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Communiqué de presse du mouvement FEMEN suite à l’action menée à Bruxelles

21 Déc

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« La fin du monde tant attendue vient de se dérouler à Bruxelles ! Les sextrémistes de FEMEN ont participé à une tentative audacieuse de faire capoter le sommet Russie-UE. L’objectif de l’action de FEMEN est de chasser de la capitale de l’Union européenne le nain apocalyptique qu’est Poutine et de prévenir l’UE des conséquences catastrophiques pour la démocratie qui découleront des contacts entretenus avec les avortons du Kremlin. Le torse des sextrémistes portait les inscriptions suivantes : « L’apocalypse, c’est Poutine ! », « Poutine : eurocollapse ! », « Apocalypse de la démocratie ! » ou encore « Pacte avec le diable ». FEMEN demande aux dirigeants de l’Union européenne de cesser sans délai tout contact politique, économique et culturel avec les représentants de la dictature aux mains de Gazprom et du Kremlin. FEMEN avertit les dirigeants européens que la dépendance au gaz ne mènera qu’à l’effondrement économique de l’Europe, que la suppression des visas pour les Russes fait courir le risque à l’Europe d’un Armageddon culturel, et que l’adulation politique de Poutine menace l’union douanière. »

Le Parlement ukrainien abandonne son projet de loi sur la diffamation, du moins pour l’instant

3 Oct

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Hier (2 octobre), le parlement ukrainien a abandonné un projet de loi qui aurait fait de la diffamation un crime puni d’une peine d’emprisonnement, un texte que l’opposition et les médias craignaient de voir utilisé à des fins de censure en amont des élections législatives du 28 octobre prochain.

Les députés du Parti des régions du président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, ainsi que leurs alliés, qui ont la majorité au parlement, se sont empressés d’adopter ce projet de loi en première lecture le 18 septembre dernier. Il prévoyait une peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Cependant, la semaine dernière, M. Ianoukovitch a critiqué le moment choisi pour cette proposition dans le contexte de l’Assemblée générale de l’ONU, ce qui a forcé les députés du Parti des régions qui avaient soumis ce texte à le retirer des discussions parlementaires.

M. Ianoukovitch s’est exprimé contre ce projet de loi après que des journalistes ont manifesté contre son adoption et que l’opposition l’a transformé en enjeu électoral.

Le parlement a voté en faveur du retrait du texte de l’agenda, mais l’opposition craint qu’il ne refasse surface plus tard.

« Ils feront tout pour y revenir après l’élection d’un nouveau parlement », a affirmé Arseni Iatseniouk, le leader de l’union de l’Opposition unie qui comprend le parti Batkivchtchina (Patrie) de l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko, aujourd’hui en prison.

Cette loi aurait concerné toute personne, y compris des journalistes, qui aurait diffusé des « informations volontairement erronées » dénigrant une personne, portant atteinte à son honneur ou à sa réputation dans le monde des affaires.

Interdiction de faire la promotion de l’homosexualité

Lors de la même session, les députés ont adopté en première lecture un projet de loi visant à interdire la promotion de l’homosexualité.

Ce texte, dont l’adoption devra être confirmée en seconde lecture, ne définit pas clairement la notion de « promotion de l’homosexualité », mais précise qu’il s’agit d’une menace à la sécurité nationale.

Si cette loi est promulguée, et donc signée par M. Ianoukovitch, le Code pénal ukrainien serait amendé pour condamner toute personne reconnue coupable d’avoir importé, produit ou diffusé des « éléments promouvant l’homosexualité ». La peine prévue pourrait aller jusqu’à cinq ans de prison.

L’homosexualité est légale en Ukraine depuis la chute de l’Union soviétique en 1991.

En 2011, un sondage réalisé par le Gorshenin Institute, un groupe de réflexion local, a toutefois révélé que 78 % des Ukrainiens avaient un avis négatif sur l’homosexualité, ce qui pourrait faire de ce projet de loi un outil utile pour la campagne électorale.

EurActiv.com avec Reuters – traduit de l’anglais par Amandine Gillet
 

FEMEN menace de s’attaquer aux bâtiments orthodoxes en Russie

20 Août

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Les membres du mouvement ukrainien FEMEN, des militantes qui ont récemment scié une croix à Kiev, ont annoncé qu’elles prévoyaient de s’attaquer à l’architecture orthodoxe en Russie. Cette information a été publiée sur le site de l’organisation.

Elles ne sont toutefois pas entrées dans les détails (date, transport, etc.). Leur communiqué se termine par « scions des croix ! ».

C’est le 17 août dernier que les jeunes femmes de FEMEN ont scié une croix à Kiev. Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait d’une croix érigée en soutien aux victimes de la répression politique en 2004.

Les autorités ukrainiennes n’ont pas tardé à décider de poursuivre les jeunes femmes pour « hooliganisme ».

Les membres de cette organisation féministe ont expliqué avoir scié cette croix en soutien aux membres du groupe punk russe Pussy Riot, jugées pour avoir chanté dans la Cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. Le 17 août dernier, les trois femmes ont été condamnées à deux ans de prison pour hooliganisme.

