhicules de police sont en poste. Les voitures stationnées aux abords du tribunal ont été évacuées.

Les membres du groupe Pussy Riot sont donc accusées de houliganisme. Pour rappel, selon la version des enquêteurs, le 21 février dernier, cinq jeunes femmes masquées se sont introduites dans la cathédrale du Christ-Sauveur et ont commencé à hurler des insultes à l’encontre des hommes d’Eglise et des croyants. Trois auteurs présumées des faits, Nadezhda Tolokonnikova, Maria Alehina et Ekaterina Samoutsevitch, ont été arrêtées conformément à l’article 213 du Code pénal russe et risquent jusqu’à sept ans de prison.

Une requête avait déjà été déposée précédemment auprès du tribunal de Tagansky afin qu’un délai soit accordé pour l’examen du dossier par la défense.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

500 roubles d’amende pour avoir exposé des icônes à l’effigie des Pussy Riot

11 Juin

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La Justice de Paix de la région de Zheleznodorozhni à Novossibirsk a condamné l’artiste Artiom Loskoutov, connu comme l’organisateur des manifestations du mouvement « Monstratsia », à une amende pour outrage aux valeurs religieuses. Selon le parquet, il aurait placé dans des panneaux lumineux des portraits des membres du groupe punk Pussy Riot ressemblant à des icônes orthodoxes. M. Loskoutov, qui a déclaré que ses empreintes retrouvées sur ces panneaux publicitaires n’avaient pas la forme d’une main humaine, a dû payer une amende de 500 roubles.

Selon le parquet de Novossibirsk, le Code administratif de la Fédération de Russie prévoit une amende pouvant aller jusqu’à 1000 roubles pour les infractions à la législation sur la liberté de conscience, la liberté des cultes et les croyances religieuses. Comme le démontrent les preuves rassemblées par le procureur, le 11 mars dernier, trois panneaux publicitaires lumineux ont été installés dans les rues du centre de Novossibirsk avec des portraits des membres du groupe punk Pussy Riot représentées comme des icônes orthodoxes. Un de ces panneaux montrait une femme en manteau rouge et pèlerine violette portant un bébé avec l’inscription СВБД ПСРТ (qui signifie « liberté aux Pussy Riot »). Pour rappel, trois membres du groupe Pussy Riot ont été arrêtées et risquent jusqu’à sept ans de prison pour avoir fait irruption dans l’église du Saint Sauveur de Moscou. Les panneaux publicitaires ont été enlevés, mais ils ont eu le temps de susciter l’indignation de la communauté orthodoxe, ce qui a mené à une enquête. Les empreintes de l’artiste Artiom Loskoutov ont été retrouvées sur les panneaux et des photos de son oeuvre ont été publiées sur son blog.

Une oeuvre qui ne plait pas aux croyantsL’un des panneaux a particulièrement mis les croyants en rogne : celui représentant la crucifixion d’un des membres du groupe Pussy Riot…

M. Loskoutov a affirmé ne pas être responsable de l’exposition de ces portraits et que les empreintes relevées n’avaient « pas la forme d’une main humaine ». L’artiste a toutefois reconnu au tribunal qu’il était l’auteur des portraits des membres du groupe. Le tribunal l’a donc condamné à une amende de 500 roubles. Les organisations orthodoxes ont réclamé que M. Loskoutov soit accusé de houliganisme, mais le procureur ne les a pas suivis sur cette voie.

Alexandre Boronov, article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.kommersant.ru/doc/1955506

Les Pussy Riot, des prisonnières d’opinion

14 Avr

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L’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International a qualifié de prisonnières d’opinion les membres du groupe punk Pussy Riot qui ont été incarcérées suite à l’action « Notre Mère, mettez Poutine dehors » dans la Cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. Les militants des droits de l’Homme réclame la « libération immédiate et sans condition » des activistes du groupes qui ont été arrêtées.

Amnesty International réclame sur son site Internet la libération immédiate de Nadejda Tolokonnikova, de Maria Alekhina et d’Ekaterina Samoussevitch, toutes trois membres du groupe punk Pussy Riot.  Selon les militants d’Amnesty, lors de cette action dans la Cathédrale du Christ-Sauveur, les Pussy Riot « ont critiqué le dévouement et le soutien témoignés par certains représentants de l’Eglise orthodoxe au premier ministre, Vladimir Poutine ». « Même si les trois femmes arrêtées avaient pris part à cette action de protestation, la sévérité avec laquelle les autorités russes ont réagi – en procédant à des arrestations se fondant sur l’accusation grave de houliganisme – constituerait une réponse injuste à l’expression pacifique – bien que choquante pour beaucoup – de leurs convictions politiques. Elles seraient alors considérées comme des prisonnières d’opinion », a déclaré Amnesty International dans un communiqué.

« L’église n’est pas l’endroit idéal pour exprimer des revendications politiques »L’archevêque estonien, Andres Põder, n’est manifestement pas un grand fan des Pussy Riot…

Pour rappel, le 21 février dernier, cinq jeunes femmes masquées ont envahi l’ambon de la Cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, dans laquelle il était interdit d’entrer, pour y donner un concert improvisé en scandant :  « Notre Mère, Sainte Marie, mettez Poutine dehors ». Leur action a duré moins d’une minute. Le 2 mars, les forces de police ont ouvert une enquête criminelle pour houliganisme. L’article de loi concerné prévoit jusqu’à sept ans de prison pour ce type de délit. Le 4 mars,  Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina ont été arrêtées pour être présentées devant le tribunal de Taganski le lendemain. Le 16 mars, ce fut au tour d’Ekaterina Samoussevitch, elle aussi membre du groupe, d’être arrêtée. L’action des Pussy Riot a suscité l’intérêt du public et a mené à une polarisation de l’opinion dans la société et dans les milieux orthodoxes. Le chef de l’Eglise orthodoxe de Russie et une bonne partie des croyants exigent que les trois féministes soient punies.  Le Patriarche de Moscou et de toute la Russie, Kirill, a qualifié leur action de persiflage et toute tentative de les défendre d’inadmissible. Quelques membres de la communauté orthodoxe ont toutefois demandé que le pardon soit accordé aux trois jeunes filles. Le Conseil interreligieux russe, qui rassemble les organismes orthodoxes, musulmans, bouddhistes et juifs, souhaite quant à lui que les Pussy Riot s’excusent publiquement, mais les membres du groupe s’y refusent. Les avocats du groupe punk ont décidé de porter le dossier de leurs clientes devant la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg.

D’après Amnesty International « même si l’action en question a été orchestrée pour choquer et s’il était entendu qu’elle risquait d’offenser, les militantes ont quitté la cathédrale quand cela leur a été demandé et n’ont causé aucune dégradation ».  Lioudmila Alekseeva, fondatrice du Groupe Moscou-Helsinki, a exprimé son soutien aux membres des Pussy Riot. Elle a affirmé qu’Amnesty International n’aurait pas porté autant d’attention à ce groupe punk « si on ne les avait pas considérées comme des ennemies publiques ». « C’est une affaire politique », a-t-elle martelé.

Alexandre Boronov, traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://kommersant.ru/doc/1908137?isSearch=True

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