Sur son site Internet, FEMEN a décrit son action comme une oeuvre « trash-religieuse » du groupe Krestopoval (dont les membres font partie de l’organisation). Les annonces concernant le voyage prévu en Russie ont également été faites au nom de ce groupe.

Alexandra Chevtchenko, la porte-parole de FEMEN, a tenu à s’expliquer sur leur action lors d’une interview accordée à Evroradio. « En tant qu’organisation, nous sommes profondément athées. Nous n’en avons donc rien à foutre des sentiments des croyants », a-t-elle déclaré. « Ce qui compte, c’est de ne pas offusquer les athées », a-t-elle ajouté.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://lenta.ru/news/2012/08/20/femen/

La Russie tente d’enrayer une épidémie de peste porcine africaine

2 Août

La semaine prochaine, les dirigeants des départements vétérinaires russes, ukrainiens et biélorusses pourraient se réunir à Kiev pour discuter d’une action commune visant à lutter contre la propagation de la peste porcine africaine. C’est ce qu’a annoncé le dirigeant du Service fédéral de la surveillance vétérinaire et phytosanitaire de Russie (SFSVP), Sergueï Dankvert.

Par mesure de sécurité, les spécialistes prévoient d’interdire le transport de produits végétaux et animaux dans les bagages des passagers qui voyagent entre ces deux pays.

A partir d’aujourd’hui, le 2 août, le SFSVP cessera de délivrer des certificats pour l’expédition de bétail en Russie à partir de Zaporijia, la ville ukrainienne où a été découvert un foyer de peste porcine africaine. Les routes qui passent par cette agglomération ont déjà été fermées et les automobilistes doivent donc la contourner. Bien que le foyer de la maladie n’ait pas encore été déterminé avec certitude, les vétérinaires ukrainiens n’excluent pas que le virus puisse avoir été amené de Russie dans des produits alimentaires d’origine animale. « Dans la mesure où il est permis de transporter jusqu’à cinq kilos de vivres dans les bagages à main entre nos deux pays, tout est possible », a confirmé le dirigeant du SFSVP, Sergueï Dankvert. Jusqu’à présent, selon les informations des différents départements, des cas de peste porcine africaine ont été détectés dans au moins dix régions de Russie. Le kraï de Krasnodar et l’oblast de Tver sont les zones les plus à risque.

Selon le SFSVP, les mesures prises pour lutter contre la maladie dans la région de Tver se sont avérées insuffisantes et inefficaces. C’est la raison pour laquelle la menace de contamination est plus vive à cet endroit.

Par ailleurs, l’inspecteur vétérinaire en chef de la République du Bélarus, Youri Pivovarchik, a interdit l’importation de viande de porc et d’aliments à base de porc en provenance des oblasts russes de Volgograd et de Tver. Les autorités du Bélarus ont également interdit l’importation sur leur territoire de cornes, de cuir et d’abats, de viande de sanglier, de soie de porc, d’aliments pour animaux, ainsi que de matériel d’emballage et de dépeçage du porc déjà utilisé. Les trophées de chasse sont également interdits.

Cette maladie ne présente pas de danger pour l’Homme, mais elle peut être fatale pour les élevages si elle n’est pas traitée. Le seul moyen d’éradiquer le virus est d’éliminer les cheptels de porcs dans un rayon de 20 kilomètres autour du foyer de la maladie. Il est également possible de venir à bout du virus grâce à la mise en place de quarantaines très strictes.

Lien vers l’article original : http://www.rg.ru/2012/08/02/chuma-site.html

Article traduit du russe par Amandine Gillet

La langue russe source de conflits en Ukraine

5 Juil

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La police a eu recours à des gaz lacrymogènes et a utilisé des matraques pour disperser des centaines de manifestants à Kiev hier (4 juillet). Le président du parlement ukrainien a déposé sa démission après avoir fait passer une loi qui renforcera le statut de la langue russe dans cette ancienne république soviétique.

Les manifestants, menés par les membres de l’opposition au parlement qui défendent le statut de la langue ukrainienne comme seule langue officielle, se sont rassemblés devant le bâtiment où le président, Viktor Ianoukovitch, devait s’exprimer lors d’une conférence de presse.

La chambre a approuvé ce projet de loi sur les langues mardi, quelques minutes après que cette proposition surprise a été soumise par un député pro-Ianoukovitch, ce qui n’a laissé que peu de temps aux opposants pour se retourner et a déclenché des échauffourées au parlement et dans les rues.

« Nous sommes des millions et ils ne peuvent pas prétendre que rien ne s’est passé », a déclaré Vitali Klitschko, le champion de boxe poids lourd qui a fondé son propre parti de l’opposition, Oudar (coup) et a pris part à la manifestation.

M. Ianoukovitch avait prévu de faire une déclaration pour couronner la fin du tournoi de football de l’Euro 2012, mais les manifestants l’ont exhorté à opposer son veto au projet de loi soumis par son propre Parti des régions dans la majorité.

M. Ianoukovitch a annulé la conférence de presse et convoqué en urgence les dirigeants des principaux partis, ainsi que le président du parlement, Vladimir Litvine, qui avait réclamé que le projet de loi soit amendé et a donc remis sa démission en raison de la manière dont le texte a été voté.

Le président a par la suite annoncé que l’Ukraine pourrait organiser des élections législatives anticipées si la crise à la chambre perdurait.

Sur son site Internet, le Parlement a fait savoir que Mykola Tomenko, vice-président de l’assemblée, avait lui aussi démissionné. M. Tomenko est membre du parti BYuT de l’ancienne première ministre, Ioulia Timochenko, actuellement en prison.

Tactique électorale

Ce projet de loi reconnaîtrait le russe comme une langue régionale dans les zones où une grande partie de la population a le russe comme langue maternelle, ce qui permettrait son utilisation dans les services publics.

Les opposants au texte affirment qu’il a été introduit par le parti de M. Ianoukovitch pour récupérer des électeurs russophones désenchantés en amont des élections législatives d’octobre.

Les partis de l’opposition et des millions d’ukrainophones considèrent ce projet de loi comme une menace potentielle pour la souveraineté ukrainienne et ses 20 ans d’indépendance depuis sa séparation de l’Union soviétique.

D’autres manifestations sont prévues dans le pays, a annoncé le parti Batkivshchyna. De nombreux manifestants sont d’ailleurs restés dans les rues du centre de Kiev jusque tard dans la nuit.

EurActiv avec Reuters – traduit de l’anglais par Amandine Gillet

L’Ukraine envisage d’organiser des élections législatives anticipées

4 Juil

Selon RIA Novosti, le président du pays, Viktor Ianoukovitch, n’exclurait pas cette possibilité. Selon lui, il ne serait pas exclu que la crise politique que vit le pays depuis l’introduction d’une nouvelle loi sur les langues puisse se régler ainsi. Les services de presse du chef du gouvernement ont fait savoir que c’était ce que M. Ianoukovitch avait déclaré au chef du parlement mercredi.

La veille, la Verkhovna Rada [le parlement ukrainien] avait approuvé un projet de loi qui tend à accroître l’influence de la langue russe dans le pays. Si ce texte est signé par le président ukrainien, le russe se verra octroyer le statut de langue régionale où elle est la langue maternelle d’au moins 10 % de la population. Treize régions ukrainiennes sur 27 seraient donc concernées. L’approbation du projet de loi par le parlement a déclenché de nombreuses protestations sur la scène politique. Le président et le vice-président de la Rada, Vladimir Litvin et Nicolaï Tomenko, ont d’ailleurs présenté leur démission.

Article traduit du russe par Amandine Gillet

Lien vers l’article original : http://www.rg.ru/2012/07/04/vibori-anons.html

La Russie s’inquiète du statut de la langue russe à l’étranger

6 Juin

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Les parlementaires ont examiné et décidé de tenir compte d’un projet de déclaration de la chambre sur la situation de la langue russe dans les pays où vivent des Russes.

« La garantie de pouvoir utiliser librement la langue russe dans les pays où vivent certains de nos compatriotes revêt une importance capitale sur le plan politique pour le développement du processus d’intégration, le renforcement de la position de la Russie dans l’économie mondiale, sur les scènes politique, culturelle et scientifique internationales, pour la diffusion du savoir, ainsi que l’amélioration du sentiment général envers la Fédération de Russie », peut-on lire dans ce projet de déclaration, cité par Interfax Ukraine.

« Concernant la célébration de la Journée de la langue russe, les députés de la Douma d’Etat ont exprimé leur inquiétude quant à la relation qu’entretient la population avec sa langue et son statut à l’étranger. Ils estiment qu’il est opportun d’attirer l’attention du gouvernement de la Fédération de Russie, des organes du pouvoir dans les sujets de la Fédération et de toute la société russe sur la nécessité d’appliquer à la lettre la législation sur la langue russe, de soutenir, protéger et diffuser la langue et de renforcer sa présence sur la scène mondiale », peut-on lire dans ce document.

Selon les auteurs du texte, « il est primordial que l’Etat et la société russe accordent la plus grande importance à leur langue ». « Sans estime de la langue russe, il ne peut y avoir d’estime de la Russie », martèlent-ils.

Selon ce document, « il est nécessaire de systématiquement prendre des mesures pour renforcer la présence du russe dans le monde, faciliter son enseignement, son utilisation pratique et dans les textes scientifiques, ainsi que la popularité des sciences, de la culture et de l’enseignement russes ».

Hier, le parlement ukrainien a adopté en première lecture un projet de loi sur « les principes de la politique linguistique nationale » qui reconnaît le russe comme une langue officielle. Deux cent trente-quatre députés ont voté en faveur de ce texte.

Lien vers l’article original : http://glavred.info/archive/2012/06/06/115032-13.html

Article traduit du russe par Amandine Gillet

